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Les écrivains / adhérents

François René Daillie

Poésie / Roman / Nouvelle / Essais
photo François René Daillie

Né à Nîmes en 1925 d’un père du Nord et d’une mère de Bourgogne du Sud. Dès sa douzième année, il a su que son long chemin de vie serait consacré à voyager et écrire. Romancier, poète et grand traducteur. Il a publié une trentaine d’oeuvres dont des romans, essais, carnets et anthologies de poésie. Il avait également la passion de traduire et, dans plusieurs langues, n’a jamais cessé.
Il rêvait d’être officier de marine, en réalité il était de la famille des écrivains voyageurs. Nombreux sont les pays où il s’est senti chez lui et qui ont accompagné tant ses traductions que sa création littéraire.
Avec constance, il y exprime son attachement aux paysages et aux lieux et aussi particulièrement le secret des êtres et la force des passions.

Tout d’abord le pays de Cluny au point d’en être marqué pour la vie et d’y être revenu habiter jusqu’à son dernier jour, le 31 octobre 2012. Lieu qui fut source d’inspiration de plusieurs essais et de livrets de poésie dont Les eaux du Pré au Loup et Le Ciel sur la colline. Marqué aussi par Lyon où il vécut de neuf à vingt et un ans et suivit des études littéraires classiques et de langues vivantes : anglais, allemand et italien. Lyon qu’il évoque particulièrement dans son roman Le Divertissement -Chronique du temps ralenti. Où il commence à traduire Le bel été de Cesare Pavese et Les Élégies de Duino de Rainer -Maria Rilke après sa rencontre avec Maurice Betz en 1943. Puis Paris et de nombreux lycées de province où il fut professeur de langues.

Son trente-sixième anniversaire voit le début d’une nouvelle vie à l’étranger. À la fois en Afrique, en Asie du Sud Est : Ghana, Égypte, Pakistan, Malaisie. Après des fonctions au Quai d’Orsay à Paris, il fut tour à tour Directeur d’Alliance Française, Conseiller culturel d’ambassade, Directeur des Études françaises.
Il se consacre alors de plus en plus quotidiennement à l’écriture, ainsi son roman Le Cabalaire -Lieu dit d’un récit, son essai Vita Nova - Journal d’Islamabad.
À trois reprises, il voyage en Malaisie. En 1987 il y est invité comme traducteur et écrivain résident. Par son travail de collecte, de traduction et d’analyse des pantouns, il devient spécialiste de cette forme de poésie malaise originale. Il rédige plusieurs ouvrages sur ce sujet en anglais et en français dont La Lune et les Étoiles. De plus, son dernier roman Élisa ou La maison malaise se situe dans ce pays qu’il avait découvert sur les traces de Henri Fauconnier.

Dès 1973, puis revenu en France, il devient éditeur et crée la maison d’édition Solaire suivie de la collection Vérité intérieure pour mettre en valeur, hors des conventions, une poésie authentique, vivante et libre. Ainsi il découvre, fait connaître et rencontre de nombreux artistes et graphistes étant peintre lui même. Et surtout, ainsi que l’indique sa bibliographie, nombre d’auteurs comme Yves Bonnefoy, Maurice Chappaz, Andrée Chedid, Armel Guerne, Philippe Jaccottet, Gustave Roud...
Il entre en affinités avec notamment Dominique Aury, Christian Bobin, René Char, Julien Gracq, Bernard Lesfargues, Hubert Nyssen, Claude Vigée et aussi Gaston Bachelard à qui il rend hommage avec « Bachelard ou le droit de rêver ». Il a également contribué à des textes divers dans la Nouvelle Revue Française et Les Lettres Nouvelles.

Essentiellement, François-René Daillie privilégiait le récit et la poésie - pas nécessairement sous la forme du poème - revenant sans cesse sur ses travaux pour les parachever. Ainsi plusieurs manuscrits restent en attente de publication comme Charlotte - Quête - récit, Les arches de nuit et Sylvie - Romans...

