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Les écrivains / adhérents

Jean-Pierre Ferrini

Poésie / Roman / Essais
photo Jean-Pierre Ferrini

Jean-Pierre Ferrini est né le 23 mai 1963 à Besançon. En 2003, il publie aux éditions Hermann son premier livre, Dante et Beckett. Dans le même temps paraît chez Monologue éditeur un recueil de poésie, …ses difficultés infinies. Avec Bonjour Monsieur Courbet (Gallimard, 2007) et Le pays de Pavese (Gallimard, 2009), il a tenté d’adopter la forme de l’autoportrait pour explorer les lieux de son enfance et de sa généalogie (ces deux livres seraient en partie à revoir et à corriger). Tout en poursuivant un travail critique (Dante, la littérature italienne, Beckett…), ce versant de sa recherche le conduit de plus en plus vers les bords d’une écriture fictionnelle qu’il interroge notamment dans L’Expérience singulière de la lecture (HEAD, 2007) ou dans un bref « roman », Un voyage en Italie (Arléa, 2013). L’asymptote est barthésienne. Lire e(s)t écrire, comme le fait d’appréhender l’autobiographie d’un lieu, l’enfance, l’Italie ou, dans Le grand poème de l’Iran (Le temps qu’il fait, 2016), la terre persane d’une femme… Parallèlement, il mène une activité d’enseignement en tant que chargé de cours à l’université Paris 7 Denis-Diderot, de formateur en communication écrite au CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale), intervient dans des écoles d’art et à l’université de Fribourg (Suisse). Jean-Pierre Ferrini collabore également régulièrement à La Nouvelle Quinzaine Littéraire et anime le site « L’expérience singulière de la lecture » (www.ennuagement).

Photo : Jasmine Francq

Bibliographie

Principales publications

Livres
– Le grand poème de l’Iran, Le temps qu’il fait, 2016
– Un voyage en Italie, Arléa, 2013
– Le pays de Pavese, « L’un et l’autre », Gallimard, 2009
– Bonjour monsieur Courbet, « L’un et l’autre », Gallimard, 2007
– L’expérience singulière de la lecture, Haute école d’art et de design – Genève, 2007
– Dante et Beckett, préface de Jacqueline Risset, Hermann, 2003
– …ses difficultés infinies, Monologue, 2003 (hors commerce)

Contributions
– J’écris à quelqu’un, André Bernold, pages recueillies et présentées par Jean-Pierre Ferrini, Fage éditions, 2017
– Je cherche l’Italie, Énéide, Virgile, traduction d’André Bellessort, Bartillat, 2014
– Paysage de l’âme, Jean-Jacques Rousseau dans la nature, photographies de Daniel Challe, Diaphane, 2012
– De nos jours à Pergaud, un film de Jacques Tréfouël, France 3 / Les films du lieu-dit, 2012
– Un tombeau pour Louis Pergaud, Carnet de guerre, Louis Pergaud, éd. Françoise Maury, Mercure de France, 2011
– Un humanisme sauvage, Vita Nova, Dante, nouvelle traduction de Mehdi Belhaj Kacem, L’arbalète Gallimard, 2007

Traductions
– Je commence à comprendre, Michelangelo Antonioni, présenté par Enrica Antonioni, Arléa, 2014
– Le Passage d’Énée, Giorgio Caproni, avec la collaboration de Rossana Jemma, tapuscrit (des extraits ont été publiés dans Le grand huit, pour fêter les 80 ans de Michel Deguy, Le bleu du ciel, 2010 et dans le dossier « Caproni a cent ans » coordonné par Martin Rueff, revue Po&sie, n° 137-138, Belin, 2012)

Extraits

Je cherche l’Italie

je te regarde un grand mur recouvert de lierre abrite
dans l’ombre mon regard je te regarde tu prends
une photographie deux statues l’encadrent un buste d’Orphée
on voit un morceau de sa lyre la tête déjà dans la lumière

l’autre statue derrière est une statue de femme
une Eurydice peut-être lointaine perdue là-bas
dans mon dos je ne me retourne pas

tu prends la photographie deux statues l’encadrent
Orphée et Eurydice je te regarde fixement
avec un léger sourire et je dis è finito

Italiam quaero

cerco l'Italia nella mia voce
come quelle rovine del Palatino
che vedevo ieri nella dolce luce
di sera per finire questo sonetto

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…ses difficultés infinies

Il y avait un poème accroché sur la porte du bureau de son père, peint, durant sa jeunesse, en « belles lettres », des anglaises, alors qu’il apprenait la profession de peintre en bâtiment. Le support qui sentait l’encaustique partait en lambeaux. Le /pr/ de profession était effacé, le /de/ de monde, le /non/ de annoncer. La /vie/ qu’on devinait d’après le sens avait disparu. Le /nces/ de ses exigences et le /tés/ de ses difficultés. Le bas à droite au niveau de la poignée, à force d’ouvrir et de fermer la porte, était le plus endommagé. Son titre était clair, limpide : La …ofession de Peintre en Bâtiment. C’était comme si derrière la simplicité de cet éloge, écrit dans une sorte de langue étrangère, s’était retirée la /vie/ qu’on devinait d’après le sens et qui avait disparu avec l’odeur des badigeons, des encaustiques, des vernis; qu’elle ne réjouissait plus son odorat. Et si le peintre vient en dernier, s’il chante pour an…cer qu’il va laisser le mon… en ordre, il avait l’impression d’arriver trop tard, de n’être même pas le dernier de l’équipe, d’être postérieur à cet ordre, dans ce manque où la /vie/, écrite, peinte, à force d’ouvrir et de fermer la porte, partait en lambeaux, usée par ses difficul… infinies. Il appelait ça Le Périgée du Capitalisme.

Lieu de vie

Île-de-France, 75 - Paris

Types d'interventions
  • Ateliers d'écriture en milieu scolaire
  • Rencontres et lectures publiques
  • Ateliers d'écriture en milieu universitaire
  • Rencontres en milieu universitaire
  • Rencontres en milieu scolaire