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Une mauvaise nouvelle d’Annie Saumont

La seule : celle de son décès, survenu mardi 31 janvier à l’âge de 89 ans.
Les autres, celles qu’elle a écrites – environ 300 depuis le début des années 60 – font d’Annie Saumont une des plus grandes voix de la fiction courte, qui ne confère hélas guère de notoriété. Pour être publiée, on lui avait conseillé d’écrire un roman, qui parut en 1961 et fut ensuite oublié à sa plus grande satisfaction puisque la nouvelle, économe en effets et taillée au plus ras, était sa forme d’expression par excellence, pour laquelle elle obtint en 1981 le prix Goncourt de la nouvelle, et le prix de la nouvelle de l’Académie française en 2003. On n’oublie pas qu’elle traduisit John Fowles, Nadine Gordimer, Patricia Highsmith, V.S. Naipaul et J. D. Salinger, dont elle donna une deuxième traduction de L’Attrape-Cœurs
Nous garderons le souvenir de sa gentillesse et de sa fidélité discrète à la Mel pendant plus de vingt ans.

Articles :
Le Monde, Telerama
Julliard