Quant à ses travaux de traduction, à ses tout débuts il collabore aux Lettres Nouvelles grâce à Maurice Nadeau. Il continue cet engagement pendant plus d’une cinquantaine d’années. Traductions qui font quasiment partie de son oeuvre. En effet pour lui, traduire était aussi créatif qu’écrire soi-même.
Ce fut autant en anglais, en américain, australien qu’en italien, allemand et surtout en malais et indonésien. Diversifiés et nombreux sont les auteurs, leurs romans et les recueils de poésie qu’il a traduit en français.
Citons John Hawkes, Henry James, William Carlos Williams, William Wordsworth, Jay Parini.Et Johnn Gardner, Jean Rhys pour lequel il obtient le prix Halpérine-Kaminsky.
Et aussi Rainer-Maria Rilke, Heinrich Böll, Ingeborg Bachmann, Jürgen Becker, Rainer Kunze. Leonardo Sciascia : Prix du meilleur livre étranger.
Egalement plusieurs poètes chinois dont Li Po et Tou Fou Sans oublier l’indonésien Pramoedya Ananta Toer et, le tout dernier traduit, Saut Situmorang.

François-René Daillie 1925 - 2012

Bibliographie

Oeuvre personnelle
Aux éditions de l’Escampette :
– Vita Nova, Journal d’Islamabad - nouvelle édition revue et complétée en 1995
– Le Divertissement - Chronique du temps ralenti roman 1996
– Temps large, Anthologie poétique 1948-1995 en1996
– En temps de résistance, Essais sur la poésie 1999
– Sur le grand chemin, notes de journal 2000
– Le Petit véhicule, Journal d’Accra - notes complètes 2002.

Chez d’autres éditeurs :
– Ama, poésie, Chambelland 1969
– La Fête minérale, Pierre-Jean Oswald 1970
– Le Pays de Juin, notes en miroir à Champs de Jürgen Becker, Denoël L-N 1971
– La Rose et l’Acacia Chambelland 1973
– Le Petit véhicule, Le Dé Bleu 1974
– Ouvrir les Portes, Rougerie 1974
– En Pays heureux, Rougerie 1975
– Pérégrinations Solaire 1978
– Vita Nova, Journal d’Islamabad - Première version- Revue Solaire 1982
– Alam Pantun Melayu - Studies of the Malay Pantun Dewan Bahasa dan Pustaka, Kuala Lumpur Malaisie 1988
– Le Cabalaire, Lieu-dit d’un récit, roman Éditions Philippe Olivier 1989
– De cette Terre, Encres de Chine poèmes, Solaire / Fédérop 1993
– Le Ciel sur la Colline - Transhumances 1973-1988, Le Temps qu’il fait 1994
– La Lune et les Étoiles, le pantoun malais récit – essai -anthologie Les Belles Lettres 2000
– William Wordsworth, Poèmes Choix, présentation et traduction Poésie - Gallimard, 2001
– Les Eaux du Pré-au-Loup, proses, Le Laquet 2001
– Terre d’encre, Le Laquet, 2002
– Meunier, tu dors ! polar à Donzy le National Éditions Nykta 2002
– Au pays d’à côté, Anthologie1942-1995, Les Amis de la Poésie - Bergerac, 2002
– La Neige, Atelier du Bief, 2005
– Saisons Anthologie 1945-1954, Les Amis de la Poésie Bergerac, 2011
Le camion vert : Non publié.

