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Les écrivains / adhérents

Etienne Faure

Poésie
photo Etienne Faure

Etienne Faure est né en 1960. Il vit et travaille à Paris.
Il a publié dans les revues NRF, Conférence, Théodore Balmoral, Rehauts, Europe, Le Mâche-Laurier, Pleine Marge, Contre-allées, « * » (Astérisque), Les Carnets d’Eucharis, Phoenix.

Bibliographie

Bibliographie
– Légèrement frôlée, Champ Vallon, 2007
– Vues prenables, Champ Vallon, 2009
– Horizon du sol, Champ Vallon 2011
– La vie bon train, Champ Vallon 2013
– Ciné-plage, Champ Vallon 2015
– Tête en bas, Gallimard 2018

en revues
La NRF : n° 462-463, 488, 512, 551, 577, 582
Conférence : n° 8, 16, 22, 27, 34
Théodore Balmoral : n° 31, 34, 35, 39-40,44, 48, 52-53, 61,62/63, 68
Le Mâche Laurier : n° 12, 15, 22, 24
Pleine Marge : n° 15, 28
Rehauts : n° 4, 7, 12, 15, 18, 23, 27, 31, 35
Europe : n° 955-956, 1015-1016
Contre-Allées : n° 29-30
* (Astérisque) : n°1 et 3
Les Carnets d’Eucharis (papier et électronique)
Phoenix : n°21, 27
TO AENTPO : n° 201-202 (parution en grec de textes extraits de Légèrement frôlée)

en revues électroniques
Sur Zone n°19, Poezibao ; Secousse n° 18, remue.net, Sitaudis, Les Carnets d’Eucharis.

Sur Etienne Faure :
Poète invité du numéro 27 de la revue Phoenix (décembre 2017) : dossier coordonné par François Bordes et Myrto Gondicas, contributions critiques de Jean-Claude Pinson, Stéphane Bouquet, Gilles Ortlieb, Jean-Pierre Chevais, François Bordes, Myrto Gondicas.

Plusieurs entretiens avec Tristan Hordé publiés dans Poezibao, Littérature de partout, Les carnets d’Eucharis, remue-net.

Quelques contributions :
- Contribution au colloque de Cerisy « Jude Stéfan : le festoyant français » septembre 2012 : L’enfance dans les textes de Jude Stéfan : la grande absente ?
- Publication de notes critiques dans le Cahier Critique de Poésie, Poezibao, Europe et La revue des revues.

Extraits

Un été dans la neige avec Dostoïevski
malade, enfin sauf
de la touffeur, des guêpes
éloignées des persiennes,
on prenait des cachets, des remèdes
et pour passer la peine
une vieille pommade étalée de la paume,
aussi vieillotte que la main naguère
en cette application passée maître.

On apprenait
sous d’autres pages, le dos tourné au jour
sans trop savoir ce qu’on fabrique,
on apprenait la mort
- aujourd’hui, pratiquement, j’en suis sûr -
comme en sa chambre de bois clair Hölderlin, peut-être
chez Zimmer, charpentier, apprit à la connaître
ou se faire patient pour habiter au creux terrible de l’exil
pour ces moments d’apprentissage enfin délaissant les textes
où les ruisseaux roucoulent - non pas le fleuve -
et la médication ordonnée sur la table.

un été d’apprenti

(extrait de Légèrement frôlée, Champ Vallon, 2007)

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Nadja vieillie, les pas ne sont-ils perdus
dans le dédale international de la cité – non :
mondialisé- à crier ici mon Dieu,
là monsieur le directeur, beaucoup plus bas mon amour
dans une ville qui porta le nom
de nombreuses gageures,
où nul hasard n’enfreint plus l’ordre des pas
aux joies déambulatoires,
ne manifeste en jeux et paris
sous la dictée du pas automatique
revenu de tout, du siècle ancien, du bar
quand d’amour germaient les corps aux pieds vivaces
jusqu’en des hôtels maintenant d’impasse
aux jours de deuil où attend le mouchoir
para lustrar sus zapatos, to clean your shoes,
zur Reinigung Ihrer Schuhe, pour lustrer vos godasses.

les pas perdus

(extrait de Vues prenables, Champ Vallon, 2009)

Lieu de vie

Île-de-France, 75 - Paris

Types d'interventions
  • Rencontres et lectures publiques