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"A la table de lecture, lire et interpréter, un jeu pluriel"

Le lancement public de la nouvelle action du programme national L'Ami littéraire de la Mél, A la table de lecture, lire et interpréter, un jeu pluriel, s'est tenu avec grand succès au cinéma du Panthéon le 27 novembre 2019.

De 9h à 10h Sylvie Gouttebaron et Jean-Yves Masson ont présenté l’action à 66 enseignants des académies de Versailles et de Créteil dans le cadre d'un stage de formation.

Après une projection du film Le jeune Ahmed, la matinée s’est achevée par une discussion sur la question de l’interprétation en présence d’un des réalisateurs du film, Luc  Dardenne, de l’écrivain Boualem Sansal et du comédien, réalisateur et directeur de théâtre, Robin Renucci, par ailleurs membre du Haut Conseil de l’éducation artistique et culturelle. Thomas Baumgartner, journaliste, producteur radio et écrivain, a animé le débat.

Le public nombreux (200 personnes dont  66 enseignants) s’est montré très intéressé par cette nouvelle action.

 

Je raconte souvent l’histoire suivante, car elle illustre bien ce que je veux dire : au commanditaire d’une de ses odes, Pindare envoie aussi, en même temps que son poème, l’exégète qui lui dira le véritable sens du texte… Au départ, un texte, c’est une énigme ;  il faut donc passer par le déchiffrement et l’interprétation. Certes, on peut s’en tenir au premier niveau du texte, mais le véritable sens ne se passe pas de ses opérations. Jean Bollack

 

C’est à partir des réflexions conduites par les philologues Jean Bollack, Heinz Wismann, Pierre Judet de La Combe, de celles portées par Robin Renucci sur le « dire », qu’est venue l’idée de travailler, avec des élèves, la question de l’interprétation des textes (tous genres confondus). En ouvrant largement le sens, en cherchant le contexte, en posant la question des circonstances de l’écriture, en imaginant ce que l’auteur a voulu dire, cet exercice permettra de montrer que cette exigence dans la lecture peut aussi être un levier contre les interpretations extrêmes. 

L’objectif de ce projet, outre la question de la lecture comme un art, en passant par le jeu de l’interprétation, est d’associer à un rapport individuel au texte (la lecture solitaire), la relation à autrui, dans le partage. 

 

Cette matinée a été réalisée en partenariat avec la Drac Ile-de-France, le Service du livre et de la lecture du ministère de la Culture,  avec les académies de Versailles et de Créteil, le cinéma du Panthéon et la librairie du cinéma du Panthéon Cinélittérature.

 

Entretien de Joan Faerber avec Sylvie Gouttebaron sur Diacritik ici