Traductions
Cesare Pavese : Le bel été : travail non publié
Paul Ritchie : Le Protagoniste Denoël L-N 1970
John Hawkes : Le Cannibale Denoël L-N 1972 et Seuil 1992
Le Charivari Denoël 1977
Autobiographie d’un cheval, Seuil 1995
Prix Halpérine-Kaminsky pour les trois ouvrages ci-dessous :
Jean Rhys : Voyage dans les ténèbres, Denoël L-N 1974
Henry James : La Princesse Casamassima, Denoël 1974
John Gardner : Grendel, Denoël 1974 –
William-Carlos Williams : Mule blanche, La Fortune, Le Succès, Flammarion 1981- 1984 -1987
Jay Parini : Une année dans la vie de Tolstoï, Albin-Michel 1990
William Wordsworth : Poèmes, choix présentation et traduction Poésie/Gallimard 2001
Lucy Gray, Le Petit Poëte illustré, 2002
Thomas Gray : Élégie écrite dans un cimetière de campagne, Le Petit Poëte illustré 2002
Jürgen Becker : Champs, Denoël L-N 1972
Fin de la peinture de paysage, Solaire 1976
Ne me parle pas de la guerre, Actes Sud 1987
Une Porte sur la mer, Solaire / Fédérop 1989
Reiner Kunze : Les années merveilleuses, Seuil 1978
Heinrich Böll : Protection encombrante, Seuil 1981
Franz Zeise : L’Armada, Le Sorbier 1984
Don Juan Tenorio, Le Sorbier 1986
Ingeborg Bachmann : Poèmes, Actes-Sud 1989
Rainer-Maria Rilke : Élégies de Duino Orphée, La Différence 1994 et l’Escampette 2000.
Leonardo Sciascia : Todo Modo, Denoël 1976 : Prix du meilleur livre étranger
A-M Ripellino : Les chemins du merveilleux - Essais sur la littérature russe, Denoël 1977
Alberto Bevilacqua : La Dame des merveilles, Balland 1986
Alberto Savinio : Alberto Savinio, Franco- Maria Ricci 1992
Anonymes : Pantouns malais Nouvelle Revue Française 1985 et SUD 1987
Anwar Ridhwan : L’Autre rive, Éditions Fédérop 1989
Après la guerre, nouvelle, Le Serpent à Plumes 1990
Anciennes voix malaises, Fata Morgana - Les Immémoriaux 1993
La Lune et les Étoiles : Partie traduction des pantouns malais. Les Belles Lettres 2000
Pramoedya Anata Toer : Le Fugitif, Plon 1991
Vies à louer, nouvelle, Le Serpent à Plumes
Gadis Pantaï - La Fille du Rivage Gallimard - Du monde entier 2004
Saut Situmorang : Les mots cette souffrance, Éditions Le Banian - Pasar Malam 2012

Et en référence avec La Maison des Écrivains et de la Littérature :
Activité éditoriale 
(revues et livres)

Revue des éditions « Solaire » :

N°1, mai 1973, Héliopolis / Le Caire. Au sommaire : Chr. Da Silva, Pierre Dhainaut, Pierre Gabriel, J.-P. Geay, Christian Hubin, Jean Malrieu, Bernard Mazo, Robert Momeux, Fernand Verhesen, R. Daillie, Daniel Louvel (gravures).
N°2-3, été 1973, Issirac / Privas : Au sommaire : Max Alhau, Luc Bérimont, J.-Cl. Busch, Andrée Chédid, Pierre Dargelos, Luc Decaunes, Jean-François Fustier, Georges Herment, Edmond Humeau, Jean Joubert, Olivier Loras, André Miguel, Gaston Puel, Jean Rousselot, Fr.Noël Simoneau, H. le Chénier (dessins).
N°4, janvier 1974, Héliopolis / Le Caire : Serge Michenaud (in memoriam), Christian Augère, Jürgen Becker (traduction R. Daillie), Raoul Bécousse, Pierre-André Benoît, Jean-Louis Depierris, Jean Digot, André Doms, J-P. Geay, Peter Huchel (traduction R. Daillie.), Jean-Vincent Verdonnet, B. Épinat (dessins)
N°5, mai 1974, Héliopolis / Le Caire : Gilbert Socard (in memoriam), Bernard Amy, Hans Carl Artmann (traduction R. Daillie.), Sabine Dubourg, Louis Guillaume, Jacques Lepage, Gérald Neveu, Paul Pugnaud, Jean-Luc Sarré, J.-P. Spilmont, Gilbert Trolliet, Margot Veillon (dessins)
N° 6-7, été 1974, Issirac / Privas : Jacques Ancet, P.-A Benoît, J.-Cl. Busch, Henry Cheyron, René Daillie, François Dodat, André Doms, Louis Dubost, Jacinto-Luis Guerena, Lucienne Hoyaux, Gil Jouanard, Pierre-Marie Michel, Jean-Claude Xuereb, Marcel Dumont (Dessins)
N° 8, février 1975, Héliopolis / Le Caire : Vicente Aleixandre (traduction Jacques Ancet), Bernard Amy, Charles Bourgeois, Jean-Louis Chauvin, René Daillie, Sabine Dubourg, Albert Fleury, Marcel Hennart, Gil Jouanard, Anise Kolz, Alain Lévêque, Pierre Fournel (dessins).
N° 9, mai 1975, Héliopolis / Le Caire : Jacques Ancet, André Antonin, Dominique Autié, Jürgen Becker (traduction R. Daillie), Dagadès, René Daillie, Lucienne Hoyaux, Anne-Marie Kegels, Claire Laffay, Alain Lévêque, Margot Veillon (dessins)

