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Les écrivains / adhérents

Marianne Stjepanovic-Pauly

Roman / Nouvelle / Essais / Jeunesse
photo Marianne Stjepanovic-Pauly

Après des études littéraires, Marianne Stjepanovic-Pauly travaille comme documentaliste en entreprise. Elle écrit des nouvelles et des biographies, un genre qui lui offre la possibilité d’explorer ses domaines de prédilection : la littérature, l’écriture et l’histoire. Depuis 2011, elle dirige avec Saäd Bouri les collections Jasmin littérature et Signes de vie, aux Éditions du Jasmin. Elle est également correctrice pour différentes maisons d’édition.

Bibliographie

– Simone de Beauvoir, une femme engagée, éditions du Jasmin, 2007
– Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes et au-delà, éditions du Jasmin, 2008
– Arthur Conan Doyle, Les Lettres de Mark Munro, éditions du Jasmin, 2009, introduction et notes
– Joséphine Baker, la danse libérée, éditions À dos d’âne, collection Des graines et des guides (7-12 ans), 2011
– Arthur Conan Doyle, La Femme du physiologiste, coll. Jasmin Littérature, éditions du Jasmin, 2013, introduction et notes.
– Romain Gary, la mélancolie de l’enchanteur, éditions du Jasmin, 2014

Extraits

Romain Gary, la mélancolie de l’enchanteur
Ses amis, sans être tous fortunés, vivent dans la sécurité matérielle. Ils ont des parents, des frères et sœurs. Leur situation sociale est sans équivoque, leur place dans le monde, bien définie. Ils ont un père qui gronde ou félicite, adversaire ou complice, que l’on peut affronter sans craindre de lui faire mal. Leur avenir ne les inquiète pas, ils trouveront leur voie, un jour ou l’autre, rien ne presse. À un âge où tout est possible, où chacun se cherche, et cherche surtout à prendre son envol, Romain a sur les épaules la lourde tâche d’acquitter sa dette envers sa mère.
Envahissante, mythomane, autoritaire, femme abandonnée vivant à travers son fils et n’adorant que lui, Mina était très probablement tout cela. Elle est aussi celle qui a — littéralement – sauvé la vie de son fils en l’emmenant loin de la Pologne ; celle qui, dans un tête-à-tête obsessionnel et pesant certes, mais plein d’un élan vital et salvateur dans une époque incertaine, a réussi à faire croire à un petit garçon anonyme, sans attaches ni relations, qu’il serait un grand homme, et un homme d’honneur.

Après la sortie du livre, une rumeur court : Romain recevrait le prix Paul Morand décerné par l’Académie française « à l’auteur d’un ou plusieurs ouvrages remarquables par leurs qualités de pensée, de style, d’esprit d’indépendance et de liberté. Cet auteur pourra aussi bien être âgé que jeune ». Gary répond avec humour que, tout honoré qu’il soit de cette attention, la mémoire de Paul Morand, antisémite et ancien diplomate de Vichy ne lui semble guère appropriée à son œuvre. Il n’a jamais participé aux chasses aux sorcières que politiques et intellectuels affectionnent tant pour laver leur conscience, mais tout de même, recevoir un prix au nom de celui qui s’étonnait que le Juif russe Kacew soit qualifié d’écrivain français…
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Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes et au-delà
Pourtant, il est dit que Sherlock ne se laissera pas évincer. Au début de l’année 1903 Sam McClure revient à la charge. [...] Si seulement Arthur veut bien se montrer raisonnable et admettre que la chute mortelle de Holmes n’est qu’un malentendu, il recevra la somme de vingt-cinq mille livres pour six nouvelles, trente mille pour un ensemble de huit, et si vraiment l’inspiration lui vient, quarante-cinq mille pour treize aventures. Et cela pour la seule publication en feuilleton aux États-Unis.
La tentation est forte. Mais le cauchemar de l’écriture à date fixe, la crainte de ne pas trouver suffisamment d’idées nouvelles, le font hésiter. Mary se charge de le convaincre. Comme son fils lui expose toutes les bonnes raisons de refuser, entre autres le risque de délaisser sa famille et l’esclavage de la livraison régulière, elle ne dit rien, avant de lui confier avec tendresse qu’il a probablement raison de renoncer. Non pour sa famille, mais pour lui-même : le risque est trop grand de ne pas être à la hauteur des séries précédentes, et un écrivain de son envergure, chevalier de surcroît, ne saurait risquer de décevoir ainsi son public. Piqué au vif, il envoie ces deux mots à McClure : « Très bien. » Et Mary peut sourire discrètement : qu’il le veuille ou non, il est bien chevalier, incapable de résister aux défis qu’on lui lance.
Puisqu’il cède, autant aller jusqu’au bout : il signe pour treize nouvelles. La première, qui voit le retour de Holmes et la stupéfaction de Watson, s’intitule La Maison vide. Il écrit à sa mère : « L’intrigue (…) m’a été fournie par Jean ; et elle est excellente. Vous découvrirez que Holmes n’a jamais été mort. »

Ma bibliothèque

Des romans – aussi bien contemporains que classiques, policiers ou historiques –, des nouvelles, des essais, français, étrangers, bref, de tout.
Un (tout petit) aperçu : Simonetta Greggio, Fabrice Humbert, Pascal Garnier, Thomas H. Cook, Maria Ernestam, Laurie Colwin, Martin Winckler ; Alexandre Dumas, Marivaux, Roger Martin du Gard, Colette ; mais aussi Dino Buzzati et Italo Calvino, Conan Doyle et Jonathan Coe, Laura Kasischke et Joyce Carol Oates… Gary, bien sûr, et tant d’autres.
Je lis tout ce qui me passe sous les yeux, tout le temps, partout. Lectrice, je vis une autre vie, réussie ou non, le temps de 100 ou 800 pages. Écrivain, j’admire la manière dont l’auteur me mène en bateau, ou je peste s’il me semble qu’il a gâché une bonne histoire. Éditrice et correctrice, j’évalue le style et la langue. Le tout alternativement, ou en même temps…

Lieu de vie

Île-de-France, 78 - Yvelines

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