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Les écrivains / adhérents

Jean-Marc Baude

Poésie / Nouvelle / Essais
photo Jean-Marc Baude

Jean Marc Baude est né à Cherbourg en 1950. Il vit et travaille en Basse Normandie. Il n’établit pas de frontière entre ses recherches et s’intéresse à la musique, à la littérature et aux arts plastiques.
Auteur d’une thèse intitulée « L’héritage du Siècle d’Or dans le théâtre de Federico García Lorca – présence et fonction d’une tradition » et publiée aux Presses du Septentrion en 1998, il publie en 2008 un ouvrage de nouvelles intitulé « Historiettes » (aux éditions de la Feuille de thé) ainsi qu’un recueil de poésie « Hors texte » (Dadasco-éditions).
En 2010 il publie chez Dadasco-Editions un essai intitulé « Federico García Lorca de la Barraca au théâtre sous le sable – La mise en scène à l’épreuve de l’écriture) ».
Il participe à différents ouvrages dont deux livres d’images « dodo » (édité par Dodovole en 2006), « à dada » (édité par Dadasco éditions en 2007) et un recueil de textes/poèmes « couleur(s) » édité par l’Epingle du jeu en 2008.
En 1999 il participe à l’opération du Centre Régional des Lettres de Basses Normandie : « Carnets de Bord ». Il réalise avec Nelly Gérouard différentes créations sonores, visuelles et textuelles et imagine la collection d’objets « l’art en transit » qui accueille Joël Hubaut, Ben, Piero Gilardi, Julien Blaine, Orlan et Dépanne Machine. En 2009, deux compilations des vidéographies (documentaires de « l’art en transit » d’une part et vidéos de création d’autre part) paraissent sous forme de DVD avec le concours de l’ODACC de Basse Normandie.

Bibliographie

Ouvrages personnels
– Les Erotiques / Dadasco-éditions / 2011
– Les mini / Dadasco-éditions / 2011
– Federico García Lorca de la Barraca au théâtre sous le sable – La mise en scène à l’épreuve de l’écriture / Dadasco-éditions / 2010
– Historiettes / éditions de la Feuille de thé / 2008
– Hors texte / Dadasco-éditions / 2008
– L’héritage du Siècle d’Or dans le théâtre de Federico García Lorca –présence et fonction d’une tradition / Presses du Septentrion / 1998

Ouvrages collectifs
– Itinéraire(s) / L'épingle du jeu / 2011
– Couleur(s) /L’épingle du jeu / 2008
– A dada / Dadasco-éditions / 2007
– Dodo / Dodovole / 2006
– Carnets de Bord / CRL /
– De choses et d’autres / Dadasco-éditions /
– Carnet d’images / Dadasco-éditions /

Extraits

1 Federico García Lorca de la Barraca au théâtre sous le sable – La mise en scène à l’épreuve de l’écriture

Renouant avec la fonction didactique du théâtre, Lorca va redonner à la mimésis une place prioritaire en retrouvant ce fragile point d’équilibre entre l’identification du spectateur aux protagonistes et une certaine mise à distance du drame, essentiellement obtenue grâce à la théâtralisation.
Cependant, à la certitude, au «Yo soy quien soy» (Je suis qui je suis) du héros caldéronien il substitue le «Yo no sé quien soy» (Je ne sais pas qui je suis). C’est que le doute a envahi le héros «lorquien» mais, plus encore, c’est que ce héros ne retrouve jamais dans l’Histoire la place qu’occupait son prédécesseur du «Siècle d’Or». Le héros «lorquien» ne se fonde pas dans l’Histoire, tout au plus s’inscrit-il parfois dans le fait divers.
C’est que, chez Lorca, la métathéâtralité, a pour but de mettre à distance la référence historique de l’événement.
Plus qu’un désir de simple théâtralisation de l’Histoire, il y a chez Lorca une volonté de passer de ­l’historique au trans-historique, au moyen de la symbolique dont sont porteurs certains anachronismes. Au théâtre c’est le langage qui rejoue l’Histoire, qui la ré-invente et, ce faisant, la détruit. Le «verbe» échappe au protagoniste ou mieux encore il ne lui appartient pas, le personnage n’est présent sur scène que pour redire, rejouer un drame éternel dont le sens lui échappe largement.

2 Historiettes (Le musée virtuel) :
Bien que la notice insistât sur l’exceptionnelle interactivité du logiciel qui permettait la visite de ce qui était présenté comme le plus beau musée virtuel, lorsque Louis glissa la rondelle de celluloïd dans l’unité centrale achetée la veille, il était très loin d’imaginer jusqu’où cela l’entraînerait.
Une douce voix, qui se prétendait féminine, et un réseau complexe de lignes enchevêtrées, l’invitèrent d’abord à choisir le nom d’un artiste. Il glissa la main, presque machinalement, jusque sur Picasso et enfonça de son index droit le bouton gauche de la souris. On lui fournit alors un plan sur lequel il pouvait localiser de manière très précise les salles qui étaient consacrées au peintre qu’il avait choisi. On lui précisait que l’attribution du nombre de salles avait été calculée d’une manière purement mathématique en fonction de la renommée actuelle du référent ; et, que l’agencement répondait à un ordre chronologique des œuvres de ce même référent. A l’occasion de cette première visite, Louis ne se sentait pas d’humeur à prendre trop d’initiatives. Aussi, c’est d’abord le hasard qui guida son choix.
Le musée virtuel s’ouvrit alors véritablement devant lui. Bien vite, il traversa les premières salles où il venait d’être conduit de façon aléatoire. Elles étaient encore consacrées à la production de jeunesse du peintre qu’il connaissait parfaitement. Ce n’est qu’en parvenant dans une sorte de long couloir où trônait une galerie de portraits cubistes qu’il se rendit compte, qu’en visant un point quelconque du tableau et, en jouant du doigt sur la souris, il lui était possible d’obtenir des agrandissements successifs qui lui permettaient de saisir les plus petits détails de l’œuvre. Chemin faisant, il s’aperçut, en mettant à profit sa maladresse, que, s’il cliquait sur la portion du mur située près du tableau il pouvait également obtenir des précisions quant aux conditions de réalisation de l’œuvre.

Lieu de vie

Normandie, 14 - Calvados

Types d'interventions
  • Ateliers d'écriture en milieu scolaire
  • Rencontres et lectures publiques
  • Ateliers d'écriture en milieu universitaire
  • Rencontres en milieu universitaire
  • Résidences
  • Rencontres en milieu scolaire