N°10-11, été 1975, Issirac / Privas : Paul Celan (traduction R. Daillie), Gérard Bayo, René Daillie, François Dodat, Marie-Jeanne Durry, Georges Formentelli, Alain Jean André, Gil Jouanard, Charles Juliet, Gérard Prémel, Paul-Louis Rossi, Jacques Roubaud, Jean Rousselot, Pierre Torreilles, François Valentin, Kenneth White (traduction Marie et Gil Jouanard), Henry Le Chénier (dessins)
N°12, mars 1976, Issirac / Privas : Nicolas Boutefeu, René Daillie, Alain Jean André, Gil Jouanard, Jean Joubert, Alain Lévêque; Jacques Réda, René Genis (dessins)
N°13, printemps 1976, Issirac / Privas : Rainer. Maria. Rilke-traduction R. Daillie, ainsi que Jürgen Becker, Jürgen Theobaldy, Wolf Wondratschek, avec Elisabeth Becker, Werner Ross. Georges Formentelli, Gérard Prémel, Gil Jouanard (sur Jacques Réda et Jean-Loup Trassard), Roger de Beaumont (dessins)
N°14-15, automne 1976, Issirac / Privas : Jürgen Becker, Fin de la Peinture de Paysage, traduction et dessins de René Daillie.
N°16, printemps 1977, Issirac / Privas : Jean Malrieu (1918-1976), Sabine Dubourg, Francine Caron, Marcel Hennart, Lucienne Hoyaux, Gil Jouanard, Alain Paire, Joseph-Paul Schneider, Sabine Dubourg (dessins)
N°17, juin 1977, Issirac / Privas : Autour de Gustave Roud : Albert Béguin, Gustave Roud, Philippe Jaccottet, René Daillie, Gustave Roud, Pierre-Alain Tâche, Pierre-Albert Jourdan, Alain M.Perdrillat, Jean Fusier, Claude Mettra, Gérard de Palézieux (dessin et lavis), note bibliographique et note sur Palézieux.
N°18-19, automne 1977, Issirac / Privas : Vicente Aleixandre, prix Nobel 1977 (traduction Jacques Ancet), Jürgen Becker-traduction R. Daillie, ainsi que Reiner Kunze. Luis Mizon Morales (traduction Benito Pelegrin), Yves Bonnefoy, Charles Juliet, Gérard Bayo, Alain Paire, Boris Rybak, Max Alhau, Jacques Ancet, François Valentin, Gabriel Le Gal, Gil Jouanard, Alain Lévêque, René Daillie, Yves Bonnefoy. Raymond Mason (dessins).
N°20-21, printemps 1978, Issirac / Privas : Aldébaran, Christian Guez, Sabine Dubourg, Alain Lévêque, Jean-Paul Hameury, Heather Dohollau, Kenneth White (traduction R. Daillie), Céline Zins, Georges Formentelli, Edwige Vankeirsbilck, René Daillie, Jacqueline Vitanyi, Alain Paire, Pierre Fournel (dessins)
N°22-23, automne 1978, Issirac / Privas et Vals-les-Bains : « Le jardin » : Radovan Pavlovski (trad. J. Gaucheron et J. Descat), Claude Vigée, Armel Guerne, P.-A. Tâche, Andrée Chédid, Jacques Lacarrière, Paul de Roux, Alain Jean André, Gil Jouanard, Edwige Vankeirsbilck, René Daillie, Madeleine Poncet, Claudine Chonez, René Nelli, Maryvonne Digot, Pierre Gabriel, Éliane Colarullo, Pierre Gibert, Béatrice Lofoten, François Valentin, Denise Esteban (dessins)
N°24, février 1979, Issirac / Privas et Vals-les-Bains : François Valentin (in memoriam), Pierre Torreilles, Jean Joubert, Yves Leclair, Alain Paire, Jean-Loup Trassard, Jean Rousselot, René Daillie. Et «Avec Gustave Roud» : Vio Martin, Gustave Roud. Nasser Assar (dessins), Lectures et regards de Yves Leclair, Gil Jouanard, Alain Paire, René Daillie.
N°25-26, été-automne 1979, Issirac / Vals-les-Bains : Armel Guerne, Alain Jean André, Jacques Lacarrière, Nicolas Cendo, Alain Lévêque, Micha Sofer, André Dhôtel, Bernard Amy, Gérard Bayo, Yves Leclair, Max Alhau, Dominique Autié, Marc Vaution, J.-V. Verdonnet, René Daillie, Jean-Claude Martin, Dagadès, Olivier Micha, Daniel Lançon, Gil Jouanard, Jean-Max Toubeau (dessins). Lectures et regards de Georges Hénein, Yves Leclair, Alain Paire et Gil Jouanard.
N°27, décembre 1979, Issirac / Vals-les-Bains : « Algérie / Maisonseul » Albert Camus, Lorand Gaspar, Roger Little, Djamal Imaziten, Serge Meitinger, Massa’aki Takabataké, Hamid Tibouchi, Jean Sénac, Jean de Maisonseul (dessins). Lectures et regards de Néoclès Coutouzis (sur O. Élytis) et Yves Leclair (sur Pierre-Albert Jourdan).
N°28-29, hiver- printemps 1980, Issirac / Vals-les-Bains : « Avec François Valentin (1952-1979) : René Daillie, Raymond Jean, François Valentin, Véra Feyder, Sabine Dubourg, Heather Dohollau, Lucie Kofler, Anne Riou, Pierre Oster, Christian Guez, Jacques Roubaud, J.-B. Lysland, Pierre Gibert, Richard Vernier, Jacques Borel, Dominique Gutherz (aquarelles). Lectures et regards : Alain Paire (sur G. Duby)
N°30, automne 1980, Issirac / Vals-les-Bains : Claude Vigée, Henry Rougier, Pierre Dhainaut, Jean-Michel Maulpoix et Les instants du regard de Pierre-Alain Tâche, dessins de Jean-Paul Berger.

