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Les écrivains / adhérents

Mona Thomas

Roman / Essais / Théâtre
photo Mona Thomas

Mona Thomas est née en 1957 à Guingamp -Côtes d'Armor.
Apprentissage de la lecture dans les Contes d'Andersen et La vie des douze Césars de Suétone.
Apprentissage de l'écriture à Madagascar-Tananarive, premiers récits au dos de cartes postales. Voyages. Un père militaire de carrière dans l'Armée de l'Air.
Premiers récits, nouvelles et reportages publiés dans Libération en 1978-1985.
Textes produits par France-Culture 1978-1992.
1980-2000, nombreuses collaborations dans la presse généraliste: Libération (critiques théâtre, chroniques, et dans Sandwich des nouvelles), Télérama (chroniques), Marie-Claire (Enquêtes, et une revue de presse internationale), Politis (sur l'art), Vogue Internationale (reportages, art contemporain) et dans la presse spécialisée: la Revue d'Esthétique, Beaux-Arts, Art-Forum, Art-Press, kunstforum.
Premier roman édité par Jean-Marc Roberts chez Fayard en septembre 1995, le douxième aux éditions Stock en avril 2013.
Depuis 2001, elle enseigne l'écriture dans des cadres opposés, qu'il s'agisse d'ateliers parfois en lien avec le musée comme dans son projet Ecrire à l'oeuvre, d'un cours de perfectionnement de la langue ou du séminaire Le personnage, le portrait.
Cet enseignement prend place à la fois dans le secondaire, lycées en zone prioritaire, classes relais ou lycées professionnels en périphérie Paris-Nord ou en région, et dans de grandes écoles 2005-2010 à Paris-Dauphine, puis 2011, un semestre par an à l'institut d'Etudes Politiques de Paris (Sciences Po).
Écrire à l'Œuvre, un atelier d'écriture nomade proposé aux jeunes qui n'écrivent pas et ne vont pas au musée est mis en place au Louvre de 2001 à 2005, au Musée d'Orsay ensuite et depuis 2007, inscrit au programme Égalité des Chances de la Fondation Culture et Diversité, avec le Musée National d'Art Moderne au Centre Pompidou.

Critique d'art, elle participe à la création de Beaux Arts Magazine en 1983 et donne de nombreuses contributions pour l'art contemporain dans la presse, les musées et les fondations. Elle devient membre de l'AICA -Association Internationale des Critiques d'Art.
Un art du secret-collectionneurs d'art contemporain en France, enquête d'histoire de l'art, paraît dans le "Rayon Art" d'Yves Michaud éd. Jacq. Chambon en 1997.
Elle participe au programme des Nouveaux Commanditaires à la Fondation de France en 2007, publie pour le CIRVA L'artiste, l'atelier, le verre, aux Editions Xavier Barral en 2008.

Dramaturge, sa première pièce, Tu oublies où tu es, est donnée en lecture par Roland Dubillard en 1983 sur France-Culture.
Loin du grenier par Hélène Surgère à Théâtre Ouvert en 1985, est édité à L'Avant-scène N°743.
Hélène 1927 est créé au Théâtre des Petits Mathurins en 1985 par Hélène Surgère.
Le salon des orchidées, est dirigé par Catherine Hiégel en 1992 à Avignon.
Les blancs, par Thierry Bédard, est créé à la Ferme du Buisson en 1994.
Un grand rangement, est donné en lecture par Roland Bertin au théâtre Essaïon en 1998.
Rêve ! est mis en espace par le théâtre de Lille à la Villa Mont-Noir Marguerite Yourcenar dont elle est lauréate en 2001.

De novembre 2014 à janvier 2016 : Résidence Île-de-France au Lycée Suger à Saint-Denis, 93. remue.net/spip.php?rubrique820 & www.m-e-l.fr/fiche-residence.php?id=16

Bibliographie

Romans
– L’Histoire de la grande Marie, éd. arléa, 2017
– L'homme est ingouvernable, Coop-Breizh, 2014
– Léman, Stock, 2013
– Conversation au Palais-Royal, Gallimard-L'infini 2012
(à la suite de Voyou, de Jean-Luc Hennig, livre co-signé avec l'auteur principal)
– Tanger 54, Stock (2012)
– La bibliothèque du Docteur Lise, Stock, 2011
– Ton visage d'animal, Champ Vallon, 2008
– On irait, L’École des Loisirs, mars 2007, Gallimard Jeunesse, 1999
– Comment faire une danseuse avec un coquelicot, ed. Champ-Vallon, 2004
– La Chronique des choses, ed. Champ-Vallon, 2002
– Mon vis-à-vis, ed. Champ-Vallon, 2000
– On irait, ed. Gallimard, 1999
– Un Grand Rangement, ed. Fayard 1996
– Alar, ed. Fayard, 1995

