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Les écrivains / adhérents

Nadia Gilard

Poésie
photo Nadia Gilard

Née le 11 février 1974 à Montauban, Nadia Gilard est professeur de Lettres, à Ruelle sur Touvre, près d'Angoulême. Originaire de Toulouse, elle y a fait ses études de Lettres Modernes. Elle a obtenu le concours de professeur en Lycée professionnel, elle a dû quitter Toulouse pour la Charente, une des déchirures présentes dans son écriture. Dès lors elle vit à Angoulême. Elle écrit exclusivement le genre du poème en prose.
Depuis 2009, elle est auteur aux éditions Belin, de plusieurs manuels scolaires en Lettres.
Elle entretient une correspondance avec Leïla Sebbar, depuis plusieurs années et s’est liée d’amitié avec le poète Olivier Barbarant.
Elle a participé en juin 2014 au marché de la poésie à Paris à l’occasion de la parution de son recueil Alice… ?
Depuis mai 2016, elle a lancé une revue littéraire et artistique, à parution aléatoire,intitulée Rrose Sélavy.

Bibliographie

Poèmes en prose

Recueils
– Mes amours blanches suivi de La Menthe (2012), Edilivre, qui a obtenu le Premier Prix Poésie au concours des Arts et Lettres en mars 2012
– Intérieurs, en collaboration avec une artiste, Lili Plasticienne, (2013) aux éditions Julieta Cartonera, polaroids retouchés.
– Alice...? (Juin 2014) aux éditions Les Vanneaux, collection Neige. www.e-volutionsmag.org/alice-de-nadia-gilard/
salon-litteraire.com/fr/roman/review/1893756-nadia-gilard-condensation-des-fragments-amoureux
www.lelitteraire.com/?p=11839
– Temporalités de Lili Plasticienne, textes poétiques, Les petites éditions, mars 2015.
– Trois versets, aux éditions TARDIGRADETIONS, 2016

Revues
– Publication de poèmes en prose dans la Revue "Paysages Ecrits", numéro 24, Mars 2015.
– Publication de poèmes dans la Revue HUIT revue astronef, numéro 5, octobre 2015
– Poèmes publiés dans la Revue Rrose Sélavy, numéro 1, avril 2016
– "Idole" dans la Revue FPM, numéro 12, octobre 2016
– Publication d'une sélection de poèmes en prose, dans la Revue Recours au poème, juin 2017
– Publication d'un poème en prose, dans la Revue Cabaret, numéro hors série # 1, avril 2017
– Publication de poèmes dans la Revue Le Capital des mots, avril 2017
www.le-capital-des-mots.fr/2017/04/le-capital-des-mots-nadia-gilard.html
– Publication dans la revue Rrose Sélavy, N°2, "Souvenirs", mars 2017
– Publication d'un poème en prose dans la Revue Résonances, éditions Jacques Flament, mai 2017.

Extraits

Les boucles libres.

Elle renverse sa tête sur l’accoudoir, elle cherche des signes. Le rose à joues pour les plaies qu’elle tait. La fenêtre ouvre sur la mer.

Un homme prend la femme dans ses bras, elle, contre ce corps d’homme dont elle ne sait rien. La main grande de l’homme inconnu dans la sienne, il ne dit rien de lui, d’elle.
Le front au plafond, elle voit le temps passé, cet homme la serrait dans ses bras d’homme ; quand elle le regarde, il lui sourit. Sa main dans ses cheveux en boucles folles, à l’odeur des fleurs d’oranger. Elle ne le connaît pas.

Elle renverse le souvenir : l’homme se penche sur elle, elle dort, il soulève la boucle fine au coin de sa bouche, l’embrasse, prend son visage dans ses mains. La femme contre le souffle de la bouche ourlée.

Le ciel est moins bleu, loin de ses yeux. Au vent des forêts épaisses, le sentier s’efface. Elle s’enfonce dans l’obscurité du souvenir, elle marche vers l’homme qui oublie. La lumière noircit. La robe s’accroche aux ronces, l’avancée est haletante. Le silence a épinglé des images, a essaimé des paroles. Elle les attrape sans pouvoir en garder. Vaine poursuite. Le temps emporte les morceaux de l’homme.(…)

Extrait des « Boucles libres », du recueil Intérieurs

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L’hématome

A l’écriture, l’instant est dépassé, pourtant toujours vive, la blessure, relue, comme différente, au-delà de la mer, fraîche et dorée dans l’instantané et comme inconnue à la lecture.

Le voile glisse, le geste en garde cependant la grâce, le pli des étoffes parle un temps ancien, fertile, étranger désormais. C’est irrémédiable.

J’entends la voix, celle de l’homme, invisible, celle de ma langue étrangère et unique. Il vit dans les livres, patient, sacré, secret. Des souterrains obscurs, placés entre les histoires, dans mes tresses de soie, comme irréparables.

Le jour englue les désirs. La course à la gorge bloquée défend la pause. L’attente sans cesse redite, toujours différente. Au vent, des tentacules emportent les images de cet homme trop sage.

J’ai vu le déluge, j’ai connu la fin d’un monde, j’ai attrapé la mort dans ma main. L’homme devant mes yeux, comme un hématome, comme une maladie du regard, toujours debout. A ma fenêtre, il discute.

J’ai beau m’arrêter à ses balcons, il ne me voit pas. J’ai beau couvrir son visage de mes images, il reste accroché au ruban de sa vie. Le jour, comme un instant déjà démodé.

Extrait d’ Alice… ?

Ma bibliothèque

Elle est très fournie. Beaucoup de recueils de poésie, mais aussi des romans, des nouvelles et du théâtre, des essais… Nadia Gilard a une passion indicible pour Marguerite Duras, elle possède tous ses écrits.
Les écrits de Leila Sebbar (Mon cher fils, Marguerite…) ont une grande importance à ses yeux ainsi que les œuvres d’Olivier Barbarant (Je ne suis pas Victor Hugo, Elégies étranglées…), avec qui elle entretient des correspondances et une amitié.
Le rayon poésie est vaste et se décline de James Sacré à Baudelaire en passant par St John Perse, Nerval, Rimbaud, Aragon, Breton, Desnos….
Elle possède également une petite collection d’écrits sur la littérature fantastique vampirique, et a un grand intérêt pour les contes.

Lieu de vie

Nouvelle-Aquitaine, 16 - Charente

Types d'interventions
  • Ateliers d'écriture en milieu scolaire
  • Rencontres et lectures publiques
  • Rencontres en milieu universitaire
  • Ateliers / rencontres autres publics
  • Résidences
  • Rencontres en milieu scolaire