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Les écrivains / adhérents

Evelyne Morin

Poésie / Théâtre
photo Evelyne Morin

Je suis née en 1950, à Tulle, en Corrèze. J’ai vécu ensuite dans la région parisienne, à Ivry-sur-Seine, puis à Savigny-sur-Orge.
La lecture a été très tôt une passion et j’ai tout naturellement fait des études de Lettres, à la Sorbonne et à l’Université Paris VII, pour devenir professeure. Parallèlement je suis entrée dans une compagnie de théâtre, Les Trois Clous, dont je fais toujours partie. J’ai effectué une formation avec des metteurs en scène tels que Guy Rétoré, au TEP, Jean-Pierre Vincent, au théâtre des Amandiers de Nanterre. C’est lorsque j’étais étudiante que j’ai commencé à écrire. Mon enseignement a consisté à transmettre le désir des livres, de la poésie, du théâtre, de l’écriture.

Ma sensibilité aux fractures du monde, mon engagement pour « la cause humaine », ont été motivés par les images familiales, celle de mon père, qui a rejoint l’Armée française de la Libération pendant la guerre de 39-45, de ma grand-mère paternelle, qui a participé à la Résistance, de ma mère, par ses récits sur l’Occupation en Corrèze et le drame de Tulle du 9 juin 1944 (99 hommes pendus et 149 déportés par la division Das Reich).

Je voyage, à la recherche des traces, des blessures anciennes, de la mémoire (Dernier train avant le jour, N’arrêtez pas la terre ici, Le Bois des Corbeaux).

Mon écriture est une interrogation de l’origine, indissociable de la mort, du passage, donc (Un retour plus loin). En ce non lieu qu’on atteint à la limite intérieure où le sens ordinaire se perd pour réinventer le sens (Non lieu provisoire). Elle est quête de la lumière dans la nuit, à la lisière de l’indicible, captation de l’instant qui éternise le temps, disparition de toute trace, donnant accès à « l’autre côté d’ici » (Matin de l’arbre levant, Ronde noire).
Dans l’abandon à l’attente, au vide, au silence, la parole poétique guette les signes de l’accomplissement.

http://evelynemorin-poesie.fr
Bibliographie

Publications
– Le cri de l'aube éditions PJ Oswald 1975
– La défaillance des jours éditions Caractères 1976
– Miroirs éditions Caractères 1978
– Le jeu de moi éditions Caractères 1985
– La licorne du silence éditions Caractères 1987
– Rencontre occulte à mort perdue éditions La Bartavelle 1991
– Terre de mortes-lunes éditions Table Rase 1992
– La nuit d'Électre éditions La Bartavelle 1996
– Ombres, désirs éditions Jacques Brémond 2000
– Dernier train avant le jour éditions Le dé bleu 2001
– N’arrêtez pas la terre ici (préface de Stéphen Bertrand) Polder/Décharge 2003
– Non lieu provisoire (encres de Misko Pavlovic) éditions Cadex, 2007
– N’arrêtez pas la terre ici (préface d’Anne Stell) éditions Le Nouvel Athanor 2007
– Cela, fulguré éditions Gros textes 2007
– Un retour plus loin (encre de Marc Pessin) éditions Jacques Brémond 2007
– Rouge à l’âme éditions Potentille 2007
– Matin de l’arbre levant (Préface de Brigitte Gyr) éditions Le Nouvel Athanor 2014
– Le Bois des corbeaux (photographies d’Éliane Morin) éditions Gros textes 2015
A paraître en 2017
– Ronde noire (illustrations d’Alexandre Hollan) aux éditions Jacques Brémond

Présence dans les anthologies
– Anthologie de la Poésie Mystique Contemporaine édition Jean-Luc Maxence, Presses de la Renaissance, Collection Spiritualité 1999
– Ce que disent les mots, de Pierre Maubé, éditions Éclats d’encre 2004
– Polder Deuxième génération éditions Décharge / Gros Textes 2005
– Anthologie – 7 Multiples N° 71 2007
– Anthologie Seghers : L’année poétique 2008, présentée par Patrice Delbourg, Jean-Luc Maxence et Florence Trocmé ; Avant-propos de Bruno Doucey
– Esprits poétiques 3. Dires d’elles Hélices 2010
– Nous, la multitude anthologie poétique éditions Le Temps des Cerises 2011
– L’Athanor des poètes anthologie 1991-2011, par Jean-Luc Maxence et Danny-Marc, Le Nouvel Athanor 2011
– Ouvrir le XXIème siècle, 80 poètes québécois et français Mœbius & Cahiers du sens 2013
– Frumdrög að draumi, Ljóð franskra skáldkvenna Anthologie islandaise de poésie féminine française, Þhór Stefánsson, Oddur, 2016

