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Les écrivains / adhérents

Reine Bud-Printems

Poésie / Roman / Théâtre
photo Reine Bud-Printems

Reine Bud-Printems (dite aussi Reine Bud)
Née Marie-Reine Jacquet le 17 décembre 1945, de parents français, à Cluses, en Haute-Savoie - France
Petite enfance marquée par la mort accidentelle de sa grande sœur le 17 avril 1947 et puis chamboulée par la naissance d’une autre enfant le 1er juillet de la même année.
Se réfugie dans l’imaginaire – aime les livres et les jeux de construction.
Est soignée à Dieulefit (Drôme) pour dilatation des bronches.
Elève brillante en français, anglais, allemand et philosophie. Adolescence et avenir mis à mal par trois interventions chirurgicales sur le pied gauche à la suite d’une entorse mal traitée. Echoue deux fois au baccalauréat et ne s’acharnera pas une troisième fois.
Commence à travailler à 19 ans à Stuttgart et obtient un certificat d’allemand à l’Institut pour les Etrangers. Pratique déjà la peinture et le théâtre. Travaille à Genève, à Grenoble, à Stuttgart, à Nantes, à Paris, au CIRCA (Centre International de Recherche, de Création et d'Animation) à la Chartreuse Villeneuve lès Avignon, à Avignon aussi.
Certificat de suédois en 2003 après des études au Centre Culturel Suédois à Paris.
Scénariste, auteur de théâtre, j’apprécie la poésie comme un alcool fort et n’en abuse pas. J’ai envers le roman un amour particulier et nulle intention d’y renoncer.
Participation au documentaire "Chambre de bonne" réalisé par Maija-Lene Rettig en 2001 pour Arte diffusé le 9 mars 2002. Publié en dvd chez l'Harmattan Zarafa films, 2005.

Auteur de théâtre
« Journal du Mois de Dithyrambe 1975 » (« à Pierrot pour la vie », mise en scène de Bernard Anberrée – décor de Clarie Belloc)
« Mon père est une nuit magnifique » (sur France-Culture – interprètes : Michael Lonsdale – Judith Magre – Marianne Espin – musique de Pierrot Surtel du groupe de Jazz-Barock « Lola Muance »)
« Lisa » (sur France-Culture – interprètes : Pascale de Boysson – Bulle Ogier – Fred Wallich, compositeur-saxophoniste)
« Le Salon de thé – (sur France-Inter – émission « les tréteaux de la nuit » de Patrice Galbeau)
« Angelllla »
« Le Paletot de Tsaro » - lecture-mise en jeu/version bilingue – français et suédois -
« Vendeur de cédilles »
« Chad » - (théâtre Darius Milhaud – Luis Tamayo – Sébastien Toustou – Gwendoline Rothkegel – Marjorie Lhomme – Nicolas Birkenstock – musique de Nicolas Verardi)
« Le frère de sa femme » (bourse d’écriture de l’Association Beaumarchais en 2008)

Journaliste (pour le Figaro Magazine - 1987 à 1994)
Littérature – théâtre – Cinéma

Poétesse
Textes édités sur la Revue « Vivre en Poésie » par le Club des Poètes à Paris 7ème.

Scénariste
Un long-métrage « Une belle chemise », scénario qui a obtenu une note de lecture favorable de l’Association Beaumarchais. Le texte mériterait une adaptation.

Artiste-peintre
Membre de La Maison des Artistes et de l’ADAGP – www.adagp.fr et www.bi.adagp.fr

Photo de Patrick Zachmann

Bibliographie

– Paul et Agnès Gamma - Gallimard -1980
– Soledo - Editions de l’Aurore -1983
– Lil – Gallimard -1986
– Les planches, les pierres, les clous et les plumes, suivi de Je ne peux pas toujours me contenter de vivre en ré mineur, Collection Club des poètes, 2015

Ma correspondance... mes lettres et cartes envoyées de 1983 à 2015 à l'ami Bernard NOËL (Poète, écrivain, auteur de théâtre, critique d'art, auteur de préfaces pour certains livres et catalogues d'artistes) se trouvent dans le "Fonds Bernard Noël" à la BLJD (Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet-Sorbonne), 8, Place du Panthéon, Paris 5ème.
De mon côté, j'ai fait don à la BLJD de 124 courriers qui m'ont été envoyés par Bernard Noël, de 1996 à 2015. (Ceux de 1983 à 1996 ont malheureusement été égarés).
Il est possible de consulter ces correspondances à La Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet-Sorbonne après avoir pris contact avec La BLJD et obtenu l'autorisation des deux correspondants ou de l'un ou l'autre."


Extraits

Extrait de « Les planches, les pierres, les clous et les plumes »

Notre temps passé
Tout doucement, tout doucement…à ne rien faire pour ne pas faire de bruit.
Temps passé à ne rien dire pour ne pas dire bonjour, ni bonsoir, ni merci, ni qu’on s’aime, ni qu’on ne sait pas, ni quoi que ce soit.
Sur la pointe des pieds, notre temps passé, pour ne pas tomber dans l’oubli des pots cassés, des pauvres fêlés, des vieilles étoiles de la danse du plumeau, de la brosse et du balai.
Bien gentiment, bien poliment…à nous sourire dans les miroirs. Temps passé à ne rien manger pour ne pas manger des gros mots bien crus ou des mots trop salés. Temps passé à ne rien boire pour ne pas risquer de boire des paroles menteuses.
Avec innocence et patience…temps passé à caresser les rhinocéros en bois, tigres de papier, serpents recouverts de soie, pour essayer de les apprivoiser, les dépoussiérer, les amadouer…avant de les ranger tous ensemble dans notre voiture en carton et puis de filer à toute allure jusqu’au cirque pour les offrir au dompteur…
Temps passé à essayer de séduire notre avenir

Extrait de « Je ne peux pas toujours me contenter de vivre en ré mineur »

Vers dix heures, j’ai décidé de réagir. Difficile. J’étais encore en pyjama. Je ne pouvais quand même pas lire la lettre de l’éditeur en pyjama ? Un grand froid me saisit soudain et j’ai téléphoné à Biche pour lui proposer de m’apporter un de nos manteaux. Il était en conversation sur une des lignes extérieures et j’ai entendu que quelqu’un lui racontait qu’un de nos amis venait de mourir dans la rue. Biche, mon Biche m’a dit « un instant, je te reprends…je te reprends » et puis…et puis, il s’est trouvé coincé avec l’autre au bout du fil et tous les détails de la mort de cet ami mort dans la rue…quelle rue ? Probablement pas directement dans la rue, disons plutôt sur le trottoir et quel putain de trottoir ? Voilà Biche coincé et il m’a oubliée. Pas de manteau pour l’instant. Pas grave le manque de manteau, j’avais moins froid depuis que j’avais entendu que c’était quelqu’un d’autre, un de nos amis certes, mais quelqu’un d’autre que moi qui était mort. Mort de sa belle mort ou de sa belle mer sur un trottoir de sable. Je commençais à battre la campagne. J’avais pris trop de musique ce matin. Trop de musique et pas assez de beurre sur mon pain.

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Lieu de vie

Île-de-France, 75 - Paris

Types d'interventions
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