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Les écrivains / adhérents

Quentin Leclerc

Roman / Essais
photo Quentin Leclerc

Quentin Leclerc est né en 1991 et vit à Rennes.

En 2012, après l’obtention d’une licence de Lettres Modernes à l’Université Rennes 2, il conçoit et co-écrit le projet web Les Boloss des Belles Lettres (en collaboration avec Michel Pimpant), un exercice de style résumant les « classiques » littéraires dans un langage contemporain. Ce projet en duo donnera lieu à un premier recueil du même nom publié aux éditions J’ai lu en 2013, puis à un autre recueil intitulé IOLO et publié aux éditions Les Belles Lettres en 2016. Une adaptation télévisuelle avec Jean Rochefort dans le rôle principal sera diffusée sur France 5 à un rythme hebdomadaire durant le premier semestre 2016. Dans la continuité de ce projet, il a pu co-animer deux ateliers d’écriture en 2015 et 2016 avec des lycéens du Havre, dans le cadre du festival littéraire Le Goût des Autres.

Son premier roman, Saccage (2016), dépeint un univers post-apocalyptique dans lequel plusieurs personnages témoignent de leur monde en proie au chaos et en voie d’extinction. Il sera lauréat du Prix Littéraire des Grandes Écoles 2017 et sera sélectionné sur la première liste du prix Révélation de la SGDL.

Il tient depuis 2012 un site, Relevés (rlv.quentinleclerc.com), journal de bord de son travail d’auteur.

Il est aujourd’hui lecteur pour différentes maisons d’édition et travaille comme scénariste et auteur pour la télévision, internet, et divers organismes culturels publics.

http://rlv.quentinleclerc.com
Bibliographie

– Les Boloss des Belles Lettres, anthologie, éditions J’ai lu, Paris, 2013.
– IOLO, anthologie, éditions Les Belles Lettres, Paris, 2016.
– Saccage, roman, éditions de l’Ogre, Paris, 2016.

À paraître
– La Ville fond, roman, éditions de l’Ogre, Paris, 2017.

Extraits

Saccage, éditions de l'Ogre, 2016
« En se projetant cinq cents mètres à l’extérieur, on peut surprendre les soldats camouflés. Ils communiquent heure par heure dans leurs talkies-walkies hors d’usage des informations inutiles. Ils rendent des comptes aux généraux (déjà morts pendus dans leurs cabinets privés). Ils parlent de nous. Parfois, ils parlent d’étrangers, mais c’est toujours de nous.

Contre la milice, il n’y a aucune résistance, et des milliers d’hôtels. Nous, carcasses, sommes habituellement tenues au silence, obligées d’inscrire sur des feuillets illisibles nos étapes vers la lumière. Ce qu’il y a pour les hommes, dans ces feuilles, c’est tout ce que la milice ne veut plus voir. C’est tout ce qu’elle ne peut plus tolérer. J’aurais pu suivre les instructions des propriétaires, craindre les avertissements de la milice, me taire, disparaître, mais j’ai préféré parler, et je me dis qu’ainsi vont les choses, qu’ainsi fondent les bruits. Je n’ai personne à protéger, personne à tenir éloigné des conséquences de ma révolte souterraine – je n’ai comme amis que l’oubli, les fissures de la terre et quelques roues en feu encore animées par le souffle d’une explosion imaginaire.

Pour finir : j’entends les carcasses répandre le vin, faisander le gibier, brûler les écrevisses dans de larges casseroles. Elles s’esclaffent comme des mouettes après un larcin – plus tard, aucune ne bronche, l’eau bouillante se répand sur le sol, tout se tait, sinon les bulles acides qui explosent et viennent brûler les insectes volants.

Plusieurs jours stagnent ainsi dans la famine et les cris (quand je dis les cris, je veux bien sûr parler du silence). »

Lieu de vie

Bretagne, 35 - Ille-et-Vilaine

Types d'interventions
  • Ateliers d'écriture en milieu scolaire
  • Rencontres et lectures publiques
  • Ateliers d'écriture en milieu universitaire
  • Rencontres en milieu scolaire