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Les écrivains / adhérents

Laurent Barbaut

Roman / Théâtre / Scénario / Polar
photo Laurent Barbaut

Né le 26/11/1961 à Calais. Marié, trois enfants. Demeure à Athènes et à Paris.

Petite enfance dans un oasis du désert Algérien. De 5 ans à 15 ans, dans le village de Chamarande Essonne (91). De 15 ans à 18 ans, Sport Etudes ( Escrime) à Bergerac. Niveau international.
Il abandonne ses études, travaille dans une ferme en Allemagne, puis dans une ferme dans l’Ontario (Canada).
Retour en France. Assistant-photographe de B.Cormerais, puis assistant audiovisuel au service Cinéma des PTT
Armée effectuée en Nouvelle-Calédonie comme photographe des Armées.
Opérateur de Pulling sur les puits de pétrole.
Pendant plusieurs années il voyage à l’étranger, travaillant parfois sur place : USA :serveur à Chicago, vend des bijoux à Key West (Miami)// professeur d’éducation physique sur l’île de la Réunion et représentant en enseignes lumineuses à l’île Maurice // Il voyage également en Europe.
Travaille comme gérant d’un bar et d’une boîte de nuit au Château de Dol (Bretagne).
Suit les Cours de Théâtre Périmoni. Parallèlement enchaîne les boulots pour payer sa formation et survivre (Barman, représentant, enquêteur, veilleur de nuit, réceptionniste, manutentionnaire, télémarketing, ouvrier dans le bâtiment etc…
Il monte la Compagnie Bacchus (théâtre) en 86, et tourne comme comédien dans différents spectacles, pièces et films. Notamment ses créations qu’il produit et monte. Donne des cours de théâtre aux enfants et adultes. Part en tournée au Niger. Au Maroc. Vit également 6 mois à Toronto (Canada) pour le tournage d’une série télé à coproduction internationale. Adapte des pièces, met en scène, donne des stages d’escrime théâtrale, monte des spectacles historiques etc… enfin il baroude dans le monde du spectacle.
Avec un associé, il créé une société d’événementiel (Ses clients : Galeries Lafayette, Naf-Naf, EDF, Rhône Poulenc etc…)
Il reprend ses études et obtient un diplôme d’Arthérapeute, avec une spécialisation en Dramathérapie. Travail en milieu associatif, socio-médical, milieu psychiatrique (enfant-ado), Alzheimer, personnes âgées. Puis œuvre plusieurs années comme consultant-acteur en thérapie d’entreprise et pour un syndicat.
Depuis une dizaine d’années, il vit entre Athènes et Paris. Écriture d’un scénario franco-grec « Cœur accord », et deux courts-métrages. Anime des ateliers d’écritures. Enseigne le Français par le théâtre à l’Institut Français d’Athènes. Met en scène ses propres pièces. Travaille en intermittence comme clown, formateur et programme des animations commerciales.
Après une formation a l’Institut Pratique du Journalisme, il pige comme journaliste. Corrige également des textes pour le Ministère de la Culture en Grèce.
Actuellement, il enseigne le Français à Athènes, assure la direction de séjours vacances pour handicapés mentaux, écrit son septième roman et collabore à l’écriture d’un scénario pour la DamasiusW production.
Vit entre Paris et Athènes.

Les thèmes
La solitude des adolescents
La création littéraire.
La transcendance.
La maltraitance des enfants (l’inceste mère-fils)
La schizophrénie
Le matricide

Bibliographie

– Avec ou sans, roman, Editions Le cercle des Auteurs, 2007 (Prix Déjanire)
– Vain Sang, roman, et son adaptation théâtrale « Vincent » Editions du Polar, 2008

Une quinzaine de textes dramatiques et d’adaptations théâtrales dont une douzaine ont été montées.
Un scénario long-métrage et deux scénarios court-métrage

Extraits

Extrait du roman
« Ce matin, vers 17h30… »

Bob sourit comme un homme détenant un secret. Assis sur son lit de camp éclairé par le halo d’une bougie, il ferme les yeux et s’aventure dans l’observation intérieure d’un bouton trônant à l’extrémité de son nez. Bob se concentre et tente de pénétrer ce monde épidermique… pour le jauger, le sonder. Sa curiosité lui procure toujours un sentiment d’exaltation parce qu’elle est issue de la première partie de sa vie dont il espère retrouver la trace.
Depuis son arrivée à Paris il y a six mois, Bob squatte un bureau de l’ancienne école Louis-Lumière vouée à la destruction. Une pièce aménagée d’une armoire sans porte contenant vêtements, ustensiles de cuisine et boîtes de conserve ; une table de jardin en plastique avec bougie et réchaud de camping ; une chaise en formica, un lit de camp et une caisse retournée faisant office de table de chevet.
L’un des plaisirs de Bob est de tenter de comprendre les mystères du quotidien, comme ce soir, en se plongeant dans l’étude sensorielle d’un bouton. Les expériences l’ont toujours fasciné, bien que l’adverbe toujours ne lui corresponde pas puisqu’il ignore tout des vingt-cinq premières années de son existence. Aucun souvenir. Aucune piste. Rien. À 34 ans, Bob Depon – mais est-ce son âge réel et son vrai nom ? – se souvient uniquement des neuf dernières années de sa vie d’homme-à-tout-faire auprès de monsieur Praudel, le régisseur du château du Grand-Mesnil.

