Les écrivains / adhérents
Julien Blaine
PoésieJulien Blaine est né en 1942, à Rognac, au bord de l’Étang de Berre, flaque de mer jadis bleu-azur, aujourd’hui marron glacé et a grandi au bord de l’Arc jadis rivière aujourd’hui égout. Il vit à Ventabren et à Marseille et nomadise le plus possible.
(Dénommé aussi
Christian POiTEViN (patronyme) né en 1942
Turoldus 2 né en 1967
Géranonymo né en 1970
Jules VAN (l’artiste du boycott, du sabotage et du vol - Vrai Art Nouveau) né en 1970
Tahar BEN KEMPTA (traducteur de poëmes persans) né en 1971
Louis DESRAViNES (auteur d’histoires fantastiques) né en 1972
John Jonathan HANDGEE (auteur de roman policier) né en 1972
Alias ViART (metteur en exergue de fragments de vie) né en 1978,
Constance AQUAViVA (préfacière d’anthologie de poétesses) née en 1990
Ludmila MARZAN (traductrice de poëmes russes), née en 2000
Etienne BiENARMÉ (lecteur digital du pouce), né en 2001
, (chaman aurignacien – adulte – du xxie) né en 2002
Fedor ZiAMSKY - dessinateur russe - (1903-1921) né en 2002
Jlô Pazasé de Manapany (zoreil en résidence à La Réunion) né en 2003
Zorro Zéro de Marseille (démissionnaire de la politique) né en 2006, (chaman aurignacien – vieillard – du xxie) né en 2007
Albert de l’Albret – jeune écrivain – né fin 2007 etc.
Orientations de l'oeuvre de Julien Blaine
« Julien Blaine appelle une définition élargie du poète. Avec lui, la poésie sort de sa chambre. Elle va rencontrer « sur son terrain » le champ social et politique. L'expérience de Mai 68 - vécue comme une crise personnelle - a débouché pour Blaine sur un silence poétique qui ne sera rompu qu'en 1976 par la fondation de la revue DOC(K)S qu'il dirigera jusqu'en 1990. Chez Blaine, l'invention poétique appelle une transformation du réel et des conditions de sa production. Blaine est un inventeur d'espaces de liberté. Un temps même le militant de Mai 68, qui figure parmi les fondateurs de Libération, l'activiste libertaire est devenu à Marseille élu municipal, chargé de la culture, et a imposé la création d'un Centre International de Poésie (CIPM) tout en multipliant événements et expositions (dont la fameuse Poésure & Peintrie). Mais revenons à DOC(K)S : cette revue ne ressemble à aucune autre revue de poésie mais beaucoup à son fondateur : melting meeting pot, génial fourre-tout, éloge du désordre permanent, DOC(K)S est portée par la révolution technique qu'a constitué l'offset. Chaque page de la revue est le lieu d'une expérimentation vivante sur la réalité iconique du texte à la limite de l'affiche, du poème visuel, des arts plastiques, du collage. Chaque numéro de DOC(K)S est le lieu d'un brassage international de pratiques qui remettent en cause l'ancien visage du livre et du poème. Il convient d'insister à propos de DOC(K)S sur le fait que la revue est réalisée intégralement par des poètes qui en sont à la fois les typographes et les maquettistes. Chaque numéro de la revue, volumineux, pluriel, est en lui-même un objet poétique, hirsute, à multiples entrées. Chaque page y vaut à la fois pour elle-même et comme élément d'un macro-poème collectif. On y entend (et on y voit), du connu à l'inconnu, la personnalité riche et complexe d'un réseau international. L'action de Blaine est profondément solidaire de cela : le passage de l'âge des avant-gardes hégémoniques, structurées en groupes et mouvements, engagées dans des stratégies d'affrontements, à l'âge des réseaux planétaires d'affinités. Souvent le poème de Blaine garde, tatoués sur sa peau, les signes de l'errance géographique de sa production ou reproduction, entre écriture et performance, au gré de rencontres nomades de Marseille à Belgrade, de Barcelone à Rouen, de Tokyo à Lodève, de Paris à Belo Horizonte. Il aime nommer ses complices, noter les heures de ses « éclats d'éveil » (titre d'un récent recueil chez Al Dante 2002). On peut dire qu'il y a mouvement incessant chez Blaine entre l'oeuvre « personnelle » et cette œuvre « collective » dont DOC(K)S ou ses actions politiques sont des aspects. Ainsi dès 1986, il publie, 13427 Poèmes métaphysiques où on découvre le poète à la recherche de nouvelles formes déconstruisant le rapport mot / icône. Puis en 1990 Bimot où il commence à faire voir et à ébranler en même temps, à travers les mots homographes dont il dresse une sorte d'anthologie, les fondations au moins doubles du langage. Dans les fissures de la lettre et du sens, Blaine découvre un espace insoupçonné de liberté qu'il ne cessera d'explorer dans toutes ses dimensions : graphiques, calligraphiques, sonores. C'est comme une nouvelle méditation sur l'origine du langage. Prenons deux exemples dans un livre récent de Julien Blaine où le jeu sur la lettre s'accompagne d'une méditation subtile sur le sexe, l'aveu, l'intime, la confidence : Pagure (1998) paru aux éditions Al Dante.
J'avais écrit homard
au moment de le dactylographier
j'ai tapé
home
(en quelle langue ?)