N°spécial pour le 10ème anniversaire, « Bachelard, ou le droit de rêver » :
Fragments de Bachelard-le-Clair, photographies (portrait, lettres, brouillons), Gil Jouanard, Jean Lescure, Albert Flocon, Robert Sabatier, Pierre Sansot, Claude Mettra, Edwige Vankeirsbilck, Alain Jean André, Claude Esteban, James Sacré, F.-J. Temple, Daniel Bergez, J. Mandelbrojt, Jacques Laurans, Sylvia Ostrowiecki et René Daillie.
Dessins de Palézieux, J.-M. Queneau, R. Mason, J.-M. Toubeau, B.G. Épinat, Pierre Fournel, D. Gutherz, J.-P. Berger, Nasser Assar, Marcel-Dumont, J. de Maisonseul, Élisabeth Maupin, Denise Esteban, Anne-Marie Jaccottet, Charlotte Charlot, René Daillie.

Collection "Vérité intérieure"
Format in-16° raisin (16,5 x 12,5) cousu, collé :
1-2 Armel Guerne, Au bout du temps

3 Gil Jouanard, Lentement à pied

4 Alain Jean André, La vallée du monde
5 Jean-Michel Maulpoix, Émondes

6 Richard Vernier, Le feu parmi les arbres

7 Christian Gabrielle Guez Ricord, La lettre sous le manteau

8 Sabine Dubourg, Cela parfois

9 Gaston Puel, Évangile du Très -Bas

10 Claude Mettra, Celle qui rêvait sous l’algue

11-12 François-René Daillie, Vita Nova

13 Roger Munier, Furtive présence (sur la peinture de Denise Esteban)

14 Patrice Llaona, Campagnes hallucinées et fragment de ville

15 Armel Guerne, Le poids vivant de la parole

16 S. Corinna Bille, Maurice Chappaz, Le partage de minuit

17 Alain-Jean André / François-René Daillie, Anciennes voix celtiques

18 François Valentin, La nuit orpheline

19-20 Claude Dourguin, L’archipel

21 Marie-Hélène Renoux, Poèmes calmes

22-23 Armel Guerne, Fragments

24 Jean-Claude Martin, En chemin

25-26 Richard Vernier, La patience

27 Claude Dourguin, Villes saintes

28-29 Jürgen Becker, Une porte sur la mer

30 François-René Daillie, De cette terre.

Ouvrages hors collection
16,5 x 12,5 non cousu, sans couverture :
P.-A Benoît, Au soir
Louis Dubost, Sources

