Les écrivains / adhérents
Isabelle Collombat
Roman / Jeunesse / Scénario / BD
Je vis depuis toujours d'histoires, réelles ou imaginaires. J’en fais parfois des textes. Née en 1970 à Lille, j’ai passé mon enfance à Nice, mon adolescence à Lyon. Journaliste de formation, diplômée de l'École de journalisme de Lille (ESJ), j’ai découvert la littérature jeunesse à l’âge adulte et m’y suis retrouvée pleinement.
En 2006, Dans la peau des arbres, mon premier roman parle de la difficulté de dire les mots, non parce qu’ils risquent de dévoiler des secrets, mais simplement parce qu’ils renvoient à une réalité insupportable. Je m'intéresse à l’intime, à ce qui bat en nous, aux liens qui nous unissent ou à leur absence aussi bien qu’au monde qui nous entoure. Bienvenue à Goma évoque, par exemple, le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 et le rôle de la France. Ce roman a reçu le Prix Amerigo Vespucci Jeunesse 2008.
En 2010, j’ai été très fière qu’un de mes textes figure dans la collection « Ceux qui ont dit non » chez Actes Sud Junior avec « Chico Mendes : « Non à la déforestation », qui raconte le combat d’un homme pour sauver les arbres d’Amazonie et donc aussi l’humanité.
Je tiens un blog dédié à mes rencontres avec les adolescents dans les collèges, lycées, bibliothèques, salons : isacollombat.canalblog.com
Parallèlement, j’écris des histoires, romans, scénarios de BD, manuels scolaires pour les jeunes Allemands qui apprennent le français en tant qu’auteur pour la maison d’édition Klett Verlag.
Bibliographie
– Dans la peau des arbres, Rouergue, 2006
– Bienvenue à Goma, Rouergue, 2008
– Quand mon frère reviendra, Rouergue, 2009
– Chico Mendes : « Non à la déforestation », Actes Sud Junior, 2010
Extraits
Chico Mendes : « Non à la déforestation », Actes Sud Junior, 2010.
« Dans ce trou noir qu’est l’Amazonie, la nuit semble plus habitée qu’ailleurs. Les arbres, d’abord, des géants sans âge, immortels, imposent la loi de leur royaume, leur toute-puissance silencieuse. Immobiles, ils s’étirent ou s’affaissent sous la lune, seul astre dont ils acceptent l’influence et qu’on devine, parfois, à cause d’un rayon qui se faufile jusqu’au sol. Les géants rivalisent entre eux, mais sans jamais se battre, pour se rapprocher du soleil qui bientôt se lèvera au-dessus du tapis vert qu’ils forment à perte de vue. »
Bienvenue à Goma, Rouergue 2008.
« Je n’ai pas su quoi faire. Le petit, un bébé cul nul en chemise écossaise, a rampé jusqu’à mes chaussures, s’est accroché à mes jambes en gémissant. Je lui ai tendu les bras et il s’est jeté contre ma poitrine. Il a palpé ma peau, s’est lové dans mon cou, s’est calé et n’a plus bougé. Il n’a plus pleuré non plus. Quand est venu son tour d’être assis sur la caisse isotherme, je l’ai décollé de moi le plus délicatement possible et je l’ai posé. Maintenant, le garçonnet hurlait sous la tente où régnait une chaleur accablante. Il se tortillait, s’entortillait autour de lui même. Il était terrorisé à l’idée qu’on le prenne en photo. »
Dans la peau des arbres, Rouergue 2006.
« La plupart du temps, évidemment, je n'y pense pas. Mais, parfois aussi, c'est la panique, j'ai des angoisses terribles qui me parcourent, de la tête aux pieds. Tout craque en moi, mon squelette, ma charpente.
Dans ces moments-là, j'entends quelqu'un qui m'appelle. Je ne suis pas folle. C'est une toute petite voix, un ange peut-être. On dit que seuls les enfants voient les anges. Pourtant, je ne suis plus tout à fait une enfant. Je ne l'ai dit qu'à Grand-mère, ça m'a fait du bien, mon ange ne m'effraie plus, mon ange est mon trésor. »
Lieu de vie
Rhône-Alpes, 01 - Ain
Types d'interventions
- Rencontres publiques
- Ateliers autres publics
- Résidences
- Débat/dialogue en milieu scolaire





