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Les écrivains / adhérents

Guillemette Resplandy

Roman / Nouvelle / Essais / Jeunesse
photo Guillemette Resplandy

Je vis en région parisienne avec ma famille. Je suis scientifique de formation, ce qui m’a certainement permis de développer mon sens de l’observation, de l’analyse, un style concis et précis mais aussi mon goût pour les mots « savants » aux sonorités si riches. J’ai toujours aimé mettre en scène et raconter des « histoires » et puis un jour, il y a quelques années déjà, le besoin de les coucher sur papier, puis de les voir éditer, a été incoercible.
Pour mon premier recueil de nouvelles (1), je me suis inspirée du « cinéma » dont chacun d’entre nous est à la fois l’acteur principal et le metteur en scène, décrivant des scènes de la vie quotidienne où la réalité dérape, parfois.
En parallèle à cette écriture de textes courts, incisifs, à la fois mordants et moqueurs, j’ai choisi de travailler en littérature jeunesse, souhaitant tout d’abord faire partager ma passion pour les plantes : plantes à poison et intrigues policières (2, 3), plantes exotiques aux noms si rigolos (4), plantes aux couleurs de la révolution (5). Je partage la vie de mes héros le temps de l’écriture puis de celui des rencontres avec les élèves et les enseignants qui m’invitent dans leurs classes pour découvrir mes aventures botaniques ou débattre de l’intérêt de l’apprentissage des sciences.
Plus récemment, au détour d’un héroïque épisode familial, j’ai exploré le roman historique et appliqué mes « talents » de «chercheur – analyste » aux tragiques évènements qui ont secoué notre continent ces dernières décennies (6).
Passeuse de mots, d’idées, de concepts, travailler avec des enfants pour leurs émotions et leur richesse, collaborer avec des chercheurs historiens, scientifiques, philosophes ou artistes, c’est ainsi que je conçois mon travail d’écrivain.

(1) Cinéma solo, (2) Thomas L’Aristoloche et l’empoisonneur fou, (3) La malédiction de l’herbe à la feuille percée, (4) Maniguette a disparu, (5) Les tulipes rouges de Téhéran, (6) Demain la liberté.

http://http:/:repertoire.la.charte.fr/repertoire/i862-guillemette-resplandy
Bibliographie

Bibliographie jeunesse
– Maniguette a disparu, Le Patio, 2001
– Théo et la maison dans les arbres, L’Harmattan, 2003, prix de la ville d’Aumale
– La malédiction de l’herbe à la feuille percée, SolAir, 2004, prix du roman Jeunesse, Ministère de la jeunesse, de l’Education et de la Recherche
– Thomas L’Aristoloche et l’empoisonneur fou, Le pommier Editions, 2006, Prix de la ville de Narbonne, prix de l’académie de Rouen
– Thomas L’Aristoloche et le secret du basilic, Le pommier Editions, 2007
– Les tulipes rouges de Téhéran, L’Harmattan, 2007, lauréat prix Chronos
– Demain la liberté, Editions Nouveau Monde, 2008
– Thomas L'Aristoloche et l'affaire des bleus, Le Pommier éditions, 2010
– Les poisons de Versailles, la revanche des trabucaires, Gulf Stream, 2011

Nouvelles en recueil
– Cinéma solo, Delphine Montalant Editions, 2005,
– L’instituteur (ouvrage collectif) . Delphine Montalant Editions, 2007
– Intrigues botaniques à la cour du roi soleil, recueil de nouvelles en atelier d'écritures, L'Harmattan jeunesse, 2009

Extraits

Les tulipes rouges de Téhéran, L’Harmattan jeunesse, 2007, p. 43
Cette fois-ci plus d’hésitation ! Les perruches, la balance et les pétales sont confiés à l’apprenti du fleuriste, un ami de Nimâ. Au trot, au galop, les garçons se précipitent vers la tombe du fils de Hadji.
La foule est maintenant immense et les gène dans leur progression mais voilà enfin le « quartier des martyrs ». Amir hésite quelques instants avant de retrouver la tombe du fils de Hadji. « Il faut prendre le deuxième passage à gauche de la grande fontaine et s’avancer d’une dizaine de mètres », se remémore-t-il à haute voix. « Nous y voilà »
Le jeune homme les attend en souriant tristement sous son armoire vitrée ornée du drapeau national. Mais… Les tulipes ont disparu. Les pots ont été renversés, la terre remuée et les plantes arrachées.
- Le trésor ! souffle Nimâ.
- Envolé… disparu… chapardé…, ajoute Réza.


Cinéma Solo, Delphine Montalant Editions, 2005
Maria Candida, p.71
J’ai bien pensé faire des ménages dans le coin, au noir. C’est bien payé et je suis courageuse. C’est vrai que mon patron dort une bonne partie de l’après-midi et que je pourrais sortir, mais on ne sait jamais. Parfois il est en forme et il reste à me causer de sa vie, de sa guerre, de son travail, de sa région natale où il aimerait qu’on l’enterre, au sud, un pays qui ressemble un peu au mien, de ses enfants. Et parfois encore, je ne peux rien en faire. Il s’agite, il veut sortir, il cherche les clés partout. Je lui ai cachées car j’ai peur qu’il parte et qu’il se perde dans la rue. Il téléphone à sa fille, à ses amis et je l’entends qui leur dit que quelqu’un (moi) le retient prisonnier. Le plus souvent ils arrivent à le calmer, à le rassurer… Parfois il ne peut contacter personne… Alors, il est comme fou, il descend au garage en claquant la porte et va s’enfermer dans sa voiture. De toute façon, la voiture elle ne démarrera pas, la batterie est à plat. Deux ans qu’elle ne roule plus. Mais sa fille insiste pour qu’elle reste là. Moi, je l’aurais vendue, mais après tout, s’il est rassuré, moi ça m’arrange. Au bout de quelques heures, il sort du garage. Il a tout oublié. Je lui propose son goûter. Il est très gourmand. J’aime bien lui préparer de petites crèmes.

Lieu de vie

Ile-de-France, 78 - Yvelines

Types d'interventions
  • Ateliers en milieu scolaire
  • Rencontres et lectures publiques
  • Rencontres en milieu universitaire
  • Ateliers / rencontres autres publics
  • Rencontres en milieu scolaire