Contenu | Navigation | Politique d'accessibilité | Crédits Lettre internet

Actualités

Projection du film de Frédéric Pajak "Aubrun, l’absolue peinture"

Samedi 22 juin à 11h30 au cinéma Le Reflet-Médicis

Aubrun, l’absolue peintureUn film de Frédéric Pajak
(2019, 59mn)

Il y a une trentaine d’années, Frédéric Pajak découvre chez un ami un petit tableau de François Aubrun. Il en est bouleversé. Depuis, son émotion est restée intacte. Il ne savait rien de ce peintre, et ne l’a pas connu — il est mort à Paris le 5 février 2009.
Aubrun avait installé son atelier dans une vaste église, dans la propriété de Saint-Joseph, une ancienne maison de retraite pour jésuites située à quelques kilomètres d’Aix-en-Provence, devant la montagne Sainte-Victoire.
En 2011, décidé à réaliser un film documentaire sur le peintre, le réalisateur s’y installe régulièrement pendant six ans pour y tourner des images de l’atelier dans ses détails, et la campagne environnante, ses arbres, sa lumière, Sainte-Victoire. Outre les centaines de peintures et dessins consultés, la famille lui confie des films en super 8 — la vie de famille, les voyages en Égypte, aux États-Unis, en Irlande — ainsi que des images d’archives, notamment un entretien d’Aubrun avec la journaliste Virginie Le Guay et un autre quelques mois avant sa mort. Il recueille également les témoignages de la famille et d’amis proches.
Nous ne voyons pas Aubrun peindre, mais on comprend, par petites touches, par confessions succinctes comment il peint et, surtout, qu’est-ce qu’il peint.
Ainsi, ce qui apparaît au premier abord comme une peinture « abstraite », « minimaliste », se révèle au cours du film, comme une peinture absolument naturaliste, c’est-à-dire qui rend compte avec précision de la réalité de la nature : « Je passais mes journées à regarder les nuages manger le ciel et le ciel se venger sur les nuages. Je voyais comment les choses se passaient, ce qui résistait, ce qui envahissait. Et c’est à ce moment-là que j’ai décidé de faire de la peinture. » Et encore : « Le matin, la brume pèse plus que le ciel, et plus on va dans la journée où il y a renversement, et le ciel pèse plus que la brume. Alors là, c’est une traversée. Il y a une rupture. Et c’est très long. Enfin pour moi c’était très long, et je cherche toujours ça. Et il y a de ça quarante ans que je suis devant les mêmes fenêtres à chercher ce basculement. »
Le film donne à voir ce qui est si peu ou si mal montré, à savoir qu’est-ce que la peinture, comment rendre compte des motifs de la création, comment parler et montrer l’inspiration ou le savoir-faire, comment témoigner au plus près de l’engagement d’un peintre ?

 

Au cinéma Le Reflet Médicis

3/7 rue Champollion 5e

 

L'entrée est gratuite pour les 20 premières réservations auprès de la Mél : n.georgepicot@maison-des-ecrivains.asso.fr