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Les écrivains / adhérents

Anne Serre

Roman
photo Anne Serre

Anne Serre est l’auteur d’une quinzaine de romans. Les premiers apparaissent comme une sorte de « théâtre de marionnettes », sous le signe de l’enchantement et de l'emprise. Elle est alors lectrice de Wedekind, de Djuna Barnes ou d’Unica Zürn. Dans Au secours (1998), ses personnages s’incarnent davantage, même si subsiste une dimension de conte. Avec Le Narrateur (2004), elle crée un personnage, le narrateur, figure centrale du roman. Et à partir de là, ses romans semblent avoir pour objet essentiel, l’écriture: sa naissance dans Petite table, sois mise!, sa pratique dans Dialogue d’été, ou son jeu dans Voyage avec Vila-Matas.
Quatre de ses romans paraîtront en traduction anglaise, courant 2018, chez l’éditeur New Yorkais, New Directions.

Prix Charles Oulmont en 2004
Prix de la Fondation del Duca en 2008
Prix des Etudiants du Sud, à Aix-en-Provence, pour l'ensemble de son oeuvre (2009).

Anne Serre a été membre du Conseil d'administration de la Mel.

Bibliographie

Fictions
– Les Gouvernantes, Champ Vallon, 1992
– Eva Lone, Champ Vallon, 1993
– Un Voyage en ballon, nouvelles, Champ Vallon, 1993
– La Petite épée du cœur, Le Temps qu’il fait, 1995
– Film, Le Temps qu’il fait, 1998
– Au Secours, Champ Vallon, 1998
– Le Cheval blanc d’Uffington, Mercure de France, 2002
– Le Narrateur, Mercure de France, 2004
– Le.Mat, Verdier, 2005
– Un chapeau léopard, Mercure de France, 2008
– Les Débutants, Mercure de France, 2011
– Petite table, sois mise !, éditions Verdier, 2012
– Dialogue d'été, Mercure de France, 2014
– Voyage avec Vila Matas, Mercure de France, 2017

Extraits

"La littérature est le monde dans lequel je me sens bien. Ma bibliothèque constitue une présence très chaleureuse pour moi. Montaigne, Gertrude Stein, Arno Schmidt et cent autres sont des amis proches. Nous nous entendons bien, nous nous comprenons, nous parlons la même langue. Parfois ce sont tel et elle qui surgissent – par exemple Michel Leiris, Robert Walser ou Rousseau -, dont la présence est forte pendant quelques jours. Puis elle s’amoindrit un peu, et alors c’est au tour de Peter Handke, de Samuel Butler, de Thomas Bernhard ou de Thomas Hardy de m’adresser des signes. Et ça continue tout le temps, avec d’autres. Ca tourne, comme un manège, ça n’arrête pas ».
(Le Matricule des Anges, juin 2008)


« Alors on va me dire : mais au fond, c’est qui, c’est quoi, ce MAT ? Il est protéiforme, il change sans cesse d’aspect, de figure, il a des fonctions diverses. Mais oui.
Si les choses étaient simples, cela se saurait. Si la terreur, l’amour, l’amitié, la mort, la folie désignaient à chaque fois une seule figure, cela se saurait aussi et l’on n’en serait pas aussi encombré. Ce qui est merveilleux, c’est d’approcher ce corps protéiforme et inquiétant, ce changement à vue de visage, d’usage, sans jamais s’y brûler au point d’y perdre son latin (la plus grande perte). Tant que l’on peut rester vivant et possédant son latin à considérer LE.MAT face à face, c’est que l’on est écrivain, suspendu, protégé.
Etre plus fort que lui, c’est la seule manière de survivre ».
Extrait du "Mat" (Verdier)

Lieu de vie

Île-de-France, 75 - Paris

Types d'interventions
  • Rencontres et lectures publiques
  • Ateliers d'écriture en milieu universitaire
  • Rencontres en milieu universitaire
  • Résidences
  • Rencontres en milieu scolaire