Contenu | Navigation | Politique d'accessibilité | Crédits Lettre internet

Les écrivains / adhérents

Lydie Parisse

Poésie / Essais / Théâtre
photo Lydie Parisse

Lydie Parisse, écrivain dramatique, metteure en scène, plasticienne, essayiste.

Le premier texte de Lydie monté au théâtre fut L’Encercleur. Elle affirmait dès ce premier texte et cette première mise en scène, un travail où l’écrit n’occupe pas la place traditionnellement admise pour lui pendant la représentation. Un peu comme si le langage regardait les spectateurs devenus acteurs involontaires. Pour elle, la « pièce de théâtre » n’est pas une formule immuable, elle peut prendre tous les schémas possibles, puiser à tous les aspects de l’écriture : romanesque, philosophique, métaphysique, poétique, dramatique, documentaire.
L’univers théâtral de Lydie Parisse naît d’une double démarche artistique où l’écriture et la réalisation scénique sont entièrement liées. Elles participent d’un même mouvement de la pensée. À propos de ses pièces, on devrait plutôt parler de « pièces pensives » et « pièces rêveuses », un univers où la pensée vagabonde, pour transformer, déplacer notre regard sur la réalité. Ses deux dernières pièces, en cours, encore inédites, Les Devenants, et L’Opposante, sont de cette nature assurément.
Yves Gourmelon

Actualité
Lydie Parisse sera en résidence fractionnée à la Maison des écrivains La Marelle à Marseille (Friche Belle de Mai) du 23 octobre 2017 au 29 avril 2018.
La résidence s’ouvrira par une installation présentée au FRAC PACA à Marseille autour d’une installation immersive du 2 au 5 novembre 2017, dans le cadre du Festival Instants Vidéo. Le 5 novembre à 17 h aura lieu une performance-rencontre avec l’auteure.
Le 13 octobre 2017, au Centre Dramatique de Montpellier (HTH) elle présentera un aperçu de son travail dans le cadre d’une rencontre autour de l’écriture et du numérique animée par Florence Thérond de l’université de Montpellier 3.
Le 31 octobre 2017, à Klagenfurt (Autriche) elle présentera une performance poétique autour du poème « Lorelei » publié dans la revue Souffles.

Retour sur les manifestations ayant eu lieu autour de ses écritures.
- A Toulouse, du 31 mars au 30 avril 2015, une carte blanche a permis de présenter trois spectacles en création, au Ring avec le soutien du Théâtre Garonne (Les Devenants, L’Opposante, L’Encercleur). Trois rencontres-lectures ont eu lieu.
- A Toulouse, du 5 janvier au 18 février 2016, deux spectacles ainsi qu’une installation plastique ont été présentés à la Fabrique (Les Devenants, L’Encercleur, et l’installation « Périphéries 1 »)
- A Gdansk (Pologne), elle a présenté son travail en mai 2017 à l’université.

http://facebook.com/lydie-parisse
Bibliographie

Fictions dramatiques
– L’Encercleur (Entretemps 2009)
– La matrice I. le temps des musons (Domens 2010)
– Manuel de l’amour moderne (Domens 2012)
– Les Devenants (Domens 2015)
– L’Opposante (Domens 2015)

Essais
– La parole trouée : Beckett, Tardieu, Novarina (Lettres Modernes Minard 2008)
– Lagarce. Un théâtre entre présence et absence (Classiques Garnier 2014).
– Théâtre et voie négative. De S. Beckett à C. Régy (écriture en cours, édition prévue aux Classiques Garnier)
– Le Discours mystique dans la littérature et les arts du XIXe siècle à nos jours (Classiques Garnier 2012/ouvrage collectif)
– L’autre de Léon Bloy (Minard 2006)

Poésie
« Lorelei », poème (revue Souffles, Montpellier, 2015)
« Et le vent », poème (Le Brigadier, Toulouse, janvier 2017)

Prix et traductions
L’Opposante a été lauréat 2014 d’une bourse d’écriture du CRL de Toulouse. Le texte est traduit en allemand.