16,5 x 12,5 cousu, couverture collée :
Lucienne Hoyaux, Celle
Gil Jouanard, Dans le paysage du fond

René Daillie, Pérégrinations

Sabine Dubourg, Une sorte d’exil

Heather Dohollau, Seule enfance

Alain Lévêque, Toute-présence

Gustave Roud, Un hêtre de juillet

Paul Celan, Sept poèmes.

A l’italienne : 
René Daillie, Ouvrir les portes

Jacques Roubaud, Tombeaux de Pétrarque

Pierre Torreilles, Cyprès d’orage

25 x 16,5 cousu, couverture illustrée :
 Alain Paire, L’Émigrante

Armel Guerne, Temps coupable

Pierre-Alain Tâche, Les Instants du regard

Pré ou postfaces
Pour Les Élégies de Duino (Rainer-Maria Rilke) L’Escampette 2000
Grendel (John Gardner), Denoël 1974.

Fin de la peinture de paysage (Jürgen Becker), Solaire, 1976.

Les années merveilleuses (Reiner Kunze) : En Temps de résistance, Le Seuil, 1978. Repris dans le recueil du même titre (1999).

Au bout du temps (Armel Guerne) : Venant d’ailleurs, allant ailleurs, passant par là. Solaire, 1981. Réédition Solaire / Fédérop, 1985. Repris dans En temps de résistance, 1999, L’Escampette.

Ne me parle pas de la guerre (Jürgen Becker) : Cette marche dont je ne vois pas la fin, Actes Sud 1987 (repris dans En temps de résistance).

Tous ces textes sont repris dans l’ouvrage indiqué avec d’autres indiqués plus loin, parus en revue ou inédits.

Textes divers
 (Collectifs et Revues)
Hommage à Maurice Betz (Recueil collectif), En cinq lignes, sa mort. Emile-Paul 1949.

La Nouvelle Revue Française :
N°392 (septembre 1985) Anciennes voix malaises, présentation et traduction de 40 pantouns malais.

N°398 (mars 1986) note sur Visitation de J.-P. Lemaire, pp. 85-87. Repris, ainsi que le suivant,
dans En temps de résistance.

N°421 (février 1988) note sur Les sandales de paille de Pierre-Albert Jourdan, pp. 93-95.

N°449 (juin 1990) note sur Sous le signe de Halley d’Ernst Jünger, pages 94-95.

N°450-451 (juillet 1990) Encres de Chine, poèmes traduits du chinois de Li-Po, Chia-Tao, Meng Hao-jan, Tou-Fou époque des T’ang, repris dans De cette terre.

N°458 (mars 1991) Elisa ou la Maison malaise (I) récit, pp. 22-34 

N°459 (avril 1991) Elisa ou la Maison malaise (2), pp. 34-42.

N°466 (novembre 1991) Les Ruisseaux du Paradis, prose, pp. 37-43, repris dans Le ciel sur la colline et dans les Cahiers Gaston Bachelard, N°3, 2000.


Les Lettres Nouvelles :

Octobre - Novembre 1967 - D’un pied léger (poèmes) pp. 101-105.
Mai -juin 1972 - Hauts murs (poèmes) pp. 125-132, + 100 tirés à part.

Septembre - octobre 1974 - Ce onze octobre (prose) - version ancienne des deux premiers chapitres du Cabalaire.


La Quinzaine Littéraire :

16-30 avril 1976 : La sainteté des choses (sur John Gardner)

1-15 janvier 1977 : La terre qui est la vie (sur Yves Bonnefoy) 
Repris l’un et l’autre dans En temps de résistance.


Revue de poésie : Solaire :
N°1 (1973) Au ras des choses (prose). Repris sous le titre Oublier je dans Le ciel sur la colline.

