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Les écrivains / adhérents

Georges A. Bertrand

Roman / Nouvelle / Essais / Jeunesse
photo Georges A. Bertrand

Docteur en Lettres & Civilisations, ancien élève à l'Ecole du Louvre, Georges A. Bertrand est écrivain et photographe. Il travaille sur les incessants passages aussi bien esthétiques que mythiques entre les cultures d’Europe et d’Asie, aussi bien dans le temps que dans l’espace. Il s’intéresse désormais plus particulièrement au monde hindo-bouddhiste, après avoir longuement étudié les liens unissant le monde musulman au monde chrétien.
Ses écrits peuvent aussi bien être des essais esthétiques ou littéraires que des articles voyageurs pour diverses revues, ou bien encore des nouvelles ou des romans destinés plus particulièrement à la jeunesse.
Mais quel que soit le moyen d’expression utilisé, il y sera toujours question de voyages et de beautés.

Huit mois par an, du Maroc à l’Indonésie ; le reste du temps : en Limousin.

http://www.georgesabertrand.com
Bibliographie

Essais :
– TRACES, mémoires musulmanes en cœur de France (première édition 2009) ; éditions Chaman, Neuchâtel (Suisse), 2014.
– Dictionnaire étymologique des mots français venant de l’arabe, du turc et du persan (première édition 2007) ; éditions de l’Harmattan, Paris, 2013.
– Christian Dotremont, un Lapon en Orient ; éditions Didier Devillez, Bruxelles, 2005.

Nouvelles :
– « La Carrera » nouvelle traduite en espagnol par Sergio Gau Vel Hartman, in Todo el mundo in un libro, ouvrage collectif ; éditions Centauro, Buenos Aires (Argentine), 2018.
– « Il Grappolo d’uva » et « Il Calamo », deux nouvelles orientales, (traduites en italien par Gian Luigi Di Bernardini), in Vite Mediterranee, ouvrage collectif ; éditions Rogiosi, Naples (Italie), 2017.
– « Mehmet », nouvelle ; revue Oluşum /Genese, n° triple 118-119-120, Nancy, 2010.
– « Noire », trois micro-fictions in Mots doux pour nuits blanches, ouvrage collectif ; éd. Chiron, 2002.
– « Le Calame », nouvelle parue dans Algérie-Actualité, hebdomadaire algérien, 1984.

Romans jeunesse :
– Les Déracinés de la Grande Île ; éditions Les Points Sur les I, Paris, 2018.
– Le Tisserand de Jérusalem ; éditions Les Points Sur les I, Paris, 2017.

Extraits

– Christian Dotremont, un Lapon en Orient
Ainsi Dotremont, l'homme de Nord, qui ne voyagea jamais ni en Chine, ni en pays arabe, vit, écrit et pense comme un Oriental, similitudes intuitives et combien révélatrices d'une unité, au-delà des contingences spatiales, des nomades, qui allient, comme l'écrit Kenneth White, « une extrême mobilité de la pensée », et le fait de se déplacer « de lieu en lieu afin d'arriver au non lieu, l'invisible, l'immense loin » de Christian Dotremont.
Les mots des logogrammes bougent, vivent, lorsqu'ils sont jetés sur le papier, de la même façon que les mots arabes bougent lorsqu'ils sont prononcés.
Les mots des logogrammes sont le résultat de la projection d'une énergie en traces sur le papier dans un immense mouvement de lettres.

Mouvement, rythme, le logogramme sera bien l'écriture d'un nomade, d'un Occidental cachant sous son bonnet lapon l'orientalisme de son esprit.


– Le Tisserand de Jérusalem
C’est très vite après avoir traversé le bras de mer reliant l’Europe à l’Asie, sur la route de Nicée, que Guillaume réalisa pourquoi Matthieu n’avait pas voulu reprendre le pèlerinage.
Au détour d’une colline lui apparut, ainsi qu’à l’ensemble de l’interminable caravane, barons et petit peuple marchant dans leur sillage, la plaine de Nicée, blanche et étincelante sous le soleil, comme s’il avait neigé en cette fin de mai 1097. A mesure que les chariots, brinquebalant, avançaient, une étendue poussiéreuse, tuf poudreux gris-blanc duquel émergeaient ici un os brisé, une omoplate semblable à un plateau d’argent, là, un crâne d’adulte ou d’enfant, les avait enveloppés. Aussi loin que pouvait porter la vue, que l’on tourne la tête à droite ou à gauche, des lambeaux d’étoffe ayant perdu toute couleur s’agitaient faiblement au vent, voilant à peine des squelettes presqu’intacts, de toutes tailles, comme encore tordus de douleur.
Le silence effrayant du champ de bataille avait saisi d’effroi le cœur des pèlerins. C’était comme s’ils passaient au milieu d’un cimetière dont tous les morts seraient sortis de leurs tombeaux. Ce qu’ils allaient devenir, quel que soit leur destin sur cette terre, ils le découvraient.

Ma bibliothèque

Classique : François Augiéras, Nicolas Bouvier, Blaise Cendrars, Lawrence Durrell, Jean Giono, Julien Green, Hâfez, Yukio Mishima, Elsa Morante, Arthur Rimbaud, Victor Segalen, Saint-John Perse, Marguerite Yourcenar, et d’autres encore…
Contemporain : Sébastien Barry, Rabah Belamri, Bruce Chatwin, Christian Dotremont, Mathieu Riboulet, Tanguy Viel, et d’autres encore…

Lieu de vie

Nouvelle-Aquitaine, 19 - Corrèze