Mises en scène
2016. L'Encercleur (version 2) de Lydie Parisse (Le Ring à Toulouse/ La Fabrique à Toulouse)
2007. L'Encercleur (version 1) de Lydie Parisse (Théâtre P. Tabard, Montpellier)
2006 -2009 Le professeur Froeppel d'après Jean Tardieu
(CIAM, Université de Toulouse le Mirail / Théâtre de la Vignette à Montpellier)

Co- mises en scène avec Yves Gourmelon
2015-2018. L'Opposante de Lydie Parisse. 2015. Le Ring, Toulouse/ 2016. Salle Roquille à Avignon ; La Baignoire à Montpellier/ 2017. Cave Poésie à Toulouse ; Théâtre P. Tabard à Montpellier. 2018. Sortie Ouest à Béziers (7-9 février 2018), Théâtre dans les Vignes à Couffoulens (10 février 2018).
2015. Les Devenants de Lydie Parisse (2015. Le Ring à Toulouse ; Scène des Trois-Ponts de Castelnaudary/ 2016. La Fabrique à Toulouse). Avec le soutien du Théâtre Garonne à Toulouse.
2014. La Révolte de Villiers de l’Isle-Adam (Théâtre P. Tabard, Montpellier/ Amphidice, Théâtre Universitaire de Grenoble 3)
2013 Manuel de l’amour moderne, de Lydie Parisse (Le Ring et La Fabrique 2013, Toulouse)
2011 Exégèse des lieux communs de Léon Bloy (2011. Théâtre P. Tabard-Montpellier/ 2012.Théâtre Universitaire d’Amiens)
2010 La Matrice I. Le temps des musons, de Lydie Parisse (2010. La Chapelle-Gely à Montpellier/ Le Ring à Toulouse/ 2011. Scène conventionnée d’Aurillac)
2009 L’Etranger de Camus (Avignon, off 2009)
2009 Le Malentendu de Camus (Théâtre P.Tabard, Montpellier)
2009 Realitarium de Lydie Parisse (Théâtre P.Tabard, Montpellier)
2008-2009 Le Théâtre des paroles de Valère Novarina (Théâtre P.Tabard, Montpellier / La Cave poésie, Toulouse)
2008 Imagination morte imaginez, de Samuel Beckett (Théâtre P.Tabard, Montpellier)
2008 L’Oiseau bleu, de Maurice Maeterlinck (Théâtre P.Tabard, Montpellier)
2006 Le Livre de L’intranquillité de Fernando Pessoa
(2006. Avignon off ; Théâtre du Hangar, Montpellier / 2008. Théâtre de Clermont L’Hérault/ 2009. Scène Nationale d’Albi/ 2012. La Fabrique, Toulouse)
2006 La Répétition publique de Yves Gourmelon (2006. C.D.N de Besançon / 2007. Scène Nationale de Sète / 2009. Scène conventionnée d’Aurillac)

Collaboration artistique
2007 1962, de Mohamed Kacimi, mise en scène Yves Gourmelon (Archipel des Théâtres, Production Loco Compagnie, Perpignan)
2006-2008-2009-2010 Premier amour de Samuel Beckett, dit par Yves Gourmelon

Interprète
2015 Les Devenants (la Tante)
2009 Realitarium, de Lydie Parisse (Bonnie)
2008 Le Théâtre des paroles extraits de Devant la Parole et Le Théâtre des paroles de Valère Novarina
2008 L’Encercleur de Lydie Parisse, mes Lydie Parisse (une guide, puis celle du monde blanc)
2008 Premier amour de Samuel Beckett (la souffleuse)
2007 L’Encercleur de Lydie Parisse au Théâtre Pierre Tabard – Lakanal (l’assistante du guide)
2007 Premier Amour de Samuel Beckett, mes de Yves Gourmelon, salle Roquille, Avignon (la souffleuse)
2006 Le Livre de l’intranquillité, d’après F. Pessoa (la guide)

Installations plastiques
2017. Installation « La chambre du cercle 1 ». 13 octobre. Festival MEQ (Centre Dramatique de Montpellier) / 1-5 Novembre. Festival Instants Vidéo (FRAC de Marseille).
2015-2016. Installation déambulation vidéo « L’Encercleur » (2015. Le Ring à Toulouse/ 2016. la Fabrique à Toulouse)
2010 Installation « Matrice » en lien avec le spectacle La Matrice I (Chapelle-Gély à Montpellier, Ring à Toulouse, Scène conventionnée d'Aurillac, 2011)
2008 Installation « Parole trouée » en hommage à l’oeuvre de Valère Novarina (Théâtre P.Tabard, Montpellier)
2008 Installation « L’oeil du cyclone » en hommage à l’oeuvre de Samuel Beckett (Théâtre P.Tabard, Montpellier)
2007 Installation « Cercles » en lien avec le spectacle L’Encercleur de Lydie Parisse (Théâtre P.Tabard, Montpellier)
2006 Installation « Le musée de l’intranquillité», d’après Le Livre de l’intranquillité de Fernando Pessoa et réalisation avec Yves Gourmelon (Théâtre du Hangar, Montpellier / 2008. Théâtre de Clermont l’Hérault/ 2009. Scène Nationale d’Albi/ 2012. La Fabrique à Toulouse)
2006 Installation « Froeppel » d'après J. Tardieu (2006. campus du Mirail, Toulouse II /2008. Théâtre de la Vignette, Montpellier III )


