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Les écrivains / adhérents

Emmanuel Ruben

Roman / Essais / Récits
photo Emmanuel Ruben

Écrivain et dessinateur, Emmanuel Ruben est né le 16 novembre 1980 à Lyon. Il grandit à la campagne et écrit depuis l'âge de neuf ans : bandes dessinées, romans policiers, nouvelles, poèmes, pièces de théâtre.
Ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé de géographie, il passe plusieurs années à l’étranger avant d’entamer une carrière universitaire qu’il abandonne avec la publication de son premier roman de manière à consacrer tout son temps libre à l’écriture et au dessin.
Placé actuellement en disponibilité de l’éducation nationale, il a enseigné l’histoire et la géographie en banlieue parisienne. Parallèlement à la publication de ses livres, il a signé une chronique mensuelle sur le site Sens Public et collaboré à différentes revues littéraires : Ravages, Edwarda, Possession immédiate, Remue.net.
Par ailleurs, il expose ses dessins et ses aquarelles dans des galeries et des lieux publics. Enfin, il tient à jour un site Internet personnel (L’araignée givrée, www.emmanuelruben.com) où il dévoile de nombreux dessins et des textes inédits.
Ses thèmes de prédilection (la frontière, la mémoire, l’histoire, la géographie, l’utopie, le voyage impossible) se retrouvent notamment dans son troisième roman, La ligne des glaces, premier épisode d’une suite européenne et nordique à laquelle il travaille depuis plusieurs années. Le livre a été sélectionné pour de nombreux prix littéraires dont le Prix Goncourt 2014.

http://www.emmanuelruben.com/
Bibliographie

Romans
– Halte à Yalta, Jbz & Cie, août 2010.
– Kaddish pour un orphelin célèbre et un matelot inconnu, éditions du Sonneur, mai 2013.
– La Ligne des glaces, Rivages, 2014 (sélectionné Goncourt 2014)
– Icecolor, éditions du Réalgar, 2014

Récit
– Jérusalem terrestre, éditions Inculte/Dernière marge, octobre 2015

Essai
– Dans les ruines de la carte, éditions du Vampire actif, octobre 2015

Textes publiés en revue
– L'appel des Syrts, Sens public, novembre 2010. Article en ligne, www.sens-public.org/spip.php?article793
– J'habite en balcon des feux et des nues, Edwarda collection, juillet 2011.
– Ubu muet, Ravages n°7, octobre 2011.
– A l'enquerre d'or, Edwarda n°6, décembre 2011.
– La jeune fille au narval, Edwarda n°7, avril 2012.
– De l’arbre au cristal en passant par le labyrinthe. Topographies de Sebald, Sens public, juillet 2013.

Extraits

« Un écrivain qui fait le serment de ne pas tomber dans le roman est comme un dormeur solitaire qui jure à la nuit : promis, ni rêve, ni cauchemar. Le roman nous tient depuis trop longtemps. Nous cerne aux quatre coins de la littérature. Tout homme n'est qu'ombre ou rêve ; au mieux il devient poème ou, ce qui revient au même, roman », Kaddish pour un orphelin célèbre et un matelot inconnu, p. 116

« Non, ce qui me fascinait dans cet Orient d’Europe, ou plutôt dans ce Levant d’Europe – Orient, je le répète, ce mot ne veut plus rien dire aujourd’hui – ce n’était pas la remise au goût du jour de mythes tels que ceux d’une Europe de l’Est enfin rabibochée – montrez-moi dans ce cas le contrat de mariage – avec son infidèle et volage Occident. Non plus que l’odeur de charogne postsoviétique qui se dégage d’une Osteuropa éventrée par quinze ans de néo-libéralisme effréné. Non plus qu’une attirance héréditaire pour cet ersatz contemporain de Mitteleuropa, un ersatz qui surpasse peut-être aujourd’hui de loin tout ce que charriait de nauséabond le mythe pangermanique : cette Europe qu’à Bruxelles on rêve bien rangée, bien surveillée, bien policée, bien disciplinée, cette Europe que nos chers commissaires voudraient voir s’arrêter main dans la main au moindre feu rouge, ne ressemble-t-elle pas chaque année de plus en plus au rêve de tous les Reich ? Non, ce qui me fascine dans ce Levant d’Europe, et qui se retrouve partout de Saint-Pétersbourg à Yalta, c’est une impression de bric-à-brac permanent, d’improvisation quotidienne, tout ce bazar ambulant, ce bardak, comme disent les Russes, cet air d’inachèvement délibéré, une insouciance, un à-vau-l’eau, une liberté, un rythme, un élan, une tension, une jeunesse, une respiration, ce que d’autres, qui la croient une et momifiable, appellent une âme… », Halte à Yalta, 2010, p. 143-144

Types d'interventions
  • Rencontres et lectures publiques
  • Résidences