Publications en revues
L'Arbre à paroles, Arpa, Bacchanales, Les Cahiers du sens, Comme en poésie, Concerto pour marées et silence, revue, Décharge, Diérèse, Encres vagabondes, Encres vives, Friches, Imprévue (revue franco-américaine), Interventions à haute voix, Le Journal des poètes, La Lettre sous le bruit, La main millénaire, Lieux d'être, Linea, Liqueur 44, Multiples, Neige d’août, Phréatique, Poésie/première, Rétro-Viseur, Sarrazine, Soleil des loups, Souffles, La Traductière, Vagabondages, Verso, Voix d’encre. Revue en ligne : Recours au poème

Spectacle
Miroirs, ou l'opérette d'un sou créé en 1984 à partir des trois premiers recueils Scénario et mise en scène : Jean-Louis Gonfalone ; musique : Gérard Garnier et Jean-Louis Gonfalone.

Assure la programmation de :
Poésie & musique.orge
Événement poétique et musical organisé en partenariat par la MJC de Savigny-sur-Orge et la Compagnie Théâtrale Les Trois Clous

Membre du Jury du Prix de la découverte poétique de la Fondation Simone de Carfort, sous l’égide de la Fondation de France

Participe à des lectures-rencontres poétiques

Anime des ateliers d’écriture en milieu scolaire et en résidences pour personnes âgées

Comédienne à la Compagnie théâtrale Les Trois Clous
Formation d’art dramatique à l’Université Paris III, au TEP, et lors de stages de théâtre, animés par des metteurs en scène tels que Jean-Pierre Vincent, Jean-Claude Penchenat, Michel Abecassis, Frédéric Fisbach, Serge Noyelle…
Cours de chant lyrique avec Martine Guilbaud, puis Valérie Martin

Extraits

L'encre versée trace le passage par où le sang ne coulera plus

Cela ne ressemble pas à l'histoire où je l'avais quittée
Ce sont vos visages que j'emporte
à poings fermés
loin des chants
qui unissent
désunissent
les rêves gris
Et si je ne sais plus
j'inventerai la suite
en rouge et noir
La muerte vous allait bien
J'écouterai la nuit
J'écouterai le jour
l'écho repasser sur les places vides
Vous avez signifié le vent
Double
Finalement
Si rien ne fut dit
nous poursuivîmes le chemin
parce que c'était le chemin
Encore un peu de temps et nous saurons qui a ouvert le ciel aux oiseaux

– Un retour plus loin, Éditions Jacques Brémond 2007

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Quelque chose bouge
Pourtant

Qui ne bouge plus.
Affleurement des pierres à la surface de l’eau

Instant pris entre l’appel du vide et la pesanteur d’être
plus que lui-même

Comment ne voir que la transparente présence de l’air
limpide absence à tout autre instant
Comment vider le vide de tout appel à se combler

La lune monte hautaine
dans le ciel sans réflexion
que la perspective
d’un miroir possible
en la mer
obscurcie par son éclat
Un rayon échappé
résonne
comme un appel à plus d’absence

Où se noyer serait ressemblance
avec l’image perdue

– Matin de l’arbre levant, Le Nouvel Athanor, 2014

Ma bibliothèque

Stendhal, Dostoievski, Virginia Woolf, Albert Camus, Thomas Bernhard, Julien Gracq, Claude Simon, Jacques Derrida, Baudelaire, Apollinaire, Pessoa, Shakespeare

Lieu de vie

Île-de-France, 91 - Essonne

Types d'interventions
  • Ateliers d'écriture en milieu scolaire
  • Rencontres et lectures publiques
  • Ateliers / rencontres autres publics
  • Résidences
  • Rencontres en milieu scolaire