N°6-7 (1974) L’Etoile (fragment du roman Le Cabalaire).

N°9 (1975) Margot Veillon (un peintre du Caire), repris dans En temps de résistance. 

N°10-11 (1975) Lien vivant (essai) Repris de même.

N°12 (1976) Cette voix (fragment du Cabalaire).

N°17 (1977) Le frêne (à propos de Gustave Roud, repris dans Le ciel sur la colline).

N°18-19 (1977) Le Cabalaire (version ancienne du Chapitre XI)

N°22-23 (1978) Transhumance I (repris sous le titre Le jardin ou le Bonheur d’être dans Le ciel sur la colline).

N°24 (1979) Transhumance II (repris sous le titre Marginales dans Le Ciel sur la colline).
Et Jean Follain, Gustave Roud, Haïku (note reprise dans En temps de Résistance).

N°25-26 (1979) Transhumance III (repris dans Le ciel sur la colline sous le titre L’arrosoir).

N°27 (1979) « Soleil noir ».

N°28-29 (1980) Lettre à François Valentin.

N° spécial : “Bachelard ou le droit de rêver” (1983) : Les ruisseaux du Paradis.
(Repris dans N.R.F.) N°466, nov. 1991 et dans Le ciel sur la colline, ainsi que dans les Cahiers Gaston Bachelard, n°3, 2000).

Anthologie "La Montagne" (Folio Junior), 1980, deux poèmes : Vers Murree et Dure joie (pages. 54 et 74).
Rivista della Montagna (Turin, 1984) en traduction italienne: L’avvicinarsi (nouvelle, reprise en français sous son titre original L’approche dans l’anthologie PASSAGES (Glénat, Grenoble, 1988).

Drailles N°5/6 (1er semestre 1986) : Transhumance IV, pp. 35-41 (repris dans Le ciel sur la colline sous le titre Glissements).

Encres vives - Ce couloir de wagon, extrait du roman Le Cabalaire - Lieu-dit d’un récit.

Actes du colloque de Cerisy (22-29 août 1988) : Autour de Claude Vigée :
La terre et le souffle, Albin Michel 1992, p. 381-386
Vivre, vivre ! repris dans Le ciel sur la colline.

Poèmes et proses parus dans
Haut-Pays, Le Pont de l'épée, Poésie présente, etc.

Sud N°32-33 (Jaccottet), 1980 : Nous marchons faute de lieu (prose).

Hors-série (Follain) : Cette souffrance que portent les mots.
SUD N°80-81 (Jaccottet), 1989 : Le ciel sur la colline (prose).

N° sur Les Îles (1994) : Les Mers du Sud, poèmes (repris dans Temps large). 

Arfuyen 3 (1976) : Tout un paysage habitable (repris dans Le Ciel sur la colline).
Le temps parallèle, n°4, Temps parallèles, extrait du Cabalaire (ancienne version)
Entailles N°18 (III/1984) : Le Cabalaire, Chapitre XIV. pp.45-56.
Arap 
N°27(septembre 85) : Capitale du silence, poème repris dans De cette terre.
N°.. Charlotte, prose.
Verso/matières 4 (hiver 1985) : Par des chemins détournés, réponse à un questionnaire sur les revues de poésie -leur déclin et celui de la poésie elle-même, pp. 5-13. Texte repris dans En temps de résistance.

L’Instant d'après :
N°1, Cluny, décembre 1998, Journal d’Accra, extraits.
N°2, août 1999, Pantouns malais (Pour gagner le cœur de sa belle et la demander en mariage).
N°3, juin 2000, William Wordsworth, quelques poèmes.
N°5, janvier 2003, Un long cri rouge (prose).

Sotto Voce :
N°2 (printemps 1991) Points cardinaux, 9 poèmes, pp. 9-13.

N°3 (automne. 1991) Enfin il s’est mis à pleuvoir… 4 poèmes, pp. 119-120, tous repris dans De cette terre.
La Toison d'or :
N°44, Bergerac, Printemps 1997 : Frédéric - Jacques Temple, un poète de plein vent, pp. 7-13. Repris dans En temps de résistance.
N°47, Hiver 1999, Lire Pierre Oster Soussouev, p. 4.

