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Les écrivains / adhérents

Marie-Line Balzamont

Nouvelle / Contes / Récits
photo Marie-Line Balzamont

Marie-Line Balzamont, actuellement écrivain, conteuse, conseil en rédaction, est née en 1961 rue Mouffetard à Paris.
Formée au Centre Américain de Paris de 1976 à 1979 en danse modern jazz et art dramatique, elle s’oriente vers une carrière d’Administratrice de Production de 1982 à 1995 (presse (agence Sygma), télé (La Sept Arte), cinéma long métrage (Association Française des Producteurs de Films), théâtre (Théâtre National de Chaillot).
De 1984 à 1993, elle participe activement aux ateliers d’écriture d’Elle-Tourne-La Page.
De 1998 à 2003, elle anime les ateliers d’écriture de l’Escale du Rêve à Paris.
De 2003 à 2008, elle organise et donne des lectures spectacles à la Taverne Médiévale de Paris.
En 2005, elle interprète et met en scène des spectacles de contes & légendes pour la compagnie de l’Orée des Fables, où elle donne des cours d’art dramatique et de chant lyrique.
Signée aux Editions de l’Harmattan en 2004, elle publie 3 ouvrages de récits mythologiques, contes fantastiques et légendes historiques jusqu’en 2009 pour la collection La Légendes des Mondes.
De 2008 à 2012, Marie-Line Balzamont rédige, organise et donne des conférences sur la théogonie celtique et l’Histoire antique & médiévale pour l’association Ailleurs et Autrefois. Elle y conte au cours de veillées, y enseigne l’art de conter en scène.
En 2011, elle rejoint les Editions Hector Micheyl en tant que conteuse, animatrice d’atelier d’écriture et conseil en rédaction.
En 2015 elle entre aux Editions Bourgandes, et y publie son roman intitulé Les Encombrants, récit d’une enfance rue Mouffetard.
Actuellement écrivain, analyste en communication écrite et conseil en rédaction, elle œuvre toujours pour les Editions Bourgandes.

Prix et distinctions
– 1984 récompense premier ouvrage France-Culture, nouvelle Paris 1965 atelier Elle-Tourne-La-Page,
– 2007, coup de cœur Lire en Fête du Conseil National du Livre pour le festival du livre de contes du quartier Mouffetard

http://www.lesmotsclefs.eu
Bibliographie

Aux éditions de l’Harmattan :
– La geste de Cuchulainn, Conte mythologique irlandais
Collection la légende des mondes, Avril 2006
– Les contes médiévaux du quartier Mouffetard, Fabliaux
Collection la légende des mondes, Octobre 2007
– Sherazade en forêt de Brocéliande, Conte mythologique bretons
Collection la légende des mondes, Février 2009

Aux éditions bourgandes :
– Les encombrants
Recueil de nouvelles sur une enfance rue Mouffetard, Mai 2015

Extraits

Contes médiévaux du quartier Mouffetard
Traîne-ça-là et A-moi-tout
Il était une fois un mystérieux chevalier rouge qui dormait dans un beau lit aux draps blancs. Mais il n’y était pas seul. Un vieux pou nommé Traîne-ça-là y menait une vie agréable, dégustant à loisir le sang du chevalier pendant son sommeil.
Le vieux pou avait su développer l’art de piquer son hôte de façon indolore. Et le temps s’écoulait paisible au milieu des somptueux draps blancs du mystérieux chevalier rouge.
Un jour cependant, une puce nommée A-moi-tout, errant de-ci, de-là, arriva dans ce lit. Elle était jeune et intrépide, avait grand soif de sang, de vie et de plaisir, peu lui importait la marche du monde.
Elle se répétait : « là où je suis, je suis chez moi. Tout ce que je vois est à moi. Elle vint et vit que les draps étaient beaux et que le chevalier était bon. Alors… Mais le vieux pou veillait sur les somptueux draps blancs du mystérieux chevalier rouge. Il lui dit : « qu’est-ce que tu fais là, toi ? Je ne t’ai pas invitée à partager ma couche. Que crois-tu ? Qu’il suffit de venir, de voir, et de prendre ce qui te convient aux gens de bien ? Tu es un hôte indésirable dans cette maison. »
La puce ne lui répondit pas. Le vieux pou réfléchit. Il était bien nanti chez le mystérieux chevalier rouge. Il lui répugnait de partager sa couche, mais plus encore d’avoir mauvaise réputation auprès des autres parasites. Il se décida à faire une place à cette maudite puce.
L’appétit du plaisir et celui de la gloire font marcher le monde des hommes comme celui des poux. C’est pour eux qu’on se donne de la peine. S’ils n’existaient pas, personne n’obéirait à personne.
Qui mentirait ? Qui honorerait les malfaisants, sans espoir de gloire et de richesse ? Cette danse-là serait bientôt désuète et les jeunes puces ne trouveraient guère refuge chez les vieux poux !
Il régnait là une lourde atmosphère. On baignait dans la moiteur diffuse d’une puanteur presque enivrante. Sofiane, épuisé par leurs courses se sentit partir dans un demi-sommeil. Il entendit la voix de Morghane à expliquer à Nimue :
- Nous voici à l’entrée de l’antique forêt. Celle dont nous sommes tous sortis et celle que nous avons tous oubliée. Ici, nul Bien et nul Mal. Nous sommes à l’aube des temps, quand rien n’était encore différencié. Nous pourrons y trouver l’aide comme l’attaque, l’ami comme l’ennemi, la vie comme la mort, car nous sommes sur les terres du Dragon. Le père du monde, le grand fossoyeur. Puisse-t-il nous épargner….

Les Encombrants.
In nomine patri
Assise dans son vieux fauteuil de cuir brun, la magicienne leur offrait sa mémoire. Cette adorable voisine, dont l’accent était à lui seul un poème, avait le don du conte. Le don du voyage intérieur. Ida, discrète et courageuse.
Que savaient les bambins orgueilleux, des folies que l’innocence des vieillards avait bâties afin que le monde suivant soit à faire, à refaire derrière un clavier ou un zinc.
Le sort l’avait jetée rue Mouffetard. Elle ne serait plus jamais Ida mais Mme Ida. La vénitienne, celle que les enfants préfèrent. Elle gardait ce charme particulier de sa ville natale dont les Encombrants du grenier se nourrissaient avec avidité. Sa mémoire, ses histoires et le grand bol de chocolat chaud qu’elle préparait à l’ancienne. Un chocolat délicieusement odorant. Des petits pains faits maison servis encore fumants. Une brise parisienne, aux relents âcres s’insinuant par la lucarne qui ouvrait sur les tuiles rouille et brunes entre la rue Mouffetard et la rue Tournefort.
Elle préparait un goûter nourrissant, sachant bien qu’il leur servirait aussi de dîner. Un bon goûter, une belle histoire, pour deux enfants délaissés et une dame âgée au regard mélancolique, dans une vieille rue de Paris.
La pauvreté offre aux cœurs aventureux la grâce de l’imagination et la puissance de la poésie. Le vague à l’âme romantique de ce qui ne connaît pas l’attachement et ne vivra jamais que libre.
Quelquefois, il n'a des presque rien… qui déclenchent des cataclysmes intérieurs.

Lieu de vie

Île-de-France, 75 - Paris

Types d'interventions
  • Ateliers d'écriture en milieu scolaire
  • Rencontres et lectures publiques
  • Ateliers / rencontres autres publics
  • Rencontres en milieu scolaire