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Les écrivains / adhérents

François Szabowski

Roman / Nouvelle / Scénario / BD / Récits
photo François Szabowski

François Szabowski est né en 1977. Il publie son premier roman en 2011 aux éditions Aux forges de Vulcain. Son cinquième roman, "L'amour est une maladie ordinaire", pour lequel il a bénéficié d'une Bourse d'écriture du CNL, paraît en 2017 aux éditions du Tripode.
Il travaille en parallèle comme scénariste et réalise des court-métrages.

Bibliographie

Romans
– L’amour est une maladie ordinaire, Le Tripode, 2017
– Il faut croire en ses chances, Aux forges de Vulcain, 2014
– Il n’y a pas de sparadraps pour les blessures du cœur, Aux forges de Vulcain, 2013
– Les femmes n’aiment pas les hommes qui boivent, Aux forges de Vulcain, 2012
– Les majorettes, elles, savent parler d’amour, Aux forges de Vulcain, 2011

Nouvelles
– « La lumière rend aveugle », in Terminus, Antidata, 2015
– Une larme de porto contre les pensées tristes, Aux forges de Vulcain, 2013

Récit
– Silhouette minuscule (avec Anna Streese), Aux forges de Vulcain, 2013

Album
– La famille est une peine de prison à perpétuité (avec Elena Vieillard), Aux forges de Vulcain, 2015

Extraits

La soirée avait été lumineuse. Nous avions commencé par un cocktail Pelforth-Tetrazepam, dégusté sur les pelouses des Buttes-Chaumont. Il faisait beau, c’étaient les premières chaleurs de l’année et nous laissions la mixture faire son effet en dorant notre visage au soleil. La foule était dense mais je ne voyais que Marie, dont les yeux se voilaient peu à peu et scintillaient dans la lumière quand elle se penchait vers moi pour m’embrasser. Nous parlions de tout et de rien, riions sans cesse en regardant les abrutis qui faisaient du sport. Pris d’enthousiasme à la fin du premier pack, nous avions organisé avec nos bouteilles vides un concours de ball-trap sur les canards du plan d’eau. Marie l’avait remporté haut la main, 7 canards à 2, et nous étions sortis du parc en courant, hilares, pour échapper aux protestations des défenseurs de la nature. Nous nous étions ensuite régalés du copieux menu à sept plats d’un restaurant à la mode rempli de trentenaires barbus. Les deux bouteilles de Château Talbot nous avaient galvanisés, et faisant mine de sortir fumer une cigarette, nous étions partis sans payer, amadouant la valetaille en laissant sur nos chaises deux gilets à cinq euros achetés en route au marché de la Chapelle. Après avoir fêté l’aubaine en buvant de grandes lampées de rhum à la santé de la loi anti-tabac, nous avions descendu le boulevard Barbès en roue libre, à deux sur un vélib subtilisé à un étudiant timoré, et Marie assise sur la selle dormait ivre morte agrippée à moi pendant que je guidais l’engin en danseuse, laissant le vent frais ébouriffer mes cheveux. Nous avions terminé la soirée comme à l’accoutumée, nus dans les bras l’un de l’autre, haletants et fiévreux, sur le canapé-lit déplié à la hâte de mon petit studio de la rue des Pyrénées.

(« L’amour est une maladie ordinaire », Tripode, 2017)

Ma bibliothèque

Witold Gombrowicz - Ferdydurke
Fiodor Dostoïevski - Le Double
Evguéni Zamiatine - Province
Nikolaï Gogol - Les Âmes mortes
Mikhaïl Zochtchenko - Pourquoi chantait le rossignol ?
Mikhaïl Boulgakov - Le Maître et Marguerite
Franz Kafka - Le Château
John Kennedy Toole - La Conjuration des imbéciles
Régis Jauffret - Histoire d’amour
Michel Houellebecq - Extension du domaine de la lutte
Henri Laborit - Éloge de la fuite

Lieu de vie

Île-de-France, 75 - Paris

Types d'interventions
  • Rencontres et lectures publiques