Contenu | Navigation | Politique d'accessibilité | Crédits Lettre internet

Les écrivains / adhérents

--- Mandin

Poésie / Roman
photo --- Mandin

Mandin est un authentique parisien. C’est au Select que je le rencontre après avoir découvert plusieurs recueils de ses poèmes.
Sa stature imposante, son élégance et son raffinement naturel, son regard clair et percutant, ne peuvent qu’appartenir au gentleman qui se trouve devant moi.
Tour à tour proche ou distant, observateur ou provocateur, séduisant ou déconcertant, posant des énigmes ou s’imprégnant de l’air du temps pour y puiser les fragrances de cette société qui l’entoure, Mandin l’insaisissable n’appartient qu’à lui-même. Ainsi, je découvre l’homme à l’image du Poète qui m’était devenu familier pour l’avoir tant lu et relu. Le Poète laisse aujourd’hui dans les mémoires les traces indélébiles d’une prose étonnante, incontournable qui sait rencontrer les âmes : ses encres de tanin écrivent sur nos pages… L’ensemble de ses recueils est une véritable aventure poétique où « l’écouter voir », « le faire » et ses « humeurs nodales » transportent dans le monde du Désir, des Destins et du sens lumineux de la mélancolie d’un jour de pleine lune.
Seul l’écrivain mettant l’âme au service du corps peut amener la femme romantique à effleurer la sensualité, la femme érotique à accéder au rêve.
Ses poèmes dédiés à la femme, sont à la frontière de ces deux mondes passant subtilement de l’un à l’autre en mettant son esprit en désordre. Comme il l’a écrit… :
« En connaisseuse, tu pénètres avec effraction dans mon émoi. Installée au bar des idées saugrenues, tu déposes sur ma main un baiser floral, dans mes yeux, une aurore boréale. »

Amy LOU

http://www. mandin.com
Bibliographie

1969 - Alcoolat de Poèture chez P.J. OSWALD
2001 - Mouvements d’humeur à la SPF

Aux éditions LANORE
2008 Réminiscences
2011 Capharnaüm
2012 Inutile
2014 Les Fatrasies d’Eris
2015 Dilution
2016 L’Homme détache

Extraits

Extrait de L'Homme détaché

Dans ce parcours s’inscrit l’écriture comme la seule impasse possible sous condition de gommer ce qu’on pourrait en dire. Une matière s’y travaille de mots rares, où les concepts s’architecturent dans l’épure, se calligraphient d’espace blanc et de respirations, spasmes ou souffles longs, de leitmotive en variations. En cette substance, Savie, est un art poétique liminaire qu’il faut interroger inlassablement comme les échos de Maria Gabriela Llansol ou de Roberto Juarroz. Autant de motifs pour tisser les labyrinthes savants qui mènent à la réconciliation
Autre spasme, celui de la colère et d’une humanité fustigée en son arrogance ignorante. Le poète poursuit sa solitude, travaillant le medium d’un nouvel amour où la Femme et l’Homme se retrouvent, à côté. Savie est enjeu dans la quête poétique de la Femme au portrait impossible où l’or alchimique affleure d’un regard et d’une chevelure. La sexualité en cascades et mots en chaos se fraye toutes les issues de la liberté dans le dictionnaire amoureux. Les nœuds se sont déroulés jusqu’à leurs noyaux.
La nuit est tombée sur Paris. Une Femme fume sous un lampadaire, de l’autre côté de la vitre, le Poète la regarde…
_Et l’autre et l’une deviennent la même nuée souple _ la même présupposition _
La nuit serait consolation si tout faisait corps en son revers.

Ma bibliothèque

700 livres environ dans plusieurs endroits, sans aucune ségrégation ni élitisme.
Je dois dire que je lis de moins en moins depuis quelques années mes contemporains. L’impression de lire toujours le même livre… romans, poésie ou philosophie.

Je m’insurge contre la mise sous tutelle de la poésie par les universitaires ou par les poètes de l’amour contrit. La poésie est une géométrie de la littérature.

Lieu de vie

Île-de-France, 75 - Paris