Expression libre
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ajouté le 04|05|10
0. AVANT-PROPOS.
On sait le Bien : que “la-poésie nourrit pas son homme”. L’on ne saurait “en vivre”. Tout le monde sait cela, sinon de naissance, du moins depuis la deuxième naissance, au sortir de l’adolescence et de l’École, quand il est évident qu’après textes & récitations, apprentissages de lecture - écriture, de sens, de réflexions, tu passes aux choses sérieuses, aux affaires de métier salarial – et de chômage – lequel a été ôté des matières à enseigner.
L’écriture poétique nourrirait-elle sa femme ? Serait-elle pas quand même une question entre l’Homme et les hommes et les femmes ? Qèsaqo ? De quoi cause-t-on ? Qu’est-ce que la poésie ?
I. RÉPONSE. « La poésie » est – si l’on peut dire – ce qui atténue être. Certes le vocable poésie provient de ποιειν “faire, accomplir, créer, causer, traiter, composer”, qui ne dit pas l’essentiel. Nous n’avons capacité que fendre ou nouer, combiner, déplacer, transformer. Imaginer un point plein d’origine absolu, œuf totipotent, Dieu, Cause ou Gène, avantage une image de l’ego – créateur du Dieu qu’il devra imiter.
“La poésie pense”. Elle a un mode à soi de suspendre le cours, une ligne, & briser les tampons çavadsoi, cêcomça ; de tourner retourner la langue reçue maison parole automatique dont chaque syllabe dit : c’est. Or, qu’est-ce que ’être ?
II. PLUSIEURS.
En déballant des habitudes d’un vieux carton resté au fond du garage, sitôt que j’extrais le jouet être, s’amène illico néant, ce qui fait deux pour jouer à l’un, avec la vie bariolée mêlée de mort. La une d’un journal jauni exhiba d’épais caractères qui, par discrétion, exigeaient autant d’espaces.
Au fond du carton, il y a un sabot de bois ; puis encore des verbes d’état : avoir, naître, paraître, exister, mûrir, nourrir, épanouir, mourir, évanouir, & autres. Éclore, pousser, espacer, différer, libérer, absorber.
III. SOURCE D’ORIGINES.
Une écriture différentiel le fait source d’êtres. Habituellement qualifiée de rare, précieuse, écartée, elle provient du manque d’origine, virtu alité joueuse des marques visibles. Bouger, venir, passer comme trace, parfum, sillage, éperon ; elle donne – ce qu’il y a avant des processus, des machins. Donne du jeu.
Je suis, plus neuf et plus traditionnel ; transcendant, c’àd. que mon chemin rédime, rémunère l’entropie chrono métrique des turbins de la turbine à grisbi – acceptée par les vraies gens, les syndicats, les sociétés. Écrire & lire, une passion de connaître, et de même voir mes propres fesses, enfant et sans miroir, ce qui est impossible, m’a mis hors du monde lequel, potiche, s’idéalise sans cavité. Un recueil dense de soi -même & -autre se réactualise à cette heure sous un prénom, là, unique folie d’exister, un moment, et sans pouvoir, dormant, anxieux de subsistance.
IV. ÉCART ;
dont l’humanité ne peut faire l’économie. Puisque ça donne, formule on ne sait quoi, note des silences, accueille l’inadmissible, ça a des dettes, ça inter rompt la circulation des échanges, ça n’entre pas en ligne de compte. Ça tache le sublime ordinaire de quelque marge nonfini que les ornières les amoncellements siphon nent puis laissent pour (faire leur) compte.
Il ou elle doit. Tandis que les installations, les struc tures, déjà séparées de formation, devraient.… Pour l’heure, les inventaires sont “à la Prévert” ; et les poètes “à la mansarde”, apparition aussi reçue & bornée que les “ça nourrit pas son homme”, qui règle son cas au symptôme qui affleure sans avoir licence de paraître logiquement, et qui trahit déplace une situation atopique de l’espacement phonographique ( et signitif ).
Normalement, une écriture différentielle qui par essence touche essance, ouvrance & venance, n’a pas lieu d’être. Pas lieu d’être place, mot, ni être. Rien autre n’a lieu que v acuité. Trop parpaings, trop interne, trop par-delà, trop peu. Tropes, quoi. Petit trou, petit bout contre tout, phusique & vivant. Entre & parmi, tu élargis, écartes les matières les disciplines d’un humanisme qui, sans cette absence efficace, ne serait pas ; celui-ci néanmoins tôt devenu entropie dévastatrice par son mécanique dualisme, sa coupure technoscientiste, son positivisme fiduciaire, ses idéaux mutés réalisables, d’autodafés en stalinazisme.
Ouvrent philosophie puis théologie Socrate puis le Christ évangélique, lesquels n’écrivaient pas ; ni ne voulu rent, à l’instar du buddha, éterniser aucun corpus.
Qu’elle soit princesse, neveu de Rameau, ou institu trice d’un peuple, la poésie caresse et la gloire et le néant et la grâce de respirer, de dépenser, de distancer les chiffres, les classes, les régimes, et leurs économismes. Tous régimes, remarque Vigny formulant sa « neutralité armée », la rangent avec le penser dans le débarras des inutilités inénarrables, & incomptables par-dessus lmarché, quitte à se servir des ouvrages d’ouvrance afin de déniai ser ses rejetons au Temple écolier, & “ses” futurs prolé taires chronométriques, ouvriers de capital, cadres & gens de politique.
