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Les écrivains / adhérents

Guillaume Le Chevalier

Roman / Nouvelle / Jeunesse / Contes
photo Guillaume Le Chevalier

Lorsqu’il était enfant, Guillaume Le Chevalier s’enfermait très régulièrement dans son univers d’histoires, de magie, de rêves et d’aventures … Il y a quelques années, Guillaume a réalisé le plaisir qu’il pouvait trouver dans le fait de raconter ses histoires aux autres, que ce soit par écrit ou oralement. Marié et père de famille, il est éducateur spécialisé. Il a exercé dans différents foyers ou accueils de jour, en Belgique ou en France, auprès d’enfants ou d’adultes en situation de handicap, atteints de troubles autistiques ou psychotiques, ainsi qu’auprès de personnes sortant de longues peines d’incarcération. Quelles que soient les difficultés de ceux qu’il accompagne, il s’efforce de faire partager cette soif de vivre, de découvrir le monde et de le voir de manière positive.
Après avoir pratiqué le théâtre, Guillaume s’est installé comme conteur. Et lorsqu’il parle aux enfants, c’est aussi aux parents qu’il s’adresse, pour qu’eux non plus n’oublient pas cette « naïveté » enfantine qui sommeille en nous, et nous aide à mieux percevoir la beauté des choses.
Guillaume Le Chevalier écrit des nouvelles, des contes, des romans jeunesse, ainsi que des poèmes, et des paroles de chanson. Si certains textes sont parfois un peu plus sombres, il y a toujours dans le coin des mots une petite dose de rêve et d’espoir.

Bibliographie

– Vic et le Soleil, MK67 – Mon-kamishibaï, Septembre 2017, album jeunesse et kamishibaï
– L’Envol, Nord Avril, Juillet 2016, roman jeunesse préfacé Allain Bougrain-Dubourg, sélection Planète Bleue 2017.
– Rêves d’enfant, compte d’auteur, Janvier 2015, recueil de contes et nouvelles.

Depuis 2015, nouvelliste chez Poésie-sur-Seine, revue trimestrielle.
Deux fois lauréats de concours de nouvelles.

Extraits

Vic et le Soleil
« Dans ce village, personne ne sortait jamais,
Car il pleuvait sans cesse.
Il pleuvait le jour, il pleuvait la nuit.
Dans ce village, personne ne sortait jamais,
Ni ne connaissait le Soleil.
Tous croyaient en la magie du jour et de la nuit.

Un jour, Vic en eut assez.
Bravant la pluie, il sortit de chez lui,
Et se dirigea vers une grande maison.
Une maison si gigantesque qu'il n'en voyait pas le toit.
Il poussa les portes grinçantes, et y entra.
C'était la bibliothèque du village.

A l'intérieur, il faisait sombre.
Seules quelques torches allumées éclairaient la pièce.
Contre les murs, il y avait des étagères,
Des étagères remplies de livres de toutes sortes.
Au-dessus des étagères, il y avait d'autres étagères,
Remplies de livres elles aussi. »

L’Envol
« Sylvain se lève d'un geste précipité, se dirige vers le tableau, bute sur un cartable laissé au sol. Eclats de rires. Il s'excuse maladroitement auprès de son propriétaire, qui lui répond d'un air hautain : « Pfff ! ». Sylvain est maintenant devant le tableau, mais surtout face à la classe, environ trente paires d'yeux fixés, trente bouches agitées d'un rire sarcastique et moqueur. Il n'ose regarder, baisse les yeux, rougit de honte.
- Est-ce qu'on peut avoir le silence, s'il vous plaît !! Quentin ! Khaled ! Alicia ! Quentin, je te rappelle que tu as déjà pris deux heures de colle aujourd'hui ! Si ça ne te suffit pas, dis-le !
- Si, m'sieur, ça ira ! Un calme relatif reprend.
- Bon. Allez, vas-y, Sylvain. On t'écoute.
Sylvain est tendu. Perdu, il cherche Soïg du regard. Il le voit, il l'avait repéré tout de suite dès qu'il était rentré dans la salle, au fond, à gauche, près du radiateur. Soïg tourne la tête, comme pour éviter de croiser son regard. Par honte ? Il aurait raison, pense Sylvain « Je ne suis même pas capable de placer un mot sans trembler. »
- Sylvain, c'est quand tu veux ! s'impatiente le professeur.
Soïg lève ses yeux vers lui. Sylvain se lance :
- Euh... Bonjour à tous, je m'appelle Sylvain... »

Rêves d’enfant :
« C’est alors que l’enfant se leva. Comme pour suivre l’oiseau noir qui rejoignait le soleil. Il fit deux pas en avant, puis s’arrêta. Le bruit était soudain plus fort, le claquement des vagues contre les rochers lui faisait mal aux oreilles. L’enfant fit un troisième pas. Il ne savait pas pourquoi. Mais cet oiseau avait quelque chose de mystérieux dans le regard. Encore un pas. L’orangé du ciel avait fait place au rouge. Un pas de plus. Il n’était plus très loin du gouffre. Son cœur battait de plus en plus fort. La mer, qui lui avait parue si douce jusque-là était furieuse, et éclaboussait de sa colère noire le visage du garçon, qui ferma les yeux. Lorsqu’il les rouvrit, un tableau d’angoisse l’immobilisa. Devant lui, le soleil implorant inondait de son sang l’eau bouillonnante et enragée. Tout était rouge et feu, flamme et fumée. L’enfer était devant lui.
Qu’importe ! Le corbeau n’était plus qu’un point noir caché par les vapeurs infernales, mais avant que celui-ci ne disparaisse totalement, l’enfant se mit à courir, les yeux fermés. Le granite rouge le brûlait jusqu’au sang. Il courait toujours, de plus en plus vite. Il lui restait un mètre à parcourir. Mais il avait perdu la notion du temps. Il ne sentait plus ses pieds. Ses jambes le transportaient. Il avait chaud. Il avait peur. Mais c’était trop tard. Il ne savait pas comment s’arrêter. Il n’en avait pas la volonté. Il courait encore plus vite. Puis, sans ouvrir les yeux, il sauta enfin. Il vivait ses derniers instants. Le temps s’était arrêté. Il n’y avait plus rien autour de lui. Il n’entendait plus rien, il ne sentait plus rien, à peine l’air qui lui écorchait la peau au fur et à mesure qu’il tombait. C’était la fin.
Enfin, … c’était ce qu’il croyait ! »

Ma bibliothèque

Emile Zola, René Barjavel, Victor Hugo, Albert Camus, Pierre-Jakez Hélias, Anatole Le Braz, John Steinbeck, Stefan Wul, René Goscinny et Albert Uderzo (Les aventures d’Astérix le Gaulois), André Franquin (Gaston Lagaffe), Willy Lambil et Raoul Cauvin (Les Tuniques Bleues)

Lieu de vie

Hauts-de-France, 59 - Nord