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Jean d'Ormesson, une disparition

Jean d’Ormesson vient de mourir à l’âge de 92 ans. Membre de l’Académie française depuis 1973 (où il œuvra pour l’élection de Marguerite Yourcenar, première dame à y siéger en 1980), il était membre du comité de parrainage de la Mél. Grand prix du roman de l’Académie française en 1971 pour La Gloire de l’Empire (Gallimard 1971), il est l’auteur de plus de quarante ouvrages, romans et récits autobiographiques. Parmi tous ses titres, quelques-uns posent les grandes interrogations : Dieu, sa vie, son œuvre (1981), Histoire du Juif errant (1990), C’est une chose étrange à la fin que le monde (2010), tandis que d’autres écrits, plus intimes, évoquent le bilan d’une vie, sans cesse reconduit par une belle longévité optimiste : C’était bien (2003), Qu’ai-je donc fait ? (2008), Un jour je m’en irai sans avoir tout dit (2013), Je dirai malgré tout que cette vie fut belle (2016). Paradoxalement, c’est au moment où il nous quitte qu’il s’apprêtait à publier un roman mémoire de l’humanité où il se glisse dans des personnages d’époques et de pays différents, pour survivre à travers eux : Et moi, je vis toujours (Gallimard, à paraître en février 2018).