Autre Sud, N°5, Marseille, juin 1999 : Le chant profond de Frédéric - Jacques Temple, pp. 42-51.
Documents.

Extraits

Extrait de texte : (Le Camion vert)

Il y a en février de très bonnes journées claires, dans des combes ensoleillées abritées du mistral, et l’on a vite trop chaud. On se met en bras de chemise, on retrousse même les manches, la hache n’en est que plus légère, plus précise et tranchante. Et c’est bon de souffler de temps en temps, assis dans les feuilles mortes. En avril déjà, il vaut mieux arriver de bonne heure le matin, ou attendre la fin de l’après-midi — les jours sont plus longs, l’heure de midi ardente dans ces bois trop maigres pour donner de l’ombre. À peine les feuilles pubescentes des chênes commencent-elles à se défroisser.
Mais il suffit encore que passe un nuage pour frissonner, on remet sur ses épaules la veste de velours à côtes, ou le gros pull. Des insectes courent sur la mousse, entre les feuilles racornies et les touffes d’herbe des bois, cette herbe aux brins fins et cylindriques, d’un vert brillant. Mais le rouge-gorge, qui de l’hiver ne me quittait pas, est-il encore là en avril ? Sans doute est-ce déjà pour lui la saison des amours et des nids, car il semble avoir pour un temps cessé de m’accompagner de tout près, en solitaire qui aime à sentir qu’on est là, et qui se hasarde tout près, oui, mais pas trop, un mètre cinquante, un mètre au moins. Une fois, une seule fois j’ai réussi, l’appelant patiemment d’une voix douce, la main tendue vers lui sans geste brusque, à le faire approcher à moins d’un pas, à le toucher presque, et pendant des minutes entières…
Mais où suis-je parti, encore une fois ?
Qu’ai-je à voir avec ce rouge-gorge, si ce n’est qu’après des semaines solitaires… Est-ce le printemps vraiment ? Je ne sais. Les amandiers ont fleuri, défleuri depuis longtemps, mais ont-ils des feuilles, des amandes ? Ils ont été suivis des cerisiers, c’est sûr. Avril est le mois le plus cruel, a dit le poète de la terre gaste. Ici aussi : je le sens à cette retenue des amandiers après la floraison, aux bourgeons de la vigne qui s’ouvrent à peine, aux chênes qui n’ont dépouillé aucune de leurs vieilles feuilles, à l’herbe encore timide — survivante plus tôt que nouvelle —, au ton grisâtre de la pierre, à la froideur encore vive des murs. Même le soleil n’arrive pas à tromper, si éclatant soit-il dans le ciel balayé. Il ne règne que grâce au vent, et le vent est aigre, tranchant parfois et lancinant. Et s’il s’accorde une matinée de douceur, l’après-midi ne passe guère qu’il ne se voile, se brouille et disparaisse avant le soir. Il pleuvra sans doute demain, la grisaille s’installera pour des jours et des jours — pendant lesquels, il est vrai, une verdure folle, acide et jeune, préparera son explosion.
Mais nous n’en sommes pas là. C’est une fin d’après-midi, l’ombre du chevet de l’église envahit la petite place, bien que le soleil passe encore au pied du clocher entre l’église et les maisons et vienne frapper directe¬ment la fenêtre, pé¬nètre jusqu’au fond de la pièce et allume sur le plateau moghol des reflets qui font jouer les jaunes et les bruns subtils du long tissu afghan cloué au mur au-dessus du divan.
J’ai ouvert la fenêtre à l’est et regardé vers la vallée par-delà les vignes-cimetières et les lavandes encore rases. Cimetières, oui, ici les vignes sont comme des champs de croix de bois à l’infini. Que de morts dont on boira le sang nouveau sous les dorures de l’octobre !
Une voiture montait, un petit camion vert que jamais je n’avais vu par ici. Il n’en vient pas souvent, d’ailleurs, c’est le bout du monde. Il a disparu dans les derniers lacets mais j’ai continué d’entendre son bruit, faiblement puis de nouveau de plus en plus fort, ce bruit de crécelle d’un diesel qui peine dans une côte, répercuté par les maisons serrées des rues étroites.

Lieu de vie

Bourgogne-Franche-Comté, 71 - Saône-et-Loire

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