alors je suis revenu sur le e
j'y suis revenu sur ce e
jusqu'à ce que le e
devienne un a
jusqu'è ça qua la a
davianna un e
On voit comment la mécanique du langage - dactylographie, correction dactylographique, vocalisation de la « découverte,... - chez Blaine produit l'événement poétique. Autre exemple (dans le même recueil) - à manuscrire :
Si le u se ferme
le u est a
&
je suis
=
je sais
par conséquent
si le a s'ouvre
le a est u
&
je sais
=
je suis »
On voit que ces jeux, où l'humour a sa place, ne sont pas exempts de conséquences métaphysiques que Blaine pousse à bout. Chez lui tout est relié, chaque découverte est transversale : formelle / cosmique, comique / métaphysique. Par malaxage, machouillage, graphouillage, par trituration de la lettre et du son, Blaine aboutit à une fermentation permanente de la surface, autrement étale, du langage. Il s'agit de sortir la langue de sa gangue : comment sortir la phrase de sa gangue est d'ailleurs le titre d'un autre livre de Julien Blaine paru en 2002 chez Al Dante. Pagure est un livre double (poème épique / lyrique) fait de « poèmes à la queue leu leu » composés en deux corps de caractères d'imprimerie alternés. L'auteur nous avertit que l'on peut ne lire « que le corps neuf », le corps si(x) restant conditionnel. Il est vrai qu'en ce corps est déposée la part érotique, confidentielle, du livre. L'éditeur (et l'auteur) a prévu une loupe à l'intérieur des pages pour qui souhaiterait lire, malgré la « difficulté », le texte en corps menu. Pagure est donc un livre qui parle du sexe, du membre sexuel masculin comme « pagure ». On y lit à contre jour l'histoire violente d'une passion. À la fin dans une page ironique, émouvante, l'auteur s'interroge : « comment éviter la confidence ? » « tel lecteur me comprendra, m'aura bien lu » « doute-t-il de la sincérité de l'auteur ? » « est-ce-là une mauvaise farce ? » et conclut « Maintenant que tout a (avait) été dit / je renoue avec le secret ».
"La recherche sur les formes du langage est toujours traversée, chez Blaine, par le corps et par l'appel primitif du cri, par une révolte aussi contre les structures d'un vieux monde qui continue de vouloir imposer son ordre brutal aux consciences aliénées, jusque dans l'exercice de l'art Blaine a sans cesse travaillé ce rapport société / poésie. La poésie pour lui est la dynamite qui lui permet de faire sauter le vieil ordre étouffant."
Bibliographie
LIBRO / VITA
Éditeur à travers
1 - Les revues
• Les Carnets de l’Octéor (4 numéros) 1962/1963
• Approches (4 numéros) 1966/1969
• Robho (6 numéros) 1967/1971
• Géranonymo (15 numéros) 1970/1975
• Gang (4 numéros) 1980/1981 &
• Doc(k)s (89 + 6 = 95 numéros)1975/1991 puis 2005 &
2 - Les collections
• Zérosscopiz (25 titres parus) 1979/1989
• Unfinitude (20 titres parus) 1981/1982
• Les Anartistes (4 titres parus) 1972/1988
• Rock genius (4 titres parus) 1972
• Pages précieuses (1 titre paru) 1972
• Les Guidécolos (1 titre paru) 1972
• Fairpart (1 titre paru)1972
• Les Anthologies de l’An 2000 (4 titres parus) 1973 &…
• V.A.C. (Ventabren Art Contemporain) (21 titres parus) 1997 &…
• Rencontres Estivales de Bandol (1 titre paru) 2001 &...
• D.V.D. : " Blaine épisodique "(1 titre paru) 2005 &...
Auteur à travers
1 - Les livres
• WM Quinzième (Ed. Les Carnets de l’Octéor) 1966
• Essai sur la Sculpturale (Ed. Denise Davy) 1967
• Paragenesi (Ed. Sampiero) 1968
• Petit précis d’Érotomanie (Ed. Agentzia) 1969
• Processus de déculturatisation (Ed. Tête de Feuilles) 1972
• Elefanti e primi testi (Ed. Geiger) 1977
• Passé/Futur (Ed. Factotum Art) 1979
• Reprenons la ponctuation à zéro (Zérosscopiz Ed. NèPE) 1980
• Énoncé du problème (Ed. Loques) 1981
• 13427 poëmes métaphysiques (Ed. Évidant) 1986
• L’ (Ed. Akenaton) 1988
• Poëme métaphysique n° 12897 (Ed. Spectres Familiers) 1988
• Via Italia (Ed. Rara International) 1990
• Bimot (Ed. Évidant) 1990
• Fioriture - illustrations Joël Hubaut (Ed. Delacrem) 1992
• Calmar (Ed. Spectres Familiers) 1993
• Bamileke (Giona Ed.) 1995
• Parodies & Brouillons (Adriano Parise Ed.) 1995
• L’Arc c’est la Lyre (Ed. Al Dante) 1998
• Gloria Mundi (Ed. Al Dante) 1998
• Pagure (Ed. Al Dante) 1999
• La fin de la chasse (Ed. Al Dante & Safaribooks) 1999
• Comment sortir la phrase de sa gangue (Ed. Al Dante) 2001
• Kyé de N & de M (VOIX éditions) 2002
• Se constituer vrai/ment Grand Père (Éd. le Bleu du Ciel) 2003
• L’impromptu de Valenciennes (Éd. de l’école des beaux-arts de Valenciennes) 2004
• L’éventail n°1 - 1959/2004 avec Antoine Simon (Éd. NèPE) 2005
• En dansant la Sumida - avec Valentine Verhaeghe et Viviane Duverfgé (Éd. NèPE) 2005
• Bye-bye la perf. (Éd. Al Dante & Adriano Parise) 2006
• Cuba - Cola (Éd. Inventaire/Invention) 2006
• Poëmes Vulgos (Éd Al Dante & Adriano Parise) 2007
2 - Les catalogues d’expositions
• Simulacre de rituel-Massacre (Ed. Factotum Art) 1985