V. L’EXPLOITATION LOGIQUE.
Depuis la ronde machine mentale du monde avec un nombril en forme d’un Dieu UN, “notre” normalité, & communication sociétale hérédi taire, aura profité de la situation, mais non en commettant un geste obscène : c’est ce profit de situation ordinaire qui fait structure, cellule, être – en train toujours angoissé de se défausser de son vide joueur inscientisé.
VI. “LA POÉSIE” EST ANÉCONOMIQUE.
Celui qui édite les ÉPAVES de son ami le fait à titre bénévole ; Poulet-Malassis ajoute publier ces pièces pour les « deux cent soixante lecteurs » qui constituent le public littéraire en France. Évidemment, l’on rétorquera que si Baudelaire, dont Les fleurs du Mal furent traînés devant les tribunaux la même année que Mme Bovary, eût été un meilleur écrivain, il eût vendu davantage.
Le public des écritures différentielles n’a pas bougé en quantité. Dessinons une enveloppe arithmétique de la chose : la vente d’un livre de poésie se situe dans l’inter valle d’un nombre de un à trois chiffres, de 1 à 999. Subséquemment, un.e poète.sse ne saurait avoir un revenu en poésie. Point barre. Tandis que roman, biographie ou anthologie peuvent espérer un empan de quatre chiffres, voire même cinq.
Défaut d’origine, existence, écriture à l’écart, don et jeu, la poésie a réalité d’un ET tabou, lettres et vides, vertu incalculable, et valeur, hors-de-prix, d’en ménager le trou puissant.
VII. DEVRAIT LE POLITIQUE…
et chaque citoyen, une politique poétique : 1. Prêter information, lieu d’être et statut moral, et sociale étiquette à l’écrivain.e différen tiel.le, comme en ont reçu femmes de joie, médecins qui touchent au vivant, conseillers, missionnés, prêtres, “élus de la nation”. 2. Allouer à la personne sur bibliographie, non seulement des bourses libérales, mais un RDS, revenu décent subsistantiel qui permît de vivoter – cumulable jusqu’à le tripler, avec ressources latérales occasionnelles (ateliers, lectures, droits d’auteur & a.). 3. Ouvrir des emplois à tiers ou mi-temps auprès des bibliothèques, musées, théâ tres, offices culturels, divers degrés de l’enseignement. 4. Attribuer des outillage, fournitures, usages de photocopie. 5. Esquissée à gros traits, cette avancée qui prend appui sur des forces intellectuelles dirigeantes, aristographiques, au cœur d’une démocratie autrement meilleure, assone avec une Allocation existentielle générale.
CONCLUSION.
La réverbération analogique, rhéto rique du corps sociétal dans la spécialité pratique littéraire, et la condition éthique, sociale, économique de son exercice ont commencé d’être étudiés par Hugo, Vigny, Mallarmé. Pourvu que tu penses la pensée, et que tu vives un séjour qui la transporte et la débute en langue amoureusement touchée, tu pourras te rendre compte des millénaires de hiérarchie sacrificielle et en sortir.
Closons le message d’une question subsidiaire : Est-ce que qui éclaircit les conditions du paraître et du gisement de l’être qui se montre en (se) gardant (de) son essence, peut paraître ?
ENVOI : Le temps où il convenait de faire chichis sur contorsions à propos des notions logiques : Artiste, Ouvrier, Ordinateur, Dieu, Origine, Idéal, Être, Unité absolue est révolu. Usé.
St-Firmin-des-Prés, le o9 fév. MM.X.
Georges Mérillon.
questioner auprès de ma jeu
nesse tôt désirant
voir ses propres fesses,
et sans miroir
passionée de ronsard
de pascal et de l’autre
feu amoureux
sexes que prohibe
une police des sublimes
Lumières
obscures pour
fond double un qui
pompe l’énergie
refoule sa viande
Plus me plaît mon lire et
logis en retrait, à di
férer le temp, que le mont parnassien,
et davantage l’intime analyse
du féminin abyme
qui suspend la chasse acharnée de butin
que l’habile poésie sainte N’y
touche à langue et ni touche à rien
magasin magazine
Poésie magasin roman
cinéma surtout c’est à n’y
que couic piger, n’entre pas
dans le moteur que tes gants noirs
& blancs n’arrivent
pas au cambouis aux huiles
au grisbi et ni à néant
liberté : effroi de ‘être
Voix dessinant les silences, voies
phusiques des vides, es
passements d’étoiles
qui pensent jour et nuit : est-ce ?
pieds de toi, chimpanzé, face
au miroir en ta main
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Commentaires
- 1. saket walid
- Défier l’oubli
J’ai cherché au fond de ton gouffre
La cause qui fait qu’on souffre
J’ai quêté dans tes larmes
Ce qui me désarme
Pour connaître la peur
J’ai sillonné ton cœur
Pour goûter l’amertume
J’ai fait saigner ma plume
Et j’ai appris :
Que l’amour est la voix des exilés
Que ton Temple n’aura jamais de clés
Que la Vie, avec ou sans toi est regrettable
Que ton Empire
Tel un vampire
Règne pour se nourrir
Du sang du désir
Pars !
Mon cœur à ses remparts
Te disant que tu n’es qu’un art
D’un poème noir
Où que tu ailles quoi que tu fasses
Jamais je ne suivrai tes traces
J’oserai mourir
Loin de ton Empire
Ma plume a séché, se lassant de ressasser les cœurs que tu as léchés
Pars avant que mon vers ne complote avec ton péché. - posté le 15|05|10