Théâtre
– Rêve ! Lecture par le théâtre de Lille, à la Villa Mont-Noir 2001
– Un grand rangement. Lecture par Roland Bertin au théâtre Essaïon 1998. Extrait publié dans Le Nouveau Recueil spécial Théâtre, juin 1997.
– Les blancs, mise en scène Thierry Bédard à la Ferme du Buisson 1994
– Le salon des orchidées. Lecture publique dirigée par Catherine Hiégel à Avignon, retransmission France-Culture 1992.
– Hélène 1927, création Hélène Surgère et Josiane Stoléru aux Petits Mathurins 1985 - L'Avant-Scène N°771
– Loin du grenier. Lecture par Hélène Surgère à Théâtre Ouvert & France-Culture - Création au Lucernaire 1985 - L'Avant-scène N°743
– Tu oublies où tu es. Création France-Culture par Roland Dubillard 1984

Art
– L'amitié de Tanger, Fondation Lambert, Avignon, Actes-Sud, 2013
– Un Dessin Normand, ZKM Musée de karlsruhe, 2012
– Et pluie le soleil ! Fondation de France, 2008
– L'artiste, l'atelier, le verre, Xavier Barral, 2007
– Un art du secret - collectionneurs d'art contemporain en France, Jacqueline Chambon, 1997

Traduction, présentation, participation
– Traduction française de Ashes to Ashes -Dispersion- de Harold Pinter au Théâtre de l'Oeuvre, Paris, sept 2014

Présentation-Traduction française-Postface pour:
– Le livre de recettes d'un alchimiste, Ahmed Yacoubi, Actes-Sud, 2014

Réédition-Présentation-Préface à:
– Ma soeur Henriette, Ernest Renan, Coop Breizh, 2001

Participation au Paris des écrivains, éditions du Chène, 1997

Extraits

Quelque chose a été sauvé (La chronique des choses, Tanger 54) dans chacun de mes livres qui sont des métaphores et s'entendent en écho l'un l'autre comme les démons -ils sont divers.
Un livre c'est toujours l'histoire de quelqu'un racontée depuis un monde singulier qui me fait privilégier les formes directes d'écriture (Loin du grenier, Alar, Mon vis-à-vis).
Le laissé pour compte est mon objet, qu'il soit de langue ou de choses ou des personnages (Un grand rangement). Des personnes dotées d’un état-civil en côtoient d’inventées (La bibliothèque du Docteur Lise).
L’épopée de gens particuliers, d’épisodes moindres que la grande Histoire ne retient pas (L’homme est ingouvernable) me pousse à écrire ce qui ne se dit pas.
C'est toujours un je qui parle, en langage direct comme ons'adresse à un proche ou à soi-même dans l'insomnie. Que ce soit l'auteur ou un personnage inventé qui raconte, le livre est de
profération. Le dialogue tend à livrer tout l'espace au seul personnage dont j'entends raconter l'histoire (Conversation au Palais Royal). C'est son langage qui l'expose (On irait), ce qu'il dit de ses actes, de ses rêves (Mon vis-à-vis). Ses choix le définissent au bénéfice du doute. Mes livres se paient d'inconfort, le pire est arrivé ou juste une aventure (On irait, Ton visage d’animal). On
se tient sur un seuil entre interrogation inquiète et reconnaissance de ce qui est, entre tous les passés et maintenant, entre le monde familier et l'inconnu qui vient (Léman). On espère et on a peur. Il faudrait dire l'importance de nos métamorphoses jouées ou que la vie impose (Ton visage.). « Les contes » d'Andersen m'ont été donnés en lecture avant d'apprendre à lire. « La vie des douze Césars » de Suétone a durablement marqué mon enfance. Il faudrait dire l'Océanie où j’ai appris à écrire et l’Europe en ses lointains à venir.
J’écris des livres impurs, roman autant qu'essai, carte postale ou bibliothèque, tout support de mots mêlés du réel qui ne saurait composer qu’avec l’imagination, la vérité de l’art par le travail de quoi quelque chose toujours est sauvé.

Le personnage, le portrait /Sciences-Po, : college.sciencespo.
fr/siteparis/ateliers
Archétype : Le héros désarmé, Magazine Littéraire : www.magazinelitteraire.
com/content/ecrivains/article?id=19035
3 Avril, 2012 - 00:00 - 00:34 Alain Veinstein reçoit Mona Thomas, - auteur de Tanger 54 (Stock)
www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4400057
www.mollat.com/livres/mona-thomas-tanger-54-9782234071803.html#fragment-cdc
Mona Thomas - Tanger 54 - YouTube

Ma bibliothèque

Ma bibliothèque.
Des livres qui emportent
en quoi on s'abîme
et dont on ne se sépare pas.

L'œuvre au noir, Comme l'eau qui coule, Mémoires d'Hadrien -Marguerite Yourcenar
Tristan et Iseut -légende reconstituée par Joseph Bédier à partir de Béroul
La princesse de Clèves -Madame de La Fayette
Madame Bovary, Bouvard et Pécuchet -Gustave Flaubert
Premier Amour, Compagnie, Le Dépeupleur -Samuel beckett
Contes -Hans Christian Andersen
L'Amérique au jour le jour -Simone de Beauvoir

Lieu de vie

Île-de-France, 75 - Paris

Types d'interventions
  • Rencontres et lectures publiques
  • Rencontres en milieu universitaire
  • Résidences