Extrait du roman
« Avec ou sans »

Driiiing ! Ticky ouvre la porte.
« Bonjour monsieur, je viens vous livrer le... »
Mais non il n'y a personne. Ça sonne dans sa tête. Bon, ça le reprend. Avec les souvenirs, c’est fréquent. Voilà pourquoi il les évite. Driiiing ! Mais non, nouvelle sonnerie. Il se précipite vers le téléphone. Décroche. À l'autre bout du fil une jeune Espagnole lui demande des renseignements concernant son studio. Elle a lu l'annonce dans le journal.
« A-t-il été vendu ? »
« Pas encore, répond Ticky avec affabilité avant de fournir les détails sur son intérieur avec un plaisir qu'il ne soupçonnait pas. La jeune Espagnole lui demande s'il est possible de le visiter.
« Comment ça le visiter ?... Ah, le studio ! Oui, oui, évidemment. »
Ticky lui communique son adresse et ils prennent rendez-vous pour le lendemain après-midi. En raccrochant le combiné Ticky réalise que son studio n'est pas à vendre. Il n'a même pas pensé à demander les coordonnées de la jeune femme. Pourtant, demain, elle vient chez lui. Un vent de panique le gagne. Il ne parle pas espagnol. Et personne n'est venu chez lui depuis cette fameuse nuit où il s'est perdu... à moins que ce ne soit depuis l'accident. L'inquiétude le tisonne. Les autres forment un seul monde et rien ne lui permet d'affirmer qu'il est en relation avec. Aucun lien. Or demain, un élément extérieur, féminin de surcroît, brisera cette frontière, ce rempart. Pour lutter contre la peur Ticky se lance dans un grand ménage. Trois heures durant il rend à son studio ce qu'il ne lui a plus donné depuis des lustres : un visage à son image.
Épuisé mais heureux, Ticky se verse un grand verre d'eau glacée. Le boit d’une traite. En reposant le verre sur la table il réalise que sa ligne téléphonique est coupée. Il n'a d'ailleurs plus l'appareil. L'a jeté. Personne n'a donc téléphoné... personne ne viendra. De toute façon il ne parle pas espagnol. Et qu’importe toute cette histoire puisque son ménage maintes fois repoussé est terminé. La matinée a été bonne, voilà le plus important.

Extrait du roman
"Vain Sang"

La première fois je devais avoir neuf ans. Ma mère m’a masturbé et m’a sucé. Je savais qu’il ne fallait pas, mais je me suis laissé faire. Elle était saoule et me disait qu’un bon garçon a droit au plaisir. J’ai joui dans sa bouche… Je ne me souviens plus si c’était de l’urine ou du sperme. J’étais gamin, je ne faisais pas bien la différence.

Parfois elle amenait ses amants à la maison. Ma chambre était au bout de l’appartement, mais je les entendais. Je les attendais aussi. Ma mère riait, ensuite il y avait un silence plus ou moins long et elle se mettait à gémir des « Vas-y », des « Baise-moi », enfin ce genre d’expressions.
Elle a eu des problèmes avec certains amants… Ce Yougoslave dont j’ai oublié le prénom. Au début il m’apportait des cadeaux. Il a fini par me casser le nez quand j’ai voulu intervenir une nuit où il avait attaché ma mère sur une chaise pour lui faire je ne sais quoi. Il était complètement défoncé. Ma mère ne l’a jamais revu.
Il y a eu cette autre nuit, avec un type qu’elle venait de rencontrer devant la station de taxis et qu’elle avait ramené chez nous. Il l’avait cognée parce qu’elle refusait de coucher avec lui sans préservatif. Cette fois, fort de mon nez cassé, j’ai discrètement téléphoné à la police et j’ai raconté ce qui se passait. Trois minutes plus tard les flics ont sonné à la porte et le type a pris une dérouillée avant d’être embarqué au poste. Le lendemain ma mère m’a acheté un château fort que je réclamais depuis longtemps… un superbe château fort avec son armée de chevaliers.

Lieu de vie

Île-de-France, 75 - Paris

Types d'interventions
  • Ateliers d'écriture en milieu scolaire
  • Rencontres et lectures publiques
  • Ateliers d'écriture en milieu universitaire
  • Ateliers / rencontres autres publics
  • Résidences
  • Rencontres en milieu scolaire