Contenu | Navigation | Politique d'accessibilité | Crédits Lettre internet

Les écrivains / adhérents

Michelle Labbé

Poésie / Roman / Nouvelle / Essais
photo Michelle Labbé

Michelle Labbé, née en 1939, près de Lorient. J’ai été quelques années institutrice puis, après avoir continué des études supérieures, suis devenue professeur de lettres en 1972. J’ai soutenu un doctorat sur Le Clézio en 1993. J’ai commencé à écrire et publier très tard. Mes thèmes favoris sont la côte bretonne, où je suis née, et la haute montagne : Andes, Himalaya où je me suis aventurée assez souvent. Je m’intéresse particulièrement à la narration, à ses formes traditionnelles, à la recherche de formes nouvelles.

Thèmes
Tout ce que j’ai écrit est, je crois, dominé par le thème de l’errance. Qu’elle soit simplement physique ou qu’elle se double d’une errance psychique, elle tend à questionner les lisières du moi, du chez moi, de la raison. La mémoire, l’imaginaire, l’esprit d’analyse, autant de facultés qui s’interpénètrent, se complètent ou se gomment mutuellement. Quant au roman ou à la fiction, s’ils mentent, c’est pour dire la vérité, en se libérant des contraintes. J’aime m’interroger sur les frontières.

http://michellelabbe.org
Bibliographie

Articles
- Marcel Jousse, L’Anthropologie du rythme dans L’Attente rythmique, RITM 3, Université de Paris X, 1992
- Rythme et oralité chez J.M.G. Le Clézio, Le Langage des oiseaux dans Le Regard et la voix, RITM 9, Université de Paris X, 1994
- Andrée Chedid : portrait de la mère dans Critique n° 598, 1997
- Le Pacte narratif dans les œuvres de J.M.G. Le Clézio dans Le Bord de l’eau n° 23, 1998
- Paysages Perdus dans Le Jardin des plantes de C. Simon dans Le Courrier du Centre international d’études poétiques n° 217, Bruxelles, 1998
- Les Paysages de l’esprit (étude comparée de Proust : la bibliothèque du Prince de Guermantes, Breton : la plage du Fort-Bloqué et C. Simon : le Jardin des plantes) dans Etudes, février 2000
- Des friches industrielles au Surart dans Etudes, décembre 2000
- Louis-René des Forêts : Ostinato dans Etudes, mars 2000
- Louis-René des Forêts : de L’Eclat et surtout de la faille dans Le Bord de l’eau, mars 2001
- Jean-Pierre Faye, L’Opération ou poésie dans Action poétique, juillet 2002
- L’Homme en miettes, La Reprise (étude des récits de déportation) dans Autre Sud, mars 2004
- John Le Carré, A Spy coming in from the cold(1963), Absolute friends(2003) Etude comparée dans Europe Plurilingue www.europeplurilingue. Org février 2005
- John Le Carré, fictions frictions dans Florilège, octobre 2005.

Essai
- Le Clézio, l’écart romanesque, L’Harmattan, septembre 1999

Romans (L’Harmattan)
– Exit indéfiniment, 1997
– Le Marin d’Anaïs, 2001
– L’Endurance du voyageur, 2002
– Le Bateau sous le figuier, 2006

Nouvelles
– Octambre dans Passage d’Encres, octobre 1999
– Corps et âme dans Passage d’Encres, décembre 2000
– Un Après midi chez Phine dans Brèves, décembre 2004
– La Suite américaine, 2010 (L'Harmattan)
– Juste un p'tit grain, revue Harfang, 2011

Poèmes dans des revues
– Avis de Grand Frais et autres textes de Météo Marine, 2003, publiés sur site www elvir.org (Site poésie Université de Poitiers, Passage d’Encres …)
– Carnets du Népal dans Conférence mai 2005
– Sur un fil dans Autre Sud, décembre 2005
– Recueil : Météo Marine : Passage d’Encres/ Cahiers d’Ox 2006
– Recueil La Barlenn, éd. Passage d'encres, collection Trait court, 2012

Conférences pour des bibliothèques et salons du livre sur l'oeuvre de J.M.G. Le Clezio.

Extraits

Ce que personne ne pouvait prévoir exactement, c’étaient les couleurs et les formes qui s’inscriraient dans le rectangle des fenêtres, affecté d’une permanente métamorphose…Chaque aube proposait son paysage et ce paysage se défaisait, se refaisait pendant tout le jour. Le vent commandait la galopade des nuages… les contours se précisaient, s’estompaient. Par exemple, une épaisseur grise, dense, lente tombait en mélancolie sur les fougères, voilait la côte proche, effaçait la base sous-marine, le port de pêche et assignait à résidence les hommes et leurs embarcations. Une fois les différents plans confondus, annulés, résignés à la ouate, on voyait reparaître, comme un bonheur, une clarté sur la mer et au loin, vers Larmor, une langue de sable qui fugitivement se dorait…(Le Bateau sous le figuier)

Cependant, passé cinq mille quatre cents mètres, l’ivresse, légère, est de rigueur. On est venu pour elle. On s’accommode de rubans, de bonnets, d’un pan de fressure accrochés à l’abîme. Le Thorung la se précipite vers l’automne de la vallée, le sentier quitte les coulées de neige, dévide les mamelons herbus, l’orge qui rougit, les clématites barbues, les ciselures plus aiguës du cannabis au milieu des orties, les feuilles de riz longues translucides à pointes dorées, les bras moulés de mousse des rhododendrons, les œillets, les dahlias, les roses trémières, les papillons, les capucines qui butinent la pierre. Que la nature est belle et la la la…
On a toujours eu dans la tête cette rengaine de nos amours rêvées avec la Terre.
(Carnets du Népal)

Lieu de vie

Ile-de-France, 78 - Yvelines

Types d'interventions
  • Rencontres et lectures publiques
  • Rencontres en milieu universitaire
  • Ateliers / rencontres autres publics
  • Résidences
  • Rencontres en milieu scolaire