Extraits

Un extrait de L’Opposante (2015)

Je suis morte ce dimanche, et nous sommes dimanche, la neige est là, les sons sont comme amortis, un orage se lève, un orage de chaleur, je vois vibrer les prochaines dunes,
c'est l'hiver et c'est l'été,
je m'avance vers les prochaines dunes, la brume a tout recouvert, il ne fait même pas froid, les gens se parlent, on ne les entend même pas.
La brume a tout envahi sur Pen'had, le manoir du poète a disparu dans la brume, on ne voit plus le lion de l'océan, mais on l'entend, on ne voit plus à dix pas, le littoral a disparu sous la brume, l'océan a disparu sous la brume.
Le souffle de forge se rapproche, je dégringole la dune jusqu'à la plage, ivre de l'appel de l'océan, ivre du danger, une forme se détache dans le brouillard, comme un oiseau ou un cerf-volant, une forme mouvante, noire, un chien qui court, je ne comprends plus le paysage, le paysage me dépasse,
comment peut-on se promener par un temps pareil?
Le maître marche derrière le chien, l'océan est prêt à se retourner tout entier, il roule et pétrit son abîme, rien ne sera plus comme avant, il va s'emballer, me happer, m'aspirer,
j'ai peur,
le promeneur me fait signe, je l'ai reconnu dans la brume,
c'est bien toi,
depuis presque soixante ans tu viens tous les étés ici, avec ta fille Andréa,
c'est bien toi (…)


Un extrait des Devenants (2015)

LA GRAND-MÈRE.— Un jour je ne reparaîtrai pas la paix sera venue sur moi comme un fleuve qui irait dans un pays et qui se serait détourné vers un autre à cause de la rupture d'une route la paix entrera en moi malgré moi elle rugira elle grondera son grondement sera farouche comme la mer et pourtant elle sera tranquille on croira qu’elle vient ravager la terre mais elle viendra remplir l’espace d’un lit qui vient de s’ouvrir la paix prendra possession de moi enfin alors je glisserai dans la mer je lui appartiendrai j’y disparaîtrai il n’y aura plus de mer plus de terre plus de rives plus rien n’existera voici à peu près ce qui se passera

LA FILLE.— Je reviens de la grande cascade il pleut soif énorme besoin d’eau
se laver des souvenirs se laver prendre le chemin boueux au milieu des arbres moussus
sous la pluie l’eau vive de la cascade son assourdissement entre jusqu’au fond de mon oreille grand silence puis plus rien
devenir insaisissable comme l’eau
eaux opaques de la rivière qui ont charrié un cadavre d’enfant
eaux multicolores des déchets de la papeterie
eaux qui passent sous les marronniers et où les mères menacent de se jeter avec leur valise quand les enfants ne sont pas gentils
eau qui lave
eau d’inconscience et d’oubli
eau de beauté
eau de rosée
eau claire eau froide
eau jeune eau vieille
perdre les eaux prendre les eaux traverser les eaux MARCHER SUR LES EAUX

Ma bibliothèque

Les Chants de Maldoror, de Lautréamont.
Le Château, de Franz Kafka.
2666, de Roberto BolaÑo.
L’Innommable, de Samuel Beckett.
Juste la fin du monde, de Jean-Luc Lagarce.
Des Couteaux dans les poules, de David Harrower.
4. 48 Psychose, de Sarah Kane.
La Lettre de Lord Chandos, de Hugo von Hofmannsthal.
Le Rêve, de Mircea Cartarescu.
Les Cahiers de Malte Laurids Brigge de Rainer Maria Rilke.
Le Temps retrouvé, de Marcel Proust.
Le Livre de l’intranquillité, de Fernando Pessoa.
Par les Villages, de Peter Handke.
Du Détachement, de Maître Eckhart.

Lieu de vie

Occitanie, 34 - Hérault

Types d'interventions
  • Rencontres et lectures publiques