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Les écrivains / adhérents

Michel Serfati

Roman
photo Michel Serfati

Né à Belfort en 1953, d’un père issu d’une famille française modeste d’Alger et d’une mère franc-comtoise. Un foyer ouvrier, une enfance toute ordinaire, une adolescence avec quelques soubresauts, 18 ou 20 ans n’étaient pas pour moi le temps des sages études, longtemps j’ai espéré changer le monde… Un parcours professionnel sinueux (opérateur dans l’industrie métallurgique, éducateur spécialisé, formateur pour travailleurs sociaux, cadre dans un établissement qui accueille des adultes gravement handicapés), des métiers parfois difficiles au plan physique et/ou exigeants au plan de l’engagement, des études universitaires tardives dans le cadre de formations continues et des charges de famille aussi épanouissantes que prenantes.
Et des voyages, à deux, en famille, parfois seul.
Et puis écrire, écrire pour moi d’abord, pour d’autres ensuite…
Les mots clés de ma vie, de mon écriture donc : désirs, exils, liens, sensualités, musiques, silences, espoirs, révoltes…

Bibliographie

– « Finir la guerre », Roman, Editions Phébus, mars 2015
Plume d’Or du salon Le Chapiteau du Livre 2016
Prix du Festival du premier roman de Chambéry 2016

Extraits

Un extrait de « Finir la guerre » :

Aussi loin qu’Alex cherchât, la seule image tendre et vraiment chaleureuse qu’il retrouva datait du dernier jour de classe en CE2. Le garçon venait de « recevoir ses huit ans », comme l’exprimait son père qui ne s’était jamais vraiment débarrassé, dans l’emploi du français appris tardivement, des traces du dialecte alsacien ; il avait terminé premier de la classe, et lorsqu’il avait tendu son carnet en offrande, le père avait pour une fois souri sans retenue, ses yeux plongés dans ceux du gamin, il l’avait pris dans ses bras, embrassé tendrement, et avait murmuré :
- C’est bien, c’est vraiment très bien.
Alex avait lu de la fierté dans ce regard. Ce fut aussi, autant qu’il s’en souvenait, la dernière fois qu’il avait senti cette émotion intense, cette vibration dans tout son corps tendu vers son père ; malgré ses efforts, il n’avait plus jamais renouvelé ce genre d’exploit scolaire, ni sans doute donné d’autres occasions d’exprimer cet orgueil paternel à son endroit. Mais étaient-ils vrais, ce sourire, ce baiser ? Alex savait qu’il n’y a pas de réalité ni de vérité anciennes en dehors des souvenirs, et il se méfiait des souvenirs, surtout les bons, ce sont eux qui mentent le mieux, habillés d’un halo pastel. Les plus douloureux sont plus nets, en couleurs violentes et crues.

Ma bibliothèque

Dans ma bibliothèque : De Luca et Camus, Céline et Cervantès, Le Clézio et Chalandon…

Lieu de vie

Grand Est, 68 - Haut Rhin

Types d'interventions
  • Ateliers d'écriture en milieu scolaire
  • Rencontres et lectures publiques
  • Rencontres en milieu scolaire