• Conjonction 18 (Ed. J. & J. Donguy) 1987
• Œuvres de/sur papier (Ed. Mercato Del Sale) 1987
• A gang of 4 : Beltrametti, Blaine, Koller, Raworth. (Ed. Mercato Del Sale) 1987
• Sortie de Quarantaine
- Tome 1 “Horizon” (Ed. Lara Vincy) 1992
- Tome 2 “Ch’i” (Ed. J. & J. Donguy) 1992
- Tome 3 “Vertigo signi” (Ed. Roger Pailhas) 1992
- Tome 4 “Atelier de Linogravure” (Adriano Parise Ed.) 1995
• Minute Papillon (Ed. NèPE) 1996
• Le Rouge et le noir (les Éditions Générales) 1993
• Horizons part(c)iels (Ed. Adriano Parise) 1996
• Du Sorcier de V. au Magicien de M. (Ed. Pailhas) 1997
• La 5ème feuille (NèPE) 1999
• La Lettre & the Word (A. Parise) 2000
• Julien Blaine & Sarenco (Art Scarpulin - Merano) 2003
• L’impromptu de Valenciennes (Éd. de l’école des beaux-arts de Valenciennes) 2004
• Faisons un rêve (Espace à vendre - Nice) 2004
• Zoo made in USA et le cirque de Blaine + Innocente & Sarenco (Studio Brescia) 2004
• Zoo & Zoo & Zoo - Mascarade (Éditions NèPE) 2005
• Zorro, Z’héros ou Zéro ? à 2€ (Éditions NèPE) 2006
• Blaine - Heidsieck - Lebel (Éditions Al Dante & Galerie Meyer-Le Bihan) 2008
• Favole e altre storie (Éditions Fondazione Berardelli) 2008
3 - L’An(n)al/Annuel : les annales de l’écriture originelle
• les cahiers de la 5ème feuille n°1 (une histoire de fous) Éd. Al Dante - 2001
• les cahiers de la 5ème feuille n°2 (- 25000 + 2000) Éd. Al Dante - 2002
• les cahiers de la 5ème feuille n°3 (l’aurignacien contemporain) Éd. Al Dante - 2003
• les cahiers de la 5ème feuille n°4 (le Volcan) Éd. Al Dante - 2004
• les cahiers de la 5ème feuille n°5 (Mes ânes) Éd. Al Dante - 2005
• les cahiers de la 5e feuille n°8 (Aurigna & Magda) Éd. Al Dante & Caza d’oro - 2007
4 - Les petits tirages ou livres d’artistes
• Les Ponts sont des mots étirés (Ed. Robho) 1967
• Cette carte et autres faits (Ed. Approches) 1968
• Manifeste de Mai sous forme d’idéogrammes (livre-tract) 1968
• Perpendiculary to the plane of letters a mirror (Ed. Gallery 10) 1968
• Dernière tentative de l’individu (Ed. Geiger) 1970
• Autopsies 1, 2, 3 (Ed. Tau/Ma) 1976
• Ch’i (Unfinitude Ed. NèPE) 1982
• Discours, avant-propos (Ed. Manicle) 1983
• Genèse (Ed. Hercule de Paris) 1983
• Poëmes n° 12909 (Les Anartistes) 1987
• Origina (e)(i)(o)(u)l (Ed. E.A. Vigo) 1987
• Le Troisième mot (Ed. Doc(k)s) 1989
• Box Exter suivi de Métaphore (Ed. Hercule de Paris) 1991
• Sortie de Quarantaine :
- Antichambre (Ed. NèPE) 1992
- Perron (Ed. NèPE) 1992
- Courtil (Ed. NèPE) 1993
- Potager (Ed. NèPE) 1994
- Verger (Ed. NèPE) 1995
- Parc (Ed. NèPE) 1996
- Prairie (Ed. NèPE) 1997
- Coteau (Ed. NèPE) 1998
- Hochebene (Ed. NèPE) 1999
- Frondaisons (Ed. NèPE) 2000
• Carnet(s) de piste (Ed. Jacques Clauzel) 1993
• Pour tous ceux qui flambent (Ed. Les Cahiers de la Sérane) 1994
• Claustrophobie (Ed. Dépanne Machine) 1994
• 7 aphorismes - illustrations Jacques Clauzel (Ed. J. Clauzel) 1994
• LA PHRA (Ed. Heads & Legs) 1995
• AQUEST Tout est permis (Ed. Ceux qui nous chantent) 1995
• Lettres & Semis -(ill. Jean-Claude Le Gouic) (Ed. Collodion) 1996
• ô, N. (Ed. Derrière la salle de bains) 1996
• Je à Marseille (Ed. Cornaway) 1996
• Iris (Ed. ARTCi-Lab) 1996
• Une idée (Worm Prods) avec César Figueiredo - 1996
• L’autre sens (avec Jacques Clauzel) (Ed. À Travers) • Parodies & Brouillons (Adriano Parise Ed.) 1996 • Avant les • Variantes (Ed. AIOU) 1996
• Horizons avec Yves Jolivet (Ed. Le mot et le reste) 1996
• 8 couché (avec Cozette de Charmoy) (Ed. Ottezec) 1996
• Un libvret (Ed. Moue de Veau N° 1015) 1996
• & ( ) (avec Jacques Clauzel) (Ed. À travers) 1996
• Au dessus… (d’est en ouest) (R. Salvo Ed.) 1997
• Trèfles (Ed. Moue de Veau N° 1041) 1997
• Y A 1 Lézard (Ed. Derrière la Salle de Bains) 1997
• The last 69 ... (Worm Prods) avec César Figueiredo - 1998
• Feuille.S. (Ed. E.O.S.) 1999
• À SViVRE (Ed. ARTCi-Lab) 1999
• des Bouches du Rhône aux Bouches de Bonifaccio (Targigradéditions) 1999
• Tome 1 (lungo) (Ed. À Travers) 1999
• Tome 2 (l’é/in-venteur) (Ed. À Travers) 1999
• La cinquième feuille (aurignacienne) (Ed. Bus Bureau) 1999
• 2000.4 vol. 1 (Diamond Poesy - Tokyo) 2000
• é è ê (cuisine de l’immédiat) 2000
• hommage au caractère Futura (M.K. concept) 2000
• Lecture par les pouces (Éd. K’A) 2001
• Gloser (Éd. Confettis) 2001
• Poëmes épars pour tendres céladones (Éd. Collodion) 2001
• Un unconnu (Éd. Fidel Anthelme X.) 2001
• Je ne suis pas américain ® (Éd. Al Dante) 2001
• Éclats d’éveil (bréviaire) g&g (Éd. NèPE) 2002
• Éclats d’éveil (bréviaire) traduction au carré g&g (Éd. Al Dante) 2002
• Comment je parle et d’où et quoi je dis : (Éd.Lazlo de Toulon) 2002
• Pro chain ? (Éd. NèPE) 2002
• æ & œ (Art Scarpulin Merano) 2003
• Verssicône (Alain Lucien Benoit Éditeur) 2003
• ENvers:inversé (Éd. Beaux-Arts de Metz) 2003
• Poésia semeiôtica (Xul/mobil-home/manglar) 2003
• La langue n’a pas d’os (Petit Véhicule N°50) 2003
