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Les écrivains / adhérents

Guy Jimenes

Roman / Jeunesse / Théâtre
photo Guy Jimenes

Né à Oran en 1954, j'ai vécu en Algérie, jusqu'en juillet 1963. Je réside en région Centre où j'ai exercé à mi-temps le métier de bibliothécaire, de 1977 à 2001. Mon statut est celui d'auteur-indépendant. Je suis avant tout un auteur de livres pour la jeunesse.
C'est Isabelle Jan qui a publié mon premier roman en 1981 chez Nathan. Mes livres ont été et sont publiés chez Nathan, Bayard, Syros, L'école des loisirs, Rageot, Pocket, Oskar éditions... J'ai obtenu en 1992 le Prix du Roman pour la jeunesse du Ministère de la Jeunesse et des Sports, jury des adultes, sur manuscrit pour La Protestation.
J'ai aussi écrit ou co-écrit des pièces de théâtre, des adaptations de romans et de contes, des récits pour la presse, quelques nouvelles noires...

Les thèmes
– L'enfance confronté à la guerre (Espagne, Algérie, Seconde guerre mondiale) ; mémoire et histoire.
– Les sans papiers, l'exil.
– L'appartenance (l'individu confronté au groupe, le harcèlement scolaire,...).
– Humour et vie quotidienne, les sentiments, les relations enfants-adultes.

http://guyjimenes.net
Bibliographie

– Harcèlement, Oskar éditeur, 2011.
– Le Loup de porcelaine et autres contes de médiathèque, illustré par Florence Koenig, Oskar éditeur, 2011.
– Nôar le corbeau, livre CD Benjamins Média, illustré par Amélie Jackowski, 2011.
– La Protestation, Le Somnambule équivoque, 2009.
– J'ai vu pleurer un vieux Tsigane, Oskar éditions, 2009.
– Mort pour rien : 11 novembre 1918, Oskar éditions - 2008.
– Celui qui traverse, Les Fous de Bassan, théâtre - 2008
– Trop dans une seule journée, Oskar éditions - 2008.
– Mon cher papa, illustré par Marie-Noëlle Pichard, Oskar éditions, 2008
– La nuit des otages, Oskar éditions - 2008.
– L'Enfant de Guernica, Oskar éditions - 2007 - Poche 2010. Meilleur vote adulte au Prix des Incorruptibles 2008-2009 (classes de 3ème et seconde).
– Pense aux jours heureux, illustré par Karen Laborie, Oskar éditions - 2007.
– Le garçon invisible, illustré par Claire Delvaux, Rageot, coll. Arc-en-ciel, 2005.
– Orphée l'enchanteur, Nathan, collection Histoires noires de la mythologie -2004.
– Le Ciel déchiré, Italie hiver 1943-1944, Nathan, collection Roman de la mémoire - 2004.
– Le jeu du dictionnaire, L'école des loisirs, collection Neuf - 2000.
– Lace-moi les baskets, illustré par Christophe Besse, Rageot, collection Cascade - 1999 - Livre élu 2000, Académie du Doubs
– Vive les punitions ! illustré par Emmanuel Cerisier, Rageot, collection Cascade - 1996 - Prix littéraire des enfants de Montmorillon (1997).
– Signé James Collas, illustré par Marie-Thérèse Poux, L'école des loisirs,collection Mouche- 1990.
– T'es trop moche, Jim Caboche !, illustré par Benjamin Chaud, Nathan - 2007.

Extraits

Pardon ? Alice... ? C'est vrai, vous avez raison, je ne vous parle jamais d'elle... Non, elle ne donnait pas dans la scatologie, elle, avec ses yeux verts ! Et pourtant c'est une des filles les plus vulgaires que j'ai croisées dans ma scolarité...
(Harcèlement, Oskar éditeur, 2011)

Elle se moucha discrètement avant de proposer avec douceur au policier municipal :
- Là tout de suite, je suis morte. Mais revenez demain et je vous établirai une carte de lecteur.
(Migrateur, dans Le Loup de porcelaine et autres contes de médiathèque, Oskar éditeur - 2011)

Ma mère a été la première à avancer au bord de la tombe. La poignée de terre a frappé le cercueil avec un bruit mat. Machinalement, elle a effrité une particule de terre restée collée à sa paume. Elle était émue, sans être bouleversée. Digne. Bien consciente des nombreuses présences autour d'elle. En somme, un "bel enterrement"...
Pourquoi ne pas raconter ainsi ? Comme si j'avais été présent ce jour-là ? Et m'amuser, même, à laisser penser un instant qu'il s'agit de mon propre enterrement.
(La Protestation, Le Somnambule équivoque, 2010)

Du plus loin que je me souvenais, j'avais perçu cette odeur sur ses vêtements quand il rentrait le soir, et sur sa peau même quand j'embrassais sa joue. Aujourd'hui je m'étais mise sans le vouloir à en associer le souvenir aux années noires et mortifères. Cette odeur était celle du franquisme.
(L'enfant de Guernica, Oskar poche, 2010)

Lor. - Je sais ce que tu voudrais : que j’aille trouver mon père, que je me réconcilie avec lui... Il la bat toujours ?
T’a. - C’est aujourd’hui que tu t’en préoccupes ? Ça ne t’a pas empêché de partir, comme on se ferme les yeux, comme on se bouche les oreilles...
Lor. - Il me battait, moi aussi. Tu l’as oublié ?...
T’a. - Chez nous, les pères ont toujours frappé les fils. C’est dans l’ordre des choses.
Lor. - Alors vive le désordre !...
T’a. - Hé, je n’ai pas dit que j’approuve cette pratique ! Mais ne te crois pas unique, tout seul à en avoir bavé.
(Celui qui traverse, Les Fous de Bassan, théâtre - 2008)

Lieu de vie

Centre, 45 - Loiret

Types d'interventions
  • Rencontres publiques
  • Résidences
  • Débat/dialogue en milieu scolaire