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Questions / Réponses

 

Autres questions utiles

Si vous avez d'autres questions pratiques qui vous paraissent utiles pour d'autres auteurs, n'hésitez pas à nous les poser cela nous permettra de compléter cette page.

Contact
Robert Martin
documentaliste
t. 01 55 74 60 92
r.martin@maison-des-ecrivains.asso.fr

Comment rémunérer un écrivain ?

L’Agence régionale du Livre Provence-Alpes-Côte d’Azur, outre les documents très utiles qu’elle publie sur son site Internet, www.livre-paca.org (Guide des aides à la librairie, Aides et conseils pour créer, reprendre et développer une maison d’édition, etc.), vient de publier un petit livret, Comment rémunérer les auteurs ?, qui devrait résoudre bien des questions ou problèmes aux porteurs de projet voulant faire intervenir des écrivains. Ce livret est consultable à la Maison des écrivains et de la littérature sur RV au 01 55 74 60 92.

J’ai terminé un livre, et je souhaiterais le publier. Que dois-je faire ?

Vous pouvez, dans un premier temps, protéger votre œuvre en effectuant un dépôt auprès d’une société d’auteurs (SACD, SGDL, SNAC). Il vous en coûtera entre 35 et 45 €, et le texte sera conservé 4 ou 5 ans, selon la structure choisie. Il existe aussi depuis quelques années un système de protection par le biais de sites Internet (copyrightdepot.com, iddn.org, copyrightfrance.com), à vie, pour des sommes inférieures ou égales à 10 €.
Tous ces procédés de protection consistent à fournir, en cas de litige, une date d’antériorité

J’ai protégé mon texte et je l’ai modifié. Dois-je refaire un dépôt ?

S’il ne s’agit que de quelques mots dans un roman, cela ne vaut peut-être pas la peine… Si les changements sont importants, ce serait préférable.

Comment protéger les idées ? L’histoire de mon roman ?

N’oubliez pas que c’est le texte (et un texte, c’est une chaîne de mots) qui est protégé, pas les idées, ni la trame d’un roman. La forme, donc, et non le fond. Si l’on vous « emprunte » ne serait-ce que deux pages mot pour mot, il y a sans aucun doute détournement d’une partie de votre œuvre. Si quelqu’un s’inspire de votre roman en prenant soin de le réécrire différemment, c’est plus délicat. Ce sera à la justice de trancher après examen des parties ressemblantes.

Je voudrais publier mon livre. Combien cela va me coûter ?

Rien, de préférence ! L’édition à compte d’éditeur est préférable à tout autre procédé. Beaucoup de candidats écrivains, peu d’élus, mais au moins ces élus n’ont rien à débourser. Et le fait que l’éditeur prenne en charge tous les frais de publication permet d’espérer que la diffusion, éventuellement la publicité ou promotion, même modestes, seront réelles, puisqu’il est de son intérêt de rentrer dans ses frais.

Mon manuscrit a été refusé partout. Je voudrais vraiment que ce livre existe. Que faire ?

Si vous pensez avoir épuisé vos chances auprès des éditeurs qui publient à compte d’éditeur (et qui sont nombreux, faut-il le préciser ?), et si vous voulez vraiment que votre livre soit imprimé, vous pouvez procéder à une autoédition. Vous paierez bien sûr la fabrication de votre livre, que vous fassiez appel à un imprimeur ou que vous le fabriquiez vous-même (photocopie de qualité, massicot, reliure collée ou cousue main…), vous serez propriétaire de votre stock et en disposerez comme vous l’entendez : cadeaux à la famille et aux relations, vente… Si vous souhaitez déborder du cercle des intimes et toucher un plus large public en vendant l’ouvrage en participant à des salons, renseignez-vous sur la législation commerciale. Sachez qu’il existe la Société nationale des auteurs indépendants (SNAI) : 1 route de la Carrière, 22860 Plourivo ; Tél./fax 02 96 20 85 69 / 06 30 44 12 64 - www.lasnai.com
Si vous préférez confier toutes ces tâches à un éditeur à compte d’auteur, le guide AUDACE, de Roger Gaillard (éd. L’Oie plate) vous aidera à faire le tri entre ceux qui sont acceptables et ceux qu’il faut fuir.

J’ai terminé un manuscrit. Que dois-je faire pour le dépôt légal ?

Rien. Vous n’avez pas à vous en soucier. Le dépôt légal — parfois confondu avec la protection des œuvres dont il est question plus haut — concerne les œuvres publiées, imprimées. Si votre œuvre est éditée, c’est l’éditeur et l’imprimeur qui se chargeront des démarches auprès de la régie du dépôt légal de la Bibliothèque nationale de France. Bien sûr, le dépôt légal prend le relais de la protection du manuscrit et peut attester, lui aussi, d’une date d’antériorité en cas de litige.

J’ai commencé l’écriture d’un livre. Puis-je bénéficier d’une bourse ?

Si vous avez déjà publié un ouvrage à compte d’éditeur, vous pouvez postuler à une bourse d’écriture ou de création www.centrenationaldulivre.fr
Dans le cas contraire, non. Certains concours de manuscrits (donc ouverts aux auteurs inédits) offrent aux lauréats une récompense intéressante : publication, ou somme en argent, mais celle-ci est rarement aussi importante qu’une bourse de création, et de plus elle récompense un manuscrit achevé…

Je voudrais savoir comment on écrit un livre…

… ! Eh bien… On écrit des mots, qui finissent par former une phrase, et cet ensemble de phrases… En fait, il faut déjà savoir écrire pour écrire. Il n’y a pas d’autre solution, si votre question porte sur l’écriture au sens strict et premier. Si c’est plutôt un problème de structuration du récit, vous pouvez vous aider d’ouvrages de méthodologie (par exemple J’écris mon premier roman, de Louis Timbal-Duclaux, éd. Écrire aujourd’hui) qui vous donneront quelques principes de base, quitte à les adapter ou vous en libérer ensuite pour mieux trouver votre style.

Puis-je envoyer mon manuscrit à plusieurs éditeurs en même temps ?

Bien sûr. Compte tenu de leurs délais de réponse (une moyenne de trois-quatre mois), si vous les contactez l’un après l’autre, vous en ferez quatre par an, et comme le chemin est long, vous y passeriez des années ! Procédez par « vagues » d’envois, en fonction du nombre de copies du manuscrit dont vous disposerez. Si les réponses sont négatives, récupérez dans la mesure du possible les manuscrits et renvoyez-les à d’autres éditeurs.

Dois-je fournir les frais de retour ?

Les éditeurs ne sont pas tenus de vous renvoyer le manuscrit à leurs frais — certains, néanmoins, le font ! —, et ils vous demandent de leur fournir une enveloppe timbrée.