• Une révélation à propos des Révélations du grand O (Éd.Lerka) 2004
• Le vent (collection Tourni-Paix) Éd. à ciel ouvert - 2004
• Diptyque : affiches n° 35 & n° 36 (Éd. le bleu du ciel) 2004
• Gloser II (Éd. Confetti) 2004
• Hommage au mail-artist méconnu (Éd.Worm Prods.) 2004
• Fables (Éd. PLAine Page) 2006
• 1 Secret (Éd. Poïein) 2006
• Sou dan (Éd. Beaux-Arts de Besançon) 2007
• Julien Blaine au Blockhaus DY 10 (Editions Dernier Télégramme) 2007
• Qui sommes nous & À quoi jouons-nous ? (Éditions Leuwers-Feuillet) 2007
• 1 2 3 (Éditions le Trident neuf) 2007
5 - Ouvrages ou numéros spéciaux de revue consacrés à son travail
• Java n°27-28 (Éditions Al Dante) 2005
• La Perf en fin (Éditions Adriano Parise) le livre 2008
• La Perf en fin (Éditions Smoking Frog) le film en DVD 2008
• Favole e altre storie (Éditions Fondazione Berardelli) le catalogue 2008
EXPO / VITA
Expositions personnelles
• 24 Testi alla Bomba - Galerie Rinascita (Modène 1964)
• Retour d’Amérique Latine - Galerie Athanor (Marseille 1976) &
• Avec Doc(k)s - Galerie 103 (Nice 1977)
• Avec Doc(k)s - Galerie Arlogos (Nantes 1979)
• Mail-Artists in the Word - Galerie Lara Vincy (Paris 1979)
• Destinataire Paris - Galerie Lara Vincy (Paris 1979)
• Quant à l’échec du livre -Franklin Furnace (New York 1980)
• À travers Vou - Galerie Trans/Form (Paris 1981)
• 20ème anniversaire de Doc(k)s - Centre G. Pompidou (Paris 1982)
• Simulacre de rituel - Galerie Roger Pailhas (Marseille 1985)
• Simulacre de rituel - Galerie Donguy (Paris 1986)
• Simulacre de rituel - Studio Morra (Naples 1986)
• Œuvre de/sur papier - Mercato del Sale (Milan 1987)
• Œuvre de/sur papier - Galerie Donguy - (Paris 1987/88)
• Œuvre de/sur papier - Otis / Parsons Gallery (Los Angeles 1990)
• Ch’i, Série Bleue - Casa Bianca (S. I. d’Enzo 1989)
• Altri Testi alla Bomba - Domus Jani (Vérone 1991)
• Ch’i ou Qi - Galerie Donguy (Paris 1992)
• Horizon - Galerie Lara Vincy (Paris 1992)
• Vertigo Signi - Galerie Roger Pailhas (Paris 1992)
• Poker - Salle Privée du Casino de Malindi (Kenya 1992)
• M’ssieurs/Dames - Salle Privée du Casino de Malindi (Kenya 1993)
• Vertigo Signi (n° 2) - Galerie Galéa (Caen 1993)
• Ch’i - Galerie Gabrielle Vitte/ARTCO (Ajaccio 1993)
• L’atelier de linogravure à l’ancienne - Galerie Lola Gassin (Nice 1994)
• Rétrospective des 4 “Sortie de 40aine” - Galerie La Giarina (Vérone 1995)
• LA PHRA - Galerie Heads & Legs (Liège 1995)
• Moi l’autre - Galerie de Marseille (Marseille 1995)
• Fenêtres à jour - Galerie du Tableau (Marseille 1996)
• Atelier de linogravure II - Atelier Arte Visive Ducale (Mantova 1996)
• Horizons Part(c)iels - Centro per l’Arte Contemporane (Umbertide 1996)
• Avant de se faire encadrer - Società Belle Arti (Verona 1996)
• du Sorcier de V. au magicien de M. - Galerie Roger Pailhas (Marseille 1997)
• Lettres & Cartes - Galerie L’Engage (Rennes 1998)
• Variations autour de la haine ordinaire - Galerie Susini (Aix-en-Pce 1998)
• L’herbier bleu - Villa Waldberta (Munich 1998)
• La 5ème feuille - L’Art Notre (Périgueux 1999)
• Grand voyageur nel tempo - Galleria Miralli (Viterbe 1999)
• VACarme - Ventabren Art Contemporain (Ventabren 1999)
• La lettre et le WORD - Walker’s Point Center(Milwaukee 2000)
• La 5ème feuille - Tour Roi René - Vx Port & galerie Pailhas (Marseille 2000)
• Qu’est-ce à lire ? - Galerie le Tableau (Marseille 2000)
• 2 des 5 feuilles - Galerie H2O (Barcelone 20/2001)
• du sorcier à (...) Q - V.A.C. (Ventabren Art Contemporain) (Ventabren 2001)
• Envoi épistolaire avec haine ordinaire - Galerie Satellite (Paris 2002)
• les bréviaires de g&g - Galerie Lara Vincy (Paris 2002)
• Julien Blaine & Sarenco - Art Scarpulin (Merano 2003)
• L’aurignacien Contemporain - Fabbrica Sarenco (Verona 2003)
• B.I.S. (Blaine, Innocente, Sarenco - Studio B.A.C. (Brescia 2004)
• g&g : les bréviaires - Galerie Jean-François Meyer (Marseille 2004)
• Zoo made in USA & le cirque de Blaine - Studio Brescia (Brescia 2004)
• Faisons un rêve - Espace à vendre (Nice 2004)
• Mostra personale - Colossi Arte Contemporanea (Chiari 2006)
• Bye-bye la perf. - Galerie Lara Vincy (Paris 2006)
• Bye-bye la perf. - Galerie Jean-François Meyer (Marseille 2006)
• Zorro, Z’héros ou Zéro ? à 2€. - Galerie du Tableau (Marseille 2006)
• L’oraltoire – galerie la Vitrine (Manifesten à Limoges 2007)
• Due maestri della Poesia Visiva internazionale, Sarenco e Julien Blaine – Galerie Franco Riccardo (Naples 2007)
• Azil – Centre Multimedia du Mas d’Azil (Mas d’Azil 2007)
• Entrée Libre avec Sarenco (Centre Culturel Français de la Pointe Noire - Congo 2008)
• ni vieux ni traitres avec Heidsieck et Lebel – Galerie Meyer le Bihan (Paris 2008)
• Favole e altre storie - Fondazione Berardelli (Brescia) 2008
• Fables du XXIe siècle – Musée d’art et d’archéologie du Périgord (Périgueux) 2008
