Les écrivains / adhérents
Dominique Chipot
Poésie
Dominique Chipot, haïjin (auteur de haïku)
Il cherche à mieux faire connaître ce plus petit poème du monde, depuis plusieurs années.
Fondateur de l'association pour la promotion du haïku (www.100pour100haiku.fr), il anime des conférences, des ateliers, des expositions et dirige Ploc! la lettre du haïku.
Egalement passionné de photographie, il marie photo et haïku dans des oeuvres originales qu'il expose depuis 2004. Quelques-une de ses oeuvres ont été présentées au Japon (patrie du haïku), en 2007, lors d'expositions à Tokyo et dans les environs de Nagano.
Bibliographie
Publications
– Du rouge aux lèvres, les haïjins japonaises
anthologie de haïkus japonais, traduits en collaboration avec Makoto Kemmoku, éd. La Table Ronde, 2008
– Tout sur les haïkus (guide d'écriture), éditions Aléas, 2006
– Seulement l'écho (Anthologie francophone), éd. La Part commune, 2010
– La lune et moi, anthologie de Hâïkus japonais contemporains. Traduction Makoto Kemmoku & Dominique Chipot, éd. Points, 2011
– L'ignorance du merle (recueil personnel), éd. Eclats d'encre, 2011
– Haïku-dô, la voie du haïku (guide d'écriture), Les éditions David (Canada), 2011
Extraits
1. Extrait de Tout sur les haïkus, guide d’écriture
elle n’est pas là
pour m’embrasser au feu rouge –
passer à l’orange
--
vendredi 13
un billet de loto
sur le trottoir
--
l’amandier en fleurs
sur la vieille carcasse
des pétales tombent
--
franchissant la grille
du jardin ensoleillé
les roses fleuries
--
dimanche d’automne –
pour un peu de couleurs vives
allumer un feu
--
les pétales
à côté du vase
un à un
--
sécheresse au Kenya –
écarter le journal et
reprendre du thé
--
journal intime –
une question sans réponse
quarante ans après
2. Extrait de la préface de Du rouge aux lèvres, traduction de haïkus de poétesses japonaises
L'arbre des haïkus plonge ses racines dans la poésie classique japonaise, le waka (également dénommé tanka, essentiellement à l’extérieur du Japon), poésie courte de 31 syllabes composée de deux parties : un distique de 14 syllabes (7-7) répond à un tercet de 17 syllabes (5-7-5). L'auteur s'appuie sur le tercet, souvent coup de projecteur sur la nature, pour exprimer, tout en retenue, son émotion dans le distique.
Le tanka, toujours à la mode aujourd'hui au Japon, évolua au XIV° siècle vers le renga, aussi dénommé renku, œuvre collective composée de plusieurs strophes (2, 18, 36, 100,...) dont les enchaînements étaient constitués, selon les écoles, par les mots (les jeux de mots) ou par les sens.
Toutes ces racines (tanka, renku) maintiennent solidement notre arbre des haïkus dans la tradition poétique et convergent vers le tronc, lequel supporte toutes les branches.
Ce tronc symbolise Bashō (1644-1694), grand maître incontesté du haïku japonais, qui imposa la simplicité, la force de suggestion et l'impermanence (notion bouddhique) dans le haïku.
Depuis Bashō, différentes tendances se succèdent, de branche en branche. Parmi les deux principales, l'une défend le haïku naturaliste, ou ancré dans la nature, tandis que l'autre, abandonnant les règles traditionnelles du haïku, ne cherche pas à reproduire fidèlement la réalité.
L'ensemble de ces branches, maîtresses et secondaires, finit par créer le port majestueux de notre arbre des haïkus qui s'étoffe au fil des années, et fleurit à chaque printemps.
Lieu de vie
Lorraine, 54 - Meurthe-et-Moselle
Types d'interventions
- Aucune