Nombreuses expositions et manifestations collectives à travers le monde et notamment avec les groupes :
• Machines à langage à la Biennale de Paris (1967)
• Hexa-one (1968)
• Groupe “:” (1968/1969)
• Logomotive (1983/1992)
et autour
• des poésies concrètes, visuelles et élémentaires
• de la performance
• de l’art et de l’alchimie
• de la destruction (boycott et sabotage)
• du mail-art
• du livre d’artiste
• de la photocopie
• du monument détourné
• du hors-limites
FILMO / VITA
Auteur à travers
• Cycle solaire et cycle du carbone” - 8 m/m 34”
Biennale de Paris 1967
• “Rouge improvisé” - 16 m/m 23”
Festival “No” à Bologne (Italie) 1969
• “Le défilement du film” - 16 m/m
Galerie Lara Vincy à Paris 1980/1981
• “Simulacre de massacre” - coproduction vidéo 13
Galerie Roger Pailhas à Marseille 1984
• “L’arc c’est la lyre” -
Coproduction Centre G. Pompidou 1997
• “ Pro chain” -
Coproduction & Coauteur Pedro Lino Cercle 4338 2006
Acteur/auteur à travers
• “Collage”
Réalisation Sarenco 1984
• “En attendant la troisième guerre mondiale
Réalisation Sarenco 1985/1986
• “Patience dans l’Azur”
Réalisation Bongrand / Monod 1985
• “Performance”
Réalisation Sarenco 1993
• “Due Poeti In Corsa”
Réalisation Sarenco 1994
• “Christian E Isaïa, I Nuovi Trovatori
Réalisation Sarenco 1995
• “de la poésie visuelle à l’art total”
Réalisation Claudio Francia 1999
• “L’éléphant et la chute”
Réalisation Marie Poitevin 2006
• “La Perf en fin”
Réalisation Piero Matarrese & Patrizio Peterlini 2008
Acteur à travers
• “Le Naïf aux quarante enfants”
Réalisation Philippe Agostini 1956
• “Guns”
Réalisation Robert Kramer 1980
• “L’ombre rouge”
Réalisation Jean-Louis Comolli 1981
• “Balles perdues”
Réalisation Jean-Louis Comolli 1982
• “À la vie, à la mort”
Réalisation Robert Ghédighian 1996
• “Adieu plancher des vaches”
Réalisation Otar Iosseliani 1999
• “Bibliothèque sous influence”
Réalisation Éric Pittard 1999
• “La ville est tranquille”
Réalisation Robert Ghédighian 1999
• « Bye-bye la perf. » : le DVD)
Réalisation Marie Poitevin 2006
• « Je rougis » DVD avec Richard Léandre
Réalisation Giney Ayme
Nombreuses vidéo/performances pour
Télé-Libération
• Illasi International Productions
• Atelier Sud Vidéo
• Production Jean Dupuy
• Centre Georges Pompidou
• Rai (L’ombelico del mondo)
AUDIO / VITA
Cassettes
• Baobab 3, Ed. Publiart (Reggio Emilia, Italie) 1977
• Audio Art, Ed. À propos (Luzern Suisse) 1978
• Breathing Space, Ed. Paul Vangelisti (Los Angeles, U.S.A.) 1979
• Glisten, Vec Audio Exchange (Londres / Los Angeles, G.B. / U.S.A.) 1979
• Ringade, Vec Audio Exchange (Maastrich, Pays Bas) 1982
• Audio Child, Ed. Henryk Gajewski (Varsovie, Pologne) 1983
• Audio, Ed. Moderna Muset (Stockholm, Suède) 1983
• Le Trou Noir, Ed. Servin (Paris, France) 1984
• Neoson (G), Ed. Intervention (Québec, Québec) 1985
Disques
• Text und Aktionsabend II, Ed. Anastasia Bitzos (Berne, Suisse) 1968
• Polyphonix, Ed. Multhipla Records (Milan, Italie) 1981
• Passé/Futur - Radio Taxi n° 22, Ed. Lotta Poetica & Studio Morra (Vérone/Naples, Italie) 1984
• “3 contre 1” avec J.-F; Bory, B. Heidsieck & J. Hubaut, C.D Rom & C.D Audio : Label-Traces (Paris, France) 1999
• “Live” Julien Blaine en chair et en os, D.C.C. & K'a (Marseille-Roquevaire, France) 2000
• “Live JANVIER 2001” Julien Blaine avec Étienne Brunet AL DANTE, (Paris, France) 2002
• “La 5ème feuille” Julien Blaine, D.C.C. & K'a, (Marseille-Roquevaire, France) 2002
• Bye-bye la perf. : le CD (Éd. Al Dante, D.C.C. & K'a) 2006
• Julien Blaine au Blockhaus DY 10 CD (Editions Dernier Télégramme) 2007 avec Sylvain Courtoux, Basile Ferriot, Carine Léquyer, Emmanuel Rabu et Phil tremble.
Enregistrements solo
• KPFK (North Hollywood, U.S.A.) 1980
• FR3 (Strasbourg, France) 1981
• Radio Libertaire (Paris, France) 1981/84/85/86/2001
• NJB (Montréal, Québec) 1984
• Centre Georges Pompidou (Paris, France) 1984
• FMR (Paris, France) 1984/1985/1986
• Alta Frequenza (Ajaccio, France) 1985/1986
• Atelier de création radiophonique de France Culture (Paris, France) 1986/1992/1996
Organisations essentielles
• Rencontres de Poésie Sonore (Festival d’Avignon, France) 1977/1978/1979
• Création du Festival de Poésie de Cogolin (France) 1984/1985/1986
• Échanges internationaux de poésie (Allauch, France) 1987
• Rencontres Internationales de Poésie de Tarascon (France) 1988 à 1993
• Fondateur du Centre International de Poésie Marseille 1989 /1995
• Fondateur du Musée des Arts Africains Océaniens et Amérindiens (M.A.A.O.A) de Marseille 1989/1995
• Fondateur du Musée des Arts contemporains de Marseille (M.A.C.) 1989/1995
• Fondateur du Système Friche Théâtre de la Belle-de-Mai à Marseille 1989/1995
• Fondateur du Festival International du Documentaire (F.I.D.) de Marseille
• Fondateur du V.A.C. (Ventabren Art Contemporain) 1997 / 2005
• Co-organisateur des “Voix de la Méditerranée” à Lodève 1997 & ...
Résidences et bourses
• Malindi (Kenya) 1990 & 2006 - Biennale de Malindi
• Bafoussam/Caméroun - 1994
• Bordeaux / France - Centre Régional des Lettres - 1997
• Feldafing / Allemagne - Villa Waldberta - 1998
• Périgueux/ France - L’Art Notre - 1999
• Saint-Joseph / île de la Réunion - Manapany - 2003
• Année sabbatique accordé par le Centre National du Livre - 2003
• Karthoum/Soudan – 2006
• Caza d’Oro-Mas d’Azil/ France -2007
Participations importantes
• Polyphonix 1979 & ...
• Tournée en France Performances des Poètes sonores (Le Havre, Rennes, Centre Georges Pompidou) 1980
• Lectures et performances dans le monde entier - 1963 &...
Depuis plus de 20 ans (novembre 1985), il ne recense plus ses enregistrements sur cassettes audio ou vidéo et les émissions de radio (trop!) et regrette de ne pouvoir indiquer ses participations aux expositions collectives, (expositions dont il prit souvent l’initiative), aux festivals et autres rencontres, sans parler de tous ces vidéastes et preneurs de son qui à travers le monde ont capturé son image au cours de ses poëmes en “chair et en os”, plus communément nommés “performances”…
Participe, par ailleurs et tout au rond du monde, à de nombreuses revues, anthologies, expositions, rencontres, festivals...
sites consultables :
www.documentsdartistes.org/blaine
fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Blaine <fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Blaine>
www.averse.com/j-blaine/ <www.averse.com/j-blaine/>
www.la-poesie-elementaire.net/Poetes%20ordinaires/blaine.htm <www.la-poesie-elementaire.net/Poetes%20ordinaires/blaine.htm>
www.sitec.fr/users/akenatondocks/DOCKS-datas <www.sitec.fr/users/akenatondocks/DOCKS-datas>
Extraits
Bye-bye la perf.
Éditions Al Dante – 2006
À propos de mes « déclara©tions »
C’est à partir de ce texte ou
en rapport avec ce texte ou
en opposition à ce texte
que le plus important courant de la poésie contemporaine s’est positionné,
que ce soient les poètes de la première génération encore fortement impliqués selon les avant-gardes historiques (futurisme, dada, cobra ou fluxus) : poésie concrète, poésie visuelle ou poésie sonore ;
puis ceux de la génération suivante qui développèrent leur poésie par les articulations, aussi bien celle des voix que celle des corps (happening, poésie élémentaire, poésie action) qui amèneront la poésie essentielle de la fin du XXe siècle et du début du troisième millénaire : la performance
Enfin ceux de la nouvelle génération qui restent dans leur corps et qui disent par la bouche et écrivent par leur langue
ou celles et ceux qui ont prolongé leur dire ou leur écrire par les prothèses du magnétophone et du microphone ou par les ordinateurs et les outils électroniques.
La performance*
C’est un corps
dans un espace
et c’est un son
dans un corps,
ce son est celui de mon corps
ou celui de cet espace,
c’est un son de nature :
voix, viande, &c.
ou un son d’artifice :
musique, bruits, &c.
Puis c’est un geste
du corps
et un mouvement
de cet espace
et comment jouent ensemble
le geste du corps
et le mouvement de l’espace.
Le mouvement de l’espace
est proprement celui de l’espace
mais aussi du peuple de cet espace :
du public.
Là, tout va bouger :
le corps,
l’espace,
le son,
le geste...
Et la rencontre
sera
ou s’évaporera.
Là, aux entrepôts frigorifiques,
sous les voûtes
dans cet espace
en bord de Seine
aux frontières d’une friche industrielle
qui sera une université parisienne
(l’université Denis-Diderot)
la rencontre s’est établie...
Quant à l’enseignement :
l’université future
ne pourra jamais faire mieux.
octobre 2002
*Post-Scriptum
c’est un art désespéré
P.S. no 2
Si je dis « à ce jour », c’est comme s’il y avait une lueur d’espoir, or l’obscurité est totale.
Néanmoins, « à ce jour », toute révolte contre
l’injustice comme tout combat pour la justice – ce qui n’est pas la même chose –, celle des hommes, celle qui fait la différence avec la barbarie des animaux domestiques, ont été un échec. L’administration américaine made in USA (héréditaire et désormais truquée) et
l’administration russe made in URSS (mais oui ! mon pote Poutine ! en URSS !)
règnent
règnent sur le monde
aidées par leurs chiens et leurs faucons
deux bêtes faciles à apprivoiser.
printemps 2003
P.S. no 3
En ce début de millénaire
la performance est guettée par 4 dangers :
1/ le gag trop intelligent
2/ le gag trop idiot
3/ la saynète théâtrale
4/ le monologue pour cabaret à touristes
1 risque :
1/ la longueur
et 2 réalités :
1/ les critiques hors média et hors style s’emparent, désormais, de cette discipline et, hors de cette culture, la définissent néanmoins (en tant qu’ingénieurs d’un appareil critique d’une machine hors circuit)
2/ ceux qui pratiquent ça parce que ce serait être à la mode...
et 5 con
tenus néfastes
1/ l’engage
ment
simpliste et altruiste
2/ le sexuelle
ment
nu ou opaque
3/ les symboliques et les ri
tu
els
pisse de chat et caca-boudin
4/ la mise en scène de l’antipathie spontanée et
radicale des artistes entre-deux (entre deux âges, entre deux styles, entre deux &c.) à l’égard des autres artistes (jeunes et vieux, physiques ou
technologiques, &c.)
5/ le retour au happening, gutaï et autres spectacles avec participation obligatoire du public.
P.S. no 4
En ce début de millénaire
la performance est partout avec le théâtre, la danse, la musique, les arts plastiques
et c’est tant mieux...
Mais elle est aussi enseignée dans les Écoles d’Art
et là c’est tant pis.
Pauvres écoliers qui se retrouvent face à des jeunes femmes ou des jeunes hommes voire des vieilles femmes et des vieux hommes qui sont loin de leur corps et de leurs actes, loin de leur vie et de leur désir, loin du risque et du plaisir, loin de la haine, de la révolte et de l’amour, et qui conduisent ces écoliers de colloques en séminaires sur les autoroutes du savoir mort.
P.S. no 5
En ce début de millénaire,
moi,
après 42 ans passés à en faire (des perfs c. à d. des poëmes en chair et en os) j’arrête,
j’arrêterai fin 2004. Je vous dirai et je vous dis : ça commence à Marseille à la Friche de la Belle-de-Mai le 18 novembre 2004.
Après, je me planquerai dans les résidus : livres, disques, films, expos
et autres traces ordurières.
P.S. no 6
Finalement,
je fais des expositions
pour publier des livres :
des livres,
pas des catalogues.
Le livre dans l’espace
donne
le livre dans le livre.
Et après je peux lire
le livre,
le lire de tout mon corps,
en chair et en os...
printemps - été - automne - hiver 2003
P.S. no 7
Désormais, mon corps n’est plus à la mesure de mon ambition...
P.S. no 8
À part Balint Szombathy qui, bien que plus jeune, fait plus vieux que moi, j’étais le
benjamin de la fournée de l’E.P.I. Zentrum Der Lange Atem
(Zbigniew Warpechowski et Jerzy Beres de Pologne, Janet Haufler de Suisse, Sten Hanson de Suède, Balint et moi), rencontre à l’initiative de Boris Nieslony...
Alors oui ! Je me suis dit : « Oui ! Je pourrais, comme eux, comme elle, continuer à
performer, montrer mes rides et mes plis, mon souffle court et mes muscles flasques, ma peau flétrie et mes poils blancs et nos infirmités
(comment écrivais-je « ça », jadis, dans mes Bimots ? :
Poumons / goudronnés - Cartilages / déconjugués - Reins / ensablés - Foie /engorgé -
Vaisseaux / encrassés - Peaux / rides - Cheveux / blancs - Poils / gris - Muscles / douleurs -Viscères / douleurs - Squelette / douleurs - Cervelle / mémoire)
La vieillesse est déjà une performance si elle est
exhibitionniste. Mais c’est une perf, à partir d’un âge certain, à la portée de tous.
J’ai vu Isou en slip Kangourou, Esther enrubannée de scotch transparent, et la grosse et vieille queue de Jerzy peinte aux couleurs de la Pologne, et moi, en ai-je assez fait, nu, des « Appels au linge » ! L’ange et L’un seul ou le lange et le linceul...
Donc, désormais je resterai vêtu, et assis, calme, derrière une table, pour lire clair, sobre, digne (à la rigueur : debout), vrai.
Le texte, lui, sera à poil & au poil – c’est du moins mon souhait et ma volonté.
Je laisse à mes amis et à mes ennemis, à mes chers infirmes plus ou moins diminués, leurs textes dits, agités & datés.
P.S. no 9
J’ai été souvent ridicule et normalement grotesque de 1962 à 2004 (inclus)...
P.S. no 10
(le + & le - ) C’est bien, que j’arrête la perf.
(le poëme en chair&en os et à cor&à cri ) :
de 5 à 5 000 personnes spectatrices-auditrices, je n’ai toujours qu’un public de 2 personnes :
l’une qui dit :
« Vous êtes obligé d’hurler tout le temps ?* »
et l’autre qui me confirme que j’ai inventé le poëme olfactif**.
----------------------------------
* il vocifère, il faut s’y faire
** Ecfruiture
automne 2004
P.S. no 11
Voilà plus de quarante ans que je voyage à travers le monde pour voir du pays, rencontrer les gens, et je ne visite que des auditoires.
P.S. no 12
Si j’étais sincère (vrai-ment), je dirais que j’arrête la perf aussi, surtout, à cause du trac qui me brûle l’estomac et me ligote le cœur les jours qui précèdent et me rend insomniaque la nuit d’avant.
automne 2005
P.S. no 13
Militant, prêcheur, représentant, depuis 1962 j’ai dit et remué ma poésie tout autour du monde, j’ai agi devant des foules et des déserts.
Je voulais convaincre par la confrontation avec eux, avec elles, avec tous.
Les mettre en face de la poésie
en chair & en os et à cor & à cri.
Mais le monde est large, long, épais, dispersé ; trop traversé, trop desservi.
Et le monstre qui m’écoute, qui me voit n’a que deux oreilles mais mille langues : je renonce.
hiver 2005
P.S. no 14
Celui que j’ai oublié dans toutes les précédentes publications de cette note : éliminer de la performance « l’esprit potache » qui a pris naissance dans le livre de Georges Duhamel, Les copains, et que l’on voit souvent resurgir chez les meilleurs d’entre nous.
P.S. no 15
(las ! : docte & magistral)
Éviter aussi d’être l’un de ces artistes misérables qui rament toute une vie vers la célèbre-autre-rive-d’en-face pour faire du sur-place. Soyez où vous êtes ou sachez où vous allez...
printemps 2007
P.S. no16
Voilà les reproducteurs par coïncidence, par crétinerie ou par calcul ! Les voilà refaire,
redire, remuer ce qui jadis avait été si bien fait, dit ou mué...
Voilà les démagogues qui, comme les enfants du voisin qui prenaient jadis des leçons de piano ou de violon, ont pris des leçons de dictions et de comportement ; leurs gestes et mouvements sont désormais parfaits et leur voix très bien placées... Quel ennui ! mais ça marche auprès d’un public, même d’un public averti !
P.S. no 17
Et même toutes celles-là & ceux-là (ci-dessus) valent 1000 fois mieux que cette nouvelle poésie conventionnelle que l’on retrouve à travers les publications de tant de jeunes écrivains d’Europe et d’Amérique du Nord et qui consiste à décrire des vies banales conjuguées selon divers anachronismes
été 2008
C’est un extrait d’un travail en cours qui s’intitulera sans doute
« Les confidences d’Églantin »
I
Le problème viendra de ce qui suivra : la gravure sur toutes ces plaques de marbre, de marbre aux veines différentes et aux chairs diverses dans leurs couleurs et dans leur résistance.
Des siècles s’achèvent et des siècles commencent, la barbarie criminelle, assassine puis suicidaire a triomphé de toutes les autres cultures avant de disparaître.
Le fer rouille, s’effrite, les croûtes s’éparpillent et le fer se dissout dans de nouvelles plantes monstrueuses et sauvages. Il en est de même pour les autres métaux. Il en est de même pour les autres solides d’artifice : verre et plastique, chiffon et papier. De même pour les autres matériaux plus ou moins radioactifs inventés et développés au cours du deuxième et du troisième millénaire.
Quelques animaux sont là, venus des profondeurs avec quelques humains habitant, comme à leur premier jour, des grottes profondes et isolées au centre des forêts.
Ils ressortent avec une grande timidité à l’air libre, les premiers en sont morts, les seconds en moururent, les derniers y résistèrent... Tout à disparu noyé ou dissous ou détruit dans l’immense végétation. Il ne reste que les viaducs, les tunnels et les échangeurs d’autoroute.
On devine les viaducs qui enjambent des vides vierges. On essaie de donner une signification à ces immenses spirales, ganses et pistes entrelacées soutenues par d’immenses piliers à altitude différente.
Ce sont les temples d’une civilisation disparue qui permettait d’accéder aux divinités par toutes les directions : d’est en ouest comme du nord au sud et par toutes sortes d’autres voies, y compris celle qui les approchait du nuage éternel de poussière anthracite aux reflets de phosphore et de souffre.
Les moins timides ont pénétré les tunnels.
Ils ont déblayé les entrées et retrouvé les sorties. Ils y ont marché mètre par mètre, surveillant le demi-cercle de ciel qu’ils venaient de quitter. Quand suivant un virage la lueur disparaissait, ils revenaient sur leurs pas et disposaient des lumières artificielles et ils se mettaient à surveiller cette lumière d’artifice qu’ils venaient de disposer. Ils jalonnaient ainsi leur tunnel jusqu’à la sortie.
Et ils découvrirent l’art : de petits rectangles verticaux disposés à intervalle régulier tout le long de la galerie et de part et d’autre de la galerie pour dessiner à la faveur des lumières d’artifice les lignes qui épousent les parois de la galerie, un art pariétal magnifique pour honorer celui qui faisait le chemin.
Ainsi, à cette époque les moins timides furent-ils écoutés et entendus, ils demeurèrent au fond des tunnels à scruter les secrets et à observer les animaux de l’obscurité.
Ils apprivoisèrent les insectes et les rongeurs.
Ils accueillaient au cœur de la galerie les humains à qui ils enseignaient l’obscurité et le silence, à qui ils apprenaient le toucher disparu, l’odorat enfui, le goût évanoui.
Ils parlaient pour être entendu, ils regardaient pour ne plus être vu mais pour être touché, léché, reniflé.
Ce qui devait être vu était hors la galerie, ici tout devait resté invisible pour être perçu et vécu par les autres sens.
L’un des moins timides, le Dénommé trouva à la sortie de l’un de ces tunnels d’une longueur sublime un viaduc intact, c’est à dire que l’on pouvait emprunter. Par conséquent il le parcourut pour se retrouver à l’entrée d’un nouveau tunnel. il dégagea l’entrée. Cela lui prit sept nuits et six jours. L’énorme végétation avait pénétré profondément à l’intérieur de la galerie.
II
Enfin il se retrouva dans le noir avec derrière lui le demi-cercle de lumière. Il avança jusqu’au premier virage où il disposa sa première lumière artificielle et il continua jusqu’au second virage où il disposa sa deuxième lumière artificielle. c’est au troisième virage qu’il découvrit une série de plaques de marbre aux veines différentes et aux chairs diverses dans leurs couleurs et dans leur résistance. Sur chacune d’elle il découvrit des signes incompréhensibles, sans doute magiques :
« Comment traduira-t-il, l’homme post-historique, ce rien-à-dire ? »
Un autre occupant, d’un tunnel plus au sud dominant un fleuve gris, savait lire l’un de ces caractères.
Il avait fait une lecture d’une autre plaque de ce genre aux humains venus le rencontrer dans l’obscurité. Il en avait ramené quelques unes d’un jardin ancien et il s’appliquait par son intuition et une mémoire inconnue sienne et étrangère qui l’avait pénétrée à les décrypter.
Déjà il savait celle là :
OYENITOOYTA
KOYADPOYNIA
Celle qui a un grand nombre de parents
Quadronius (le père ?)
et l’un des moins timides, le découvreur des plaques : le dénommé, était sûr, avec l’aide de l’occupant du tunnel du sud, alias l’appelé, de comprendre et de lire les plaques nouvelles.
Et en effet, ils y parvinrent assez vite, le problème difficile pour ne pas dire insoluble fut la traduction de l’expression :
« ce rien-à-dire ? »
Longtemps, ils tournèrent autour de la plaque, ils l'éclairèrent et l’obscurcirent sous tous les angles, ils la caressèrent, ils l’effleurèrent, de l’ongle ou de la peau du bout des doigts ils suivirent le contours des caractères, ils mesurèrent les graisses, examinèrent les espaces. Ils veillèrent, ils firent même semblant de lire et de comprendre. Mais le dénommé n’était pas dupe des feintes de l’appelé et l’appelé déjouait les ruses du dénommé. Pour la lire ils essayèrent de se lire, de reconnaître les caractères et les signes inscrits sur leur corps. Le dénommé brisa l’une des plaques pour savoir si le sens n’était pas dissimulé dans la chair du marbre. Alors l’appelé fit chier, cracher, pisser et suer les rongeurs, il écrasa les insectes, il mélangea les jus, il fit bouillir la soupe et il réunit les fragments de la plaque détruite.
Aussitôt le dénommé et l’appelé eurent compris le sens et ensemble ils se mirent à hurler :
« rien-à-dire »
et c’est ce qu’ils firent.
Lieu de vie
Provence-Alpes-Côte d'Azur, 13 - Bouches-du-Rhône
Types d'interventions
- Ateliers en milieu scolaire
- Rencontres publiques
- Ateliers en milieu universitaire
- Débat/dialogue en milieu universitaire
- Ateliers autres publics
- Résidences
- Débat